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Que doit faire l’Église d’Angleterre pour stopper son déclin ?

 

What must the Church of England do to stop its decline?

 

 

Adrian Alker

prêtre de l'Église d'Angleterre
président du réseau britannique des Églises progressistes

Progressive Christianity Network Britain


 

Traduction Gilles Castelnau

 

29 janvier 2020

Il y a vingt ans, les gens qui ne s’intéressaient guère aux questions religieuses disaient néanmoins volontiers qu’ils étaient membres de l’Église d’Angleterre. Ceci a changé. Ils disent désormais qu’ils sont « sans religion ».

Dans l’hebdomadaire anglican Church Times du 17 juin 2016, le chanoine Alan Billings justifie ce déclin par la déception qu’a provoquée l’attitude négative de l’Église anglicane à l’égard de l’homosexualité et sa prudence regrettable envers la pédophilie. Il appelle les dirigeants et les fidèles de l’Église à écouter la voix des « sans religion » : « en réalité nous ne savons presque rien d’eux. »
C’est seulement en se regardant par les yeux des autres que l’Église d’Angleterre pourra modifier sa culture et regagner un peu de crédit dans le pays.
Les articles de Billings ont suscité une réponse d’Adrian Alker, président du Réseau des Église progressistes britanniques (PCN Britain) où il dit que la déception provoquée par l’Église d’Angleterre a des fondements beaucoup plus profonds que la seule question éthique.

 

Rev Adrian Alker

Alan Billings, comme bien d’autres observateurs de l’Église, attire l’attention sur l’augmentation du nombre de ceux qui se déclarent « sans religion ». Il aurait pu, d’autre part, mentionner tous ceux qui se disent « spirituels mais non religieux ». Il a raison de souligner le déclin de l’Église, l’attitude défensive à laquelle elle est réduite et la position indéfendable qu’elle prend au sujet des mariages de même sexe.

Il déplore le fait que l’Église ait perdu son rôle de guide moral. Mais il ferait mieux lui adresser le reproche – autrement plus important – d’être sourde aux critiques de tous ceux qui s’interrogent sur l’existence même et la nature de Dieu telle que l’exprime la liturgie dominicale.

Il est faux de dire que nous ne savons rien de ceux qui se déclarent « sans religion ». il suffit d’écouter les journalistes de la télévision, les divers conférenciers, les théologiens, les membres des nombreuses organisations qui – comme la nôtre - posent depuis des décennies la question de la crédibilité des dogmes chrétiens.

Mais l’Église refuse d’écouter les voix sérieuses et réfléchies de très nombreux membres – anciens et actuels – qui sont convaincus qu’elle ne retrouvera pas sa place dans la société actuelle, comme Billings et nous tous le désirons, tant qu’elle ne repensera pas beaucoup de ses doctrines, tant qu’elle ne réfléchira pas à ce qui est croyable et admissible et tant qu’elle ne manifestera pas davantage d’ouverture d’esprit.

 


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