Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Théologie radicale
Respect de la vie

 

Sea of Faith Australie


Dieu de la Vie


Is God a Human Creation ?

 

Nigel Leaves

Cathédrale Saint George , Perth

 

12 décembre 2002
Pour la plupart des gens aujourd'hui, le mot « vie »
est plus important encore que le mot « amour ».
On parle de la « vie » comme on parlait naguère de Dieu lui-même : le « respect de la vie », la « sainteté de la vie », le « miracle de la vie », « profiter de la vie », « aimer la vie », ne pas « gâcher sa vie », le « mystère de la vie », « on ne vit qu'une fois », « aujourd'hui est le premier jour de ce qui nous reste à vivre », « avoir toute sa vie devant soi ».

Lors des services funèbres le moment central n'est plus comme auparavant le sermon du pasteur recommandant l'âme du défunt à Dieu, mais les allocutions de ses proches rendant grâce pour sa vie passée.

Le baptême d'un enfant est désormais bien souvent remplacé par la célébration de cette nouvelle vie.

Les mariages se font en plein air - dans le monde de la vie - plutôt que dans une maison de Dieu.

Rien de ceci n'était imaginable il y a seulement 40 ans. Pour la majorité des Australiens, et davantage encore en Nouvelle Zélande, le concept de « vie » a bel et bien remplacé celui de « Dieu ». L'idée de Dieu était une création de l'esprit humain, une image opérationnelle jadis, inutile aujourd'hui.

.

 

Et si l'on invoque encore Dieu dans l'angoisse ou le danger, si le cri de « mon Dieu ! » désigne finalement une présence suprême, j'ai l'impression qu'il s'agit d'une personnification de la Vie et non du Dieu de la tradition de l'Église.

Les gens espèrent une prolongation de leur existence terrestre, plus qu'ils ne pensent à la paix et la confiance que l'on trouve entre les bras aimants de Dieu. La parole du Christ « ce soir même tu seras avec moi dans le Paradis » perd son sens dans la mesure où l'on ne s'intéressent guère à un éventuel Paradis.

Le matérialisme de Karl Marx a fait place à la religion de la vie et les deux centres du christianisme qu'étaient Dieu et la vie éternelle ont disparu. Le cri de Nietzsche résonne en Australie : « Dieu est mort, nous l'avons tué ».

.

 

Lorsque nous prêchons l'Évangile, nous devons assumer le fait qu'en prononçant le mot « Dieu », les gens entendent « la vie ». Sinon nous verrons bientot l'Église se réduire au petit nombre des conservateur, d'ailleurs en diminution continuelle
...

Il nous faut d'ailleurs être conscients du fait que bien souvent, lorsque nous disons « Dieu », les gens pensent que nous parlons d'une personnalité redoutable, autoritaire et dominatrice, exigeant que l'on se conforme à des notions éthiques obsolètes et incompréhensibles !
A l'idée trop répandue d'un Dieu toujours opposé à toute vie et à toute joie, symbolisant tout ce qui est interdit et heureux, opposons la parole de Jésus « Je suis venu afin que vous ayez la vie et que vous l'ayez en abondance » Jean 10.10

Il est indispensable que l'Église prenne en compte la réalité du monde dans lequel nous vivons et saisisse l'état d'esprit de nos contemporains : le message de l'Évangile est la présence de Dieu en Jésus, ce qui se traduit pour la plupart des gens par « la vie ». C'est certainement ce qu'attendent nos contemporains, alors que tant de sermons se bornent à un banal humanisme fraternel et ne parlent qu'à peine de Dieu.

Le cri de Nietzsche : « Dieu est mort et c'est nous qui l'avons tué » est un appel à nous réveiller à dénoncer les fausses conceptions de Dieu qui courent les rues en Australie et ailleurs, à prêcher clairement contre les idées d'autrefois désormais non crédibles, le Dieu de la vie que Jésus-Christ nous a fait connaître et dont nous avons tous besoin.

 

Traduction Gilles Castelnau

 

Retour
Retour vers "Euthanasie"
Retour vers « théologie radicale »
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.