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Changer la date de Noël

 

déplacer Noël en juillet lui rendrait son sens

 

 


Tom Frame

évêque anglican de l'Armée australienne

article paru dans l'hebdomadaire anglican Church Times

 

Traduction Gilles Castelnau

3 décembre 2018

Nombreux sont ceux pour qui Noël entraîne une inquiétude pour leur budget et une tension émotionnelle et détourne l'attention de l'événement qu'il entend célébrer. S'il est sécularisé au point de ne plus pouvoir être sauvé, le temps est sans doute venu pour l'Église de changer la date de la Nativité.

Nous qui habitons l'hémisphère austral et qui avons hérité des traditions du Nord ne pouvons qu'approuver ce qu'écrivait il y a plus d'un siècle l'écrivain australien Marcus Clarke : « Souhaiter un joyeux Noël à quelqu'un qui transpire avec 44° à l'ombre est une aberration ! »

En plein été nous mettons du coton sur nos arbres de Noël pour imiter la neige, nous allumons les bougies longtemps avant que le soleil soit couché et nos Pères Noël, chaudement vêtus de rouge, sont en nage dans la chaleur de l'été australien.

L'Église n'a pas à se reprocher la sécularisation de Noël, mais il est vrai que le bruit de la fête est tel que nous ne réussissons plus à y faire entendre le message de l'Évangile. Aucune autre fête religieuse n'est autant défigurée.

La date du 25 décembre ne présente, après tout, aucun avantage théologique ni liturgique et elle est historiquement discutable : l'abandonner et en choisir une autre est peut-être la meilleure solution.

Durant les quatre premiers siècles de notre ère, on commémorait la naissance de Jésus le 6 janvier. C'est en 325, au concile de Nicée que cette date a été remise en question : tout l'Empire rendait un culte au Soleil le 25 décembre et le concile a jugé bon de célébrer l'incarnation ce jour-là. Mais le culte du Soleil n'a pas disparu parce que l'empereur Constantin s'est converti au christianisme. D'ailleurs plusieurs décennies plus tard, saint Augustin répétait que le culte du Fils n'empêcherait pas le celui du Soleil.

Fin juillet conviendrait bien, en tout cas en Australie. On serait libérés de la tyrannie qu'exerce actuellement la fête de Noël avec ses attentes souvent déçues, ses sentiments de culpabilité, ses milliers de cartes de vœux et ses cadeaux ruineux, sans parler de ses soirées alcoolisées.

Cette proposition paraîtra peut-être un peu trop puritaine mais elle ne poursuit que le désir de réduire la sécularisation de Noël, de retrouver sa signification originelle et d'alléger la charge entraînée par le matérialisme de sa célébration.


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