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Qu'enseignerons-nous
de la Bible à nos enfants ?

How much should we teach our children about the Bible ?

Eugene Wei

Suzhou, Chine


Trois personnes ont répondu à cette question.
Nous publions celle-ci qui, dans sa fraîcheur naïve,
rayonne d’une spiritualité heureuse et saine




16 juillet 2021

traduction Gilles Castelnau

 


Un débat a commencé quand quelqu’un a affirmé que l’on n’est « chrétien » qu’en « acceptant » Jésus comme son sauveur personnel et en croyant que le salut a été accompli par sa mort sur la croix. >Il en est ressorti que le titre de « chrétien » peut avoir au moins une douzaine de sens différents.

Par exemple, certains diraient qu’un bébé baptisé est déjà chrétien, et d’autres non.
Personnellement je suis sensible à la définition que Lloyd Geering (sur ce site) donne du christianisme, page 131 de son livre Christianity Without God (un christianisme sans Dieu) : « Un grand courant culturel reflétant l’influence vivante de Jésus de Nazareth. »

Je trouverais normal d’appeler chrétiens ceux qui sont profondément influencés par leur éducation vécue dans ce courant et qui en ont adopté nombre de ses valeurs.
Je ne m’opposerais pas à ce qu’on dise que le dalai-lama est chrétien dans la mesure où ses valeurs sont semblables à celles de Jésus. Dans cette conception, il serait d’ailleurs un bien meilleur chrétien que nombre de ceux qui prétendent l’être et vont à l’église le dimanche.

Karl Rahner parle des « chrétiens anonymes ». Il reconnaît que le salut vient du Christ mais que ceux qui n’ont jamais entendu parler de lui peuvent aussi être sauvés par lui sans en être conscients. Certains catholiques ont un peu prolongé cette idée en disant que des fidèles d’autres dénominations chrétiennes ou d’autres religions participent néanmoins et sans le savoir à la « véritable Église » (catholique) en « catholiques anonymes » dans la mesure où leur vie est christique.

Dans ma famille, nous chantons à chaque repas pour rendre grâce. Sur la mélodie de notre Église nous avons mis des paroles chinoises qui ne mentionnent pas le nom de « Dieu » :
Nous rendons grâce
soupe et riz ne sont pas donnés
sueur et sang des paysans
nous servons aussi les autres
Amen
Tout le monde, quelle que soit sa foi, peut chanter avec nous.
Pour répondre à la question « Qu’enseignerons-nous de la Bible à nos enfants ? », en tant que membres du réseau ProgressiveChristianity.org, je dirai que nous nous centrerons sur les valeurs de l’amour et de l’honnêteté.

Nous lui dirons bien qu’il n’y a pas de Dieu du style du Père Noël (qui n’existe d’ailleurs pas non plus).

La notion de « théisme » (sur ce site)  - est naturellement bien trop compliquée pour un petit enfant !

On pourrait lui présenter la Bible en lui disant qu’elle a été écrite par beaucoup de personnes différentes sur une durée de 1000 ans, bien avant Jésus qui était un juif sage vivant il y a 2000 ans et qu’il avait plusieurs frères et sœurs nés de sa mère Marie dans le village de Nazareth.

Nous lui dirons que Jésus avait certainement lu de nombreux passages de l’Ancien Testament avant qu’à l’âge de 30 ans, il commence son enseignement.

Nous lui dirons que la plupart des livres de la Bible avaient commencé à être dits oralement par les gens, puis avaient été mis par écrit plus tard sur du parchemin et du papier.

Nous lui dirons que tous ce que nous lisons dans la Bible a été traduit en grec avant d’être ensuite traduit en anglais.

Nous lui dirons que les récits bibliques ont été rédigés avant la découverte des connaissances scientifiques qui nous sont familières aujourd’hui.

Nous lui dirons que ce n’est pas Jésus qui a écrit lui-même les récits le concernant et que ceux qui les ont rédigés, Marc, Matthieu, Luc et Jean, l’ont fait au moins 40 ans après sa mort et son départ.

Nous lui dirons que Paul se nommait Saul avant qu’il prenne conscience que Jésus était un personnage aimant et qu’il avait été tué par les soldats romains sous pression de leaders politiques juifs qui avaient décidé qu’il avait blasphémé contre la Loi juive.
Saul (Paul) avait aussi persécuté les chrétiens qui croyaient en Jésus et ne respectaient plus la Loi juive.
Paul lui-même n’avait jamais rencontré Jésus et n’avait jamais écouté son enseignement ; il a seulement dit l’avoir vu en esprit dans une révélation.
Paul a pu combiner ce qu’il avait lu d’Adam et Ève dans l’Ancien Testament avec la pratique juive du salut qui consistait à sacrifier un agneau pour le salut du peuple. C’est ainsi que Paul a construit sa théologie du salut selon laquelle la mort de Jésus sur la croix était l’expiation pour le salut de tous les péchés d’Adam et Ève. 
Et nous lui dirons qu’aujourd’hui on ne peut plus croire à cette théologie du salut






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