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le « salut »

le chemin, la vérité et la vie

 

 

Gilles Castelnau

 

29 juillet 2020

Jean 14. 6
Jésus dit :
- Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu.
Philippe lui dit :
- Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.
Jésus lui dit :
- Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ?


Comment vivre en enfants de Dieu libres et sauvés ?
L’Evangile de Luc commence avec la naissance de l’enfant Jésus dont l’ange dit aux bergers : « Il vous est né un sauveur », parole reprise par le vieux Siméon et la prophétesse Anne dans le Temple qui parlent de salut, de libération.
Mais la présence d’un enfant n’est pas le salut. La fête de Noël peut être trompeuse :
Le salut n’est pas une présence divine à nos côtés qui ne pourrait jamais que nous donner un sentiment surnaturel.
Le salut n’est pas un exemple de simplicité d’un enfant dans une crèche, la douceur d’un bœuf et d’un âne sur la paille !

Il a fallu attendre 30 ans – ou tourner quelques pages de l’évangile de Luc - pour être témoin du « salut » que Jésus révélait, pour entendre les « paroles » saisissantes qui nous changent et nous libèrent, si seulement nous savons les écouter.

En voici quatre exemples :
• « Lève-toi et marche » dit Jésus au paralysé qu'il relève moralement d’abord, en lui annonçant le pardon de ses péchés (que l’homme n’avait pas confessé, qu’il n’avait même pas mentionnés) et physiquement ensuite en le faisant marcher (ce que l’homme n’aurait évidemment jamais pensé possible, puisqu’il était justement paralysé).
On savait bien pourtant que le pardon ne s’annonçait pas sans contrition et repentance et de toutes façons seulement lors du grand Yom Kippour.

• « Que celui qui est sans péché jette la première pierre » dit Jésus à la foule qui menaçait de lapider la femme adultère, suggérant ainsi que personne ne pouvait se juger soi-même à l’abri d’un reproche concernant la loi de Moïse : parole saisissante détournant tout le monde de la Loi, du Temple et de tout esprit de condamnation.

• « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme mais les paroles mauvaises qui en sortent », libérant l’homme des contraintes incessantes du désir sans fin d’une alimentation cachère, « pure ».

• « Donnez-leur vous-mêmes à manger » dit Jésus à ses disciples, vaincus d’avance par leur incapacité à nourrir la foule, leur montrant justement qu’avec Lui, ils le pouvaient.

Paroles toniques, encourageantes, dynamisantes, libératrices que l’on n’avait plus entendue depuis les anciens prophètes d’Israël.
Paroles que l’on n’entend pas non plus dans les milieux humanistes, braves et honnêtes qui, tout sympathiques qu’ils soien,t ne laissent pas une telle force créatrice monter en eux et les animer.

 

Le « salut » de Dieu était à l’époque de se libérer du « chemin » et de la « vérité » du judaïsme strict, de ne plus se préoccuper des règles de rigueur religieuses censées plaire à Dieu.
Il était aussi à l’époque de se libérer du « chemin » et de la « vérité » gréco-romaines qui consistait à accepter son Destin, sa situation d’esclave ou d’homme libre, d’homme ou de femme, de citoyen ou d’étranger sans jamais chercher à être plus que les Dieux ne l’avaient décidé.

Le « chemin » et la « vérité » de Jésus étaient justement de se libérer cette psychologie aliénante et de redécouvrir la « vie » que Dieu se plait à faire monter en tout homme – et aussi en « tout ce qui respire » !

Vivre soi-même, aider les autres à vivre dans la détente, le courage, la créativité, l’humanité retrouvée. Un Esprit créateur puissant est en nous, il n’agit pas sans nous, mais il est plus que nous.
Tout le monde peut être séduit par ces paroles de bonheur et en aimer l’esprit.
La vie humaine est celle qui résiste aux forces mauvaises de haine et de destruction, de mort et d’aliénation. Puiser en soi l’Esprit créateur et tenir le coup « malgré tout ».

Je parlais des anciens prophètes. Déjà au 8e siècle Esaïe ne disait pas autre chose :

Les yeux des aveugles s’ouvrent,
les oreilles des sourds se débouchent,
le boiteux saute comme un cerf,
Et la langue du muet éclate de joie.
L’eau jaillit dans le désert,
Et les ruisseaux dans la solitude
(35.5-6)

Le loup se couche avec l’agneau. (11.6)

 

Quand des hommes se lèvent et marchent on prend conscience de la Présence de Dieu.
Pour parler de Dieu correctement, il faut parler de la vie des hommes.

 

Paul résumait ainsi l’Evangile aux Athéniens :

« Dieu donne à tous la Vie, le mouvement et l’être. » (Actes 17.28)

C’est bien ce qu’on a vu faire à Jésus.
• Si Dieu est « la source de la vie et le mouvement » il ne faut pas tellement se demander si on a la foi, si on croit ou si on ne croit pas, mais plutôt si on vit pleinement et si on aide les autres à vivre pleinement. C’est ainsi qu’on glorifie Dieu.
• Si Dieu est le Fondement de l’Être, il faut avoir le courage d’être « tout ce qu’on peut être ».
Vivre pleinement, aimer toujours, avoir le courage d’être tout ce qu’on peut être.

Alors Luc a raison d’écrire que les anges chantent :

« Gloire à Dieu dans lieux très-hauts
et paix sur la terre parmi les hommes que Dieu aime. »


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