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Progressing spirit

Quelle leçon tirer

de la mort de George Floyd

 



14 août 2020

traduction Gilles Castelnau


Question


Quelle leçon pouvons-nous tirer en tant que nation de la mort de George Floyd


Réponse

 

Irene Monroe

pasteur à Boston, Etats-Unis


Un changement n’est jamais une œuvre individuelle. Il ne peut être que collectif. Nos anciens des années 1960 nous ont laissé de bons conseils sur la manière de nous y prendre avec le Mouvement des Droits civiques.
Par exemple John Lewis (qui était militant et homme politique, note de GC) écrivait dans son dernier essai « Together, You Can Redeem the Soul of Our Nation » (Ensemble on peut sauver l’âme de notre pays) dont il voulait qu’il soit publié lors de ses funérailles :
« La démocratie n’est pas un état dans lequel on peut demeurer. C’est une œuvre permanente à laquelle chaque génération doit participer pour construire ce que nous appelons la Communauté aimée, un pays et un monde en paix avec soi-même. »

Pour améliorer notre démocratie, nous devons nous écouter les uns les autres. Mais la cacophonie actuelle des voix contradictoires et la violence permanente des rues américaines nous prive de cette attitude d’écoute pourtant vitale. La mort de George Floyd a déclenché un mouvement nouveau chez beaucoup d’Américains et nombreux sont désormais ceux qui ont appris à écouter.

Mais cette attitude d’écoute est difficile à acquérir car elle exige de renoncer à se défendre, à juger et au contraire de prendre bonne note de ce qui est dit, d’admettre ses responsabilités et de se décider à changer

La participation à la construction de la Communauté aimée à laquelle aussi bien Martin Luther King que John Lewis ont donné leur vie, exige l’écoute compassionnelle.
L’écoute empathique implique à la fois le cœur et l’esprit pour comprendre les sentiments et les luttes de celui qui parle. Mais l’écoute compassionnelle ne fait pas que comprendre : elle veut aussi aider celui qui souffre à aiméliorer sa situation.

Compassion signifie « souffrir avec ». La compassion s’enracine à la fois dans l’action et dans la recherche de la justice sociale. Il s’agit d’un type de conscience et d’un « éveil » émotionnel, personnel et systématique à la détresse des autres et au désir d’alléger leur souffrance.
L’écoute compassionnelle est compréhension de l’interconnexion entre nous et les autres. C’est regarder « l’autre » comme soi-même, le considérer comme sacré. Elle nous ouvre au monde extérieur et nous incite à une attitude radicalement inclusive en réponse à la mort de Floyd et dans la ligne de John Lewis qui a dit : « Nous pouvons sauver l’âme de notre pays » si nous nous engageons dans une préoccupation collective et un but commun de lutte contre le racisme systémique et la violence policière.

James Baldwin a dit : « On ne peut pas changer tout ce à quoi nous nous affrontons, mais rien ne peut être changé si on ne s’y affronte pas. »

Et cela commence par l’écoute !

 


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