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Vie et engagement

ou liberté et poursuite de mort


 

Life and Mobilization Versus Liberty and the Pursuit of Death

 

 Edward Simmons

protestant américain, professeur d’histoire, bibliste, moniteur d’école du dimanche
membre de
progressivechristianity.org

 

traduction Gilles Castelnau


13 juillet 2020

« Nous considérons comme évident que tous les hommes sont créés égaux,
que leur Créateur leur a attribué certains Droits inaliénables,
parmi lesquels la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur. »

(Déclaration d’Indépendance des États-Unis)

En ce 4 juillet 2020 (Fête de l’Indépendance américaine) à quoi reconnaît-on un véritable patriote américain ? Certainement pas au nombre de drapeaux qu’il brandit ou aux couleurs nationales qu’il porte sur lui. Le véritable patriote est celui qui porte un masque de protection couvrant son nez et sa bouche.

Les experts médicaux prévoient une explosion d’irresponsabilité comparable à celle du Jour du Souvenir qui a vu un développement incontrôlable du Covid-19 dans nos plus grands États. Les patriotes crient agressivement : « Je veux la liberté ! Je refuse de porter un masque, c’est mon droit constitutionnel ! »
Mais ce sont de faux constitutionnalistes qui disent en réalité : « Je suis déterminé à faire ce que je veux et je me fiche si cela fait mourir des gens. »

Thomas Jefferson a inscrit la liberté dans la Déclaration d’Indépendance que l’on célèbre le 4 juillet. Mais aujourd’hui ce sont les faux patriotes qui battent le tambour pour la liberté et la poursuite du bonheur au détriment de la vie elle-même. On peut penser que, s’ils provoquent la mort, la liberté individuelle et le bonheur égoïste deviennent justement le contraire de l’idéal de Jefferson : n’avait-il pas placé la vie en tête de la liste ?
Cette fête de l’Indépendance survient alors que l’ère Trump atteint son niveau le plus bas depuis que le président by James Buchanan a laissé les États du sud se confédérer sans intervenir.

Le Président et le vice-Président contreviennent aux instructions de l’Administration lorsqu’ils omettent de porter leur masque en public. Ils valorisent ceux qui promeuvent le droit constitutionnel de ne suivre ni les directives officielles ni les avis des responsables médicaux. Ils ont organisé des manifestations politiques lors des quelles les règlements sanitaires ont été violés. Comment peut-on refuser de porter un masque alors que les conséquences en sont clairement de propager un risque mortel aux voisins, à leurs amis et à leur famille ?

Si Abraham Lincoln, Théodore Roosevelt, Franklin Roosevelt, Harry Truman, ou Dwight Eisenhower étaient présidents aujourd’hui, ils auraient sûrement pris à temps des mesures pour échapper aux horribles impacts de la pandémie du Covid-19. Ils auraient affronté la réalité dénoncée par les meilleures autorités scientifiques et immédiatement mobilisé le pays en une guerre contre l’ennemi invisible. L’expérience du remarquable effort de mobilisation que nous avons vécu durant la Seconde Guerre mondiale marque un contraste lamentable avec l’absence d’autorité de notre anti-président actuel.
[...]
Le coût en vies humaines de l’incapacité présidentielle actuelle se monte à plus de 120 000 morts de mars à juin 2020. On peut comparer ce chiffre aux 116 516 morts de la Première Guerre mondiale, 58 209 en Corée, et 36 516 au Vietnam. La violence de ces guerres a finalement été moins coûteuse en vies que le refus actuel de combattre un ennemi invisible.
Notre ratage actuel est d’autant plus lamentable qu’épargner toutes ces vies serait incomparablement plus facile que dans le cas des deux Guerres Mondiales ou dans le cas de la crise économique qui approche rapidement : si nous limitions les contacts sociaux, évitions de constituer des groupes, suivions les règles sanitaires, portions nos masques en publie, le dangereux virus pourrait être maîtrisé en six mois.

Les gouvernements de Corée du Sud, d’Italie, d’Espagne, de France et d’Allemagne ont effectivement accompli cette tâche. Notre gouvernement, comme ceux de nos alliés, serait capable d’affronter le défi économique qui touche nos citoyens et nos entreprises tout en travaillant à la recherche d’un vaccin. De tels sacrifices à court terme seraient relativement aisés, en tous cas en bien plus que nos grandes guerres.
Nous allons d’ailleurs affronter demain une crise écologique que notre société capitaliste industrielle est en train de provoquer, qui sera beaucoup plus dangereuse et ne sera ni aussi brève que celle du Covid-19 ni aussi facile a résoudre à l’aide d’un vaccin.
La pandémie a vu notre leadership disparaître pratiquement lorsque le peuple américain a accepté un anti-président et que de nombreux gouverneurs d’États ont suivi. La mauvaise santé mentale de notre capacité de leadership, accompagnée de notre esprit auto-destructeur ne fait que prolonger la passivité que nous montrons depuis des décennies face aux multiples avertissements de désastre écologique.

Au cours de la pandémie du Covid-19, un tsunami de décès a eu lieu, malgré les interventions des spécialistes médicaux, et a produit une anxiété analogue au stress post-traumatique qu’on vécu les survivants à l’attentat des twin towers du 11 septembre. Et ceux qui auront guéri du virus subiront des conséquences physiques et mentales semblables ainsi que leurs familles et le personnel médical qui les auront soignés.
Tel sera le coût à long terme du lamentable leadership du Président actuel.

Choisir la vie.
Il peut encore y avoir de l’espoir si des responsables se lèvent et mobilisent l’énergie nationale dans la lutte contre les coups qui menacent la vie sur la planète Terre. Les Américains attendent trop souvent qu’une catastrophe survienne – comme à Pearl Harbour ou le 9 Septembre  - pour accepter le coût de la réaction nécessaire au réchauffement climatique comme à la pandémie.

Faisons de la fête du 4 juillet 2020 un jalon dans notre histoire, centré sur ces deux catastrophes de santé publique. Célébrons-la en portant nos masques, en respectant les distances sociales et en préservant ainsi la vie. Après la victoire sur la peur du virus nous nous réjouirons de la liberté et du bonheur retrouvés.

 


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