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L’attente est finie


 

The Wait Is Over

 

Velda Love 

pasteure de l’Église américaine Unie du Christ

 

traduction Gilles Castelnau


14 juillet 2020

Arrêté lors de la manifestation pacifique du 16 avril 1963 à Birmingham (Alabama), le pasteur Martin Luther King écrivait du fond de sa cellule, une réponse à la proclamation de huit pasteurs blancs de l‘État.
Ils critiquaient sa présence à Birmingham et son attitude jugée agressive en faveur des Droits civiques des Noirs dans l’État d’Alabama. Ils craignaient que le Mouvement des droits civiques, que Martin Luther King soutenait en faveur d’une justice égale pour tous, finisse par provoquer des violences.
En même temps ils refusaient de reconnaître – comme tous les Blancs du pays – que des siècles de violence s’étaient exercés envers les Noirs depuis 1619.
C’était, disaient-il, leur préoccupation pour le confort et la sécurité des Blancs qui les amenait à s’opposer au Mouvement des droits civiques.
L’égalité, l’accès aux espaces publics, l’éducation, le droit au logement, l’avancement professionnel, la présence dans le monde politique impliqueraient que les Noirs ne soient plus considérés comme inférieurs, serviles et ne valant que les « trois-cinquièmes » d’un Blanc.
Les lois Jim Crow et le Code noir étaient alors les garde-fous institutionnels destinés à empêcher les Noirs d’être jamais vraiment libres ni considérés comme égaux des Blancs sur le territoire des États-Unis.
Les huit pasteurs blancs qualifiaient d’extrémiste leur collègue Martin Luther King et adjuraient les Noirs d’être patients.
Voici la lettre que King écrivit dans sa cellule :

« Vous déplorez les manifestations de Birmingham. Mais votre lettre, je regrette de le dire, ne manifeste pas une préoccupation comparable pour les réalités qui les ont provoquées. Je suis sûr qu’aucun de vous ne se satisfera de l’analyse superficielle qui ne s’intéresse qu’aux effets et ignore les causes de la situation dans laquelle nous sommes.
Il est malheureux que les manifestations aient eu lieu à Birmingham, mais il est encore plus malheureux que les structures du pouvoir blanc n’ait laissé aucune autre alternative à la communauté noire. »

C’était l’Amérique de 1963. Nous sommes maintenant en 2020 et les nouvelles lois Jim Crow nous écrasent. Les racistes se sentent soutenus par l’État et approuvés par Washington. Ils ont des armes et savent s’en servir. En témoignent clairement les multiples clips vidéo, les affirmations en tous genres et les remarques des gens de la rue. Les gens de descendance africaine n’attendent plus de l’Église qu’elle prenne la parole et demande des modifications de structures et des changements de la politique sociale.
Comme le montrent dans le monde entier les protestations quotidiennes, on n’attend plus rien et personne ne demande plus aux chrétiens blancs de se réformer et de repenser à leur longue histoire de racisme.
Quant aux jeunes d’origine africaine, ils sont hostiles au gouvernement et participent au mouvement Black lives matter.

En tant que pasteur d’origine africaine, engagée dans la recherche de justice sociale, ma question est : qu’attendent donc les pasteurs et les prêtres d’origine européenne, alors que les Noirs sont quotidiennement lynchés, étouffés sur le sol jusqu’à ne plus pouvoir respirer, tués au couteau, pendus à des arbres, blessés à coups de révolver, tués dans les églises, pendant leur jogging, assis, à genoux, en marche, conduisant leur auto, mangeant et même dormant !

Chers amis chrétiens blancs, un groupe de réflexion, un week-end de travail, un mois de dialogue avec vos amis noirs et un an d’intense travail antiraciste ne déferont pas 500 ans d’enracinement dans la suprématie du christianisme blanc.
Se convertir à l’antiracisme est l’œuvre d’une vie. Cela ne peut se faire que collectivement avec d’autres personnes engagées dans une décentralisation progressive de la pensée blanche, mouvement de décolonisation en pensée et en style de conduite.

Il s’agit de réapprendre l’histoire, de réviser les fausses idées et de changer tout ce qui nuit aux Noirs.

Le mouvement de protection et de sécurisation des Noirs progresse. Répondez à l’appel, soyez des extrémistes : la patience est à bout et l’attente est finie.

 


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