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Jésus était-il Fils de Dieu ?

 



9 novembre 2020

traduction Gilles Castelnau


Question

 

Pensez-vous que Jésus croyait lui-même qu’il était le Fils de Dieu ?
Pouvait-il faire des guérisons ?
Sinon, quel était son but lorsqu’il courait les campagnes avec ses disciples ?


Réponse


Carl Krieg


professeur et pasteur à Norwich, Vermont, États-Unis


Votre question : « quel était le but de Jésus ? » est sans doute la question fondamentale du christianisme.
Vous avez aussi demandé s’il croyait lui-même être le Fils de Dieu : il ne s’ appelait pas lui-même « fils de Dieu » mais « fils de l’homme ».

En ce qui concerne ses guérisons je pense que les esprits et les corps étaient brisés par la brutalité du régime romain et pouvaient trouver la guérison dans l’amour et l’espoir que Jésus apportait. La guérison psychosomatique existe.

Quel était le but de Jésus ? Je pense que Jésus n’avait pas d’autre but que d’aider les autres à être pleinement humains et à vivre ensemble dans la paix et la justice. Jésus était lui-même pleinement humain, toujours en harmonie avec Dieu et dans l’amour pour tout le monde. Il voulait enseigner l’amour et la vérité, aider les gens à découvrir Dieu et à se reconnaître mutuellement comme enfants du même Dieu. Voilà ce qu’il était et voilà ce qu’il enseignait.

Certains ont dit oui et d’autres non. La guérison psychosomatique était une manifestation possible de la libération apportée par le Christ.

Mais la spéculation sur la question de savoir si était Jésus et qui croyait-il être commence déjà dans les textes du Nouveau Testament. Mais les couches rédactionnelles se sont succédées et les récits originels concernant Jésus sont loin de ce que nous lisons aujourd’hui.

Par exemple un des textes les plus récents est la fameux prologue de Jean qui dit que la Parole éternelle a été faite chair dans la personne de Jésus. Les disciples de Jésus ont pu s’interroger à son sujet mais ne sont certainement pas arrivés à la conclusion de Jean. C’est seulement en 325 au concile de Nicée que la décision fut prise sous la pression impériale de dire que Jésus était Dieu. Et c’est en 451, à Chalcédoine, que l’Église reconnût qu’elle n’avait pas la moindre idée de comment Jésus pouvait être à la fois Dieu et homme.

Mais les contemporains de Jésus ne s’exprimaient pas ainsi. Pour eux, Jésus était un homme, mais un homme unique. Un homme qui leur montrait ce qu’ils étaient et pouvaient devenir. Mais toutes les additions ultérieures ont transformé l’histoire originelle de Jésus et de ses disciples en une histoire différente de ce qu’il avait souhaité et qu’il vivait : ce qu’on a maintenant est l’histoire d’une naissance miraculeuse, d’une mort expiatoire pour nos péchés apaisant un Dieu en colère, d’un Jugement dernier collectif et tout cela désormais contrôlé par l'Église.

Ce qui fait que les gens à qui l’on dit qu’ils doivent croire tout cela pour être sauvés quittent l’Église en masse et le monde pense désormais que le christianisme n’est pas crédible.

La lecture fondamentaliste est destructrice à trois niveaux :
Elle trahit le message de Jésus, elle conduit trop de gens à quitter l’Église et elle ôte toute crédibilité à l’annonce du salut.
Il est clair qu’il faut redécouvrir l’Évangile et cela nous ramène à votre question : « quel était le but de Jésus ? »
La réponse que je propose est celle-ci : il voulait nous aider à devenir les êtres d’amour et de compassion qui sont notre véritable nature.

Par quel pouvoir, pouvons-nous demander, était-il capable d’être si totalement aimant ? Était-ce parce qu’il était Dieu incarné ? ou parce qu’il était un homme qui réussissait à vaincre la tentation et était parfait ?
Nous ne le saurons jamais et toute réponse est pure spéculation.

Tout ce que les disciples savaient était que Jésus les rendait capables de découvrir la vérité de leur humanité.

 


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