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John S. Spong

 

Le Mal

 

 

31 juillet 2015

 

Question

Dans votre livre A New Christianity for a New World, vous écrivez : « Il faut accepter le fait que le mal fait partie de notre être et que nous devons évidemment l’admettre et le réorienter dans notre recherche d’épanouissement ».
Qu’entendez-vous par là ? peut-on admettre l’Holocauste  ou accepter les abus sexuels sur les enfants dans notre recherche d’épanouissement ?

 

Réponse

Il y a une différence entre l’idée générale du Mal auquel toute l’humanité est prédisposée et ses manifestations que la presque totalité de l’humanité réprouve. Dans le passage de mon livre que vous citez j’essayais de tenir compte d’un concept développé par Carl Jung. Les humains, disait-il, doivent assumer le côté sombre de la vie, avec le mal qu’il contient avant de parvenir à la plénitude. Il ne voulait pas dire qu’il faut accepter ou tolérer le mal qui se concrétise dans des choses comme l’abus sexuel sur les enfants ou l’Holocauste.

Je n’accepter pas la théorie traditionnelle du péché originel qui considère que notre vie est altérée et prédisposée au mal par la Chute. Cette idée d’une nature créée parfaite puis défigurée par la Chute est inconcevable depuis la découverte de l’évolution par Darwin. On sait désormais que la vie humaine a évolué depuis une cellule unique jusqu’à l’extrême complexité de la conscience humaine. Il n’y a jamais existé d’état de perfection d’où nous soyons déchus.

Nous participons, avec toutes les créatures vivantes, à l’universelle lutte pour la vie que connaissent, comme nous, les plantes et les animaux, mais seuls les humains ont réussi à en prendre conscience. 

La combinaison en nous de l’élan vital universel avec la prise de conscience humaine, entraîne évidemment une préoccupation personnelle. L’élan vital universel nous oppose aux autres afin de les utiliser au profit de notre propre bien.
Le salut n’est pas d’avoir vaincu les effets négatifs du péché originel et de la Chute, il est de prendre conscience de notre réalité humaine, avec ses ombres et de répondre à l’appel qui nous invite à dépasser nos seuls  besoins de vie pour découvrir une nouvelle humanité.

Ce que j’essaye de faire dans le livre que vous citez est justement de repenser de cette manière la foi chrétienne.

 


Traduction Gilles Castelnau

 

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