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Une spiritualité du 21e siècle

pour l'humanité

 


A 21st Century Spirituality for Humanity?

 

 

Noel Preston

pasteur de l’Église Unie d’Australie

 

 

Introduction

Ma réflexion sur la spiritualité a été influencée notamment par mes visites pastorales à l’hôpital Wesley, Queensland (Australie). La présence auprès des malades et leur écoute comptait plus que les paroles et les formules religieuses. La compassion en était la clé. Je suis de plus conscient de parler d’un point de vue chrétien et de m’adresser à des coreligionnaires mais j’espère cependant que mes paroles pourront être entendues en dehors de ce cercle. D’ailleurs Jésus n’a pas dit « adorez-moi » mais « suivez-moi ». C’est le chemin que Jésus nous a fait connaître qui compte.

 

La spiritualité

Ce mot me semble désigner une vie ayant un sens, un but en relation avec une transcendance, la conscience de faire partie d’une réalité au-delà de nous.
Une telle spiritualité aide à structurer les réponses aux questions fondamentales de la vie : « qui suis-je ? », « que dois-je être ? », « de qui est-ce que je dépens ? », « avec qui est-ce que je partage des responsabilités ? » La spiritualité se cultive dans la « vie intérieure » comme on cultive, peut-être inconsciemment, l’authenticité, l’intégrité, l’espérance et l’amour. Comme le disent les bouddhistes, il faut pratiquer la spiritualité.
La spiritualité est moins concernée par les inventions de la religion comme les credo et les catéchismes. Elle l’est davantage avec les efforts de compassion et le sentiment d’union avec toutes les vies du monde.
La spiritualité est plutôt faite d’un élan de foi que de confessions de foi.
La spiritualité représente la manière dont on met la foi en pratique. Elle se rapproche davantage de la méditation et de la mystique orientales que de l’intellectualisme et de l’autorité hiérarchique occidentales ; elle est en harmonie avec l’écologie telle qu’on la conçoit aujourd’hui. La spiritualité donne la priorité à l’éthique sur la doctrine : la question de notre identité et de nos relations est plus importante que notre profession de foi.

 

Trois caractéristiques d’une spiritualité vécue et pensée :

expérience, explication, expression

Expérience.
Il s’agit d’expérimenter le mystère divin qui est souvent inexprimable et même inconnaissable : un sentiment irrésistible de bonheur et d’émerveillement, peut-être provoqué par la naissance d’un enfant ou la contemplation d’un spectacle de la nature comme celui d’une nuit d’étoiles.

Explication.
Il s’agit de rendre compte de cette expérience, d’en interpréter le sens et d’élaborer des mythes qui deviendront peut-être par la suite des dogmes.

Expression.
Il s’agit d’exprimer en un langage ritualisé, liturgique et éthique ce que l’on a expérimenté et tenté d’expliquer.

 

 

L’expérience de la transcendance


Dans toutes les religions, les mystiques sont saisis par l’expérience de ce que l’on peut appeler – bien que ce soit certainement inadéquat – le « mystère divin ». Les hommes ont, en effet, une capacité à l’extase.
Karen Armstrong parle d’une « transcendance insaisissable, sainte et sacrée » qui est un « élément de la vie humaine ». De telles expériences ont toujours fait partie de la vie humaine.
De telles extases (littéralement ek-stasis, être hors de soi) ne sont pas nécessairement religieuses, comme ce fut le cas de la rencontre de Moïse rencontrant Yahvé au buisson ardent. Le fait de « tomber amoureux » est quelque fois utilisé comme comparaison avec l’expérience de la spiritualité. La musique aussi. La science également certainement.

La religion officielle a souvent été le creuset dans lequel émergeait le mysticisme mais celui-ci ne s’est jamais laissé enfermer dans aucun système religieux. Les mystiques sont fréquemment marginalisés et nous en sommes actuellement à un point où Bede Griffith (un moine bénédictin proche de l’hindouisme)  remarquait : « Si le christianisme ne peut pas retrouver la veine mystique, il n’a rien à offrir au monde et le mieux serait qu’il ferme boutique. »
La tendance est actuellement que des théologiens comme Karen Armstrong suggèrent que ce ne sont pas les croyances qui comptent le plus. Ils nous rappellent la distinction que faisaient les anciens Grecs entre mythos et logos.
Le logos est ce qui est rationnel, prouvable ; des faits concrets.
Le mythos était un récit ou un symbole qui aidait à vivre le mystère de la vie humaine, sa souffrance etc.
Le mythos impliquait des pratiques rituelles et spirituelles. Dans la tradition judéo-chrétienne on le trouve dans les premières chapitres de la Genèse avec le mythe de la création.
Le mythos et le logos sont complémentaires. Mais lors des Lumières, ils ont été amalgamés et l’esprit occidental les a confondus. Il en est résulté une sclérose des « croyances » et on a considéré comme des faits scientifiquement prouvables des éléments qui ne l’étaient pas. La foi qui était un engagement du cœur est alors devenue adhésion intellectuelle à des dogmes. La religion a été conçue comme un ensemble de réponses à des questions posées par la raison ce qui était le rôle du logos et non du mythos.

 

Les croyances sont-elles importantes et si oui lesquelles et pourquoi ?

Trop souvent l’insistance sur les croyances éloigne d’une spiritualité qui seule donne accès à la vie. L’adhésion à des dogmes est surévaluée et la composante mystique de la foi se voit dégradée alors qu’elle seule permet de mener une vie morale fraternelle dans l’approche des mystères éternels.
La dictature de l’orthodoxie (croyance juste) étouffe la possibilité d’une orthopraxie (action juste) qui seule fait vivre. Et nous connaissons tous des gens qui se conduisent très bien sans avoir de motivation religieuse ou spirituelle.

 

Bonnes et mauvaises croyances.

Karen Armstrong a dit (peut-être de manière un peu sommaire) : « la plupart des sages seront d’accord avec moi pour dire que peu importe en quoi vous croyez ; votre foi est bonne si elle vous donne de la compassion, si elle vous rend fraternel et respectueux des droits sacrés des autres. Si votre religion vous rend intolérant, égoïste et agressif, elle est mauvaise même si elle est très orthodoxe.
Regardez la foi de certains chrétiens. J’ai été récemment témoin dans un hôpital de l’horrible et scandaleuse conduite d’un groupe de chrétiens qui priaient pour la guérison d’un malade. Celui-ci mourut néanmoins et la faute en fut rejetée sur sa fille accusée d’avoir récemment voyagé en Inde et d’y avoir fraternisé avec des païens hindous ! Il n’est pas difficile de juger de la qualité de cette religion-là !

Une autre croyance est celle de la mort sacrificielle de Jésus sur la croix qui permettrait le pardon des péchés. Elle est source d’un grave sentiment de culpabilité et elle contrevient à l’idée d’un Dieu d’amour. Mais surtout elle affaiblit notre sentiment de responsabilité en négligeant le véritable appel de la Croix qui est de porter notre propre croix, dans notre solidarité avec les autres hommes.

De nos jours, poser les bonnes questions est plus important qu’apporter des réponses doctrinales. L’action compte plus que la parole.
Un livre à succès est celui de Michael Benedikt : « God is the Good we Do » (Dieu est le Bien que nous faisons) dont il dit qu’il s’agit d’une théologie de la « théopraxie ».
Il y a aussi l’ouvrage de Gretta Vosper : « With or Without God, why the way we live is more important than what we believe » (Avec ou sans Dieu, pourquoi la manière dont nous vivons est plus importante que ce que nous croyons).
De tels titres nous invitent d’ailleurs à la prudence. Le mouvement libéral ne devrait pas se définir comme proposant seulement de nouvelles explications. Il est trop facile de nous définir comme proposant une alternative aux croyances stupides des fondamentalistes. L’important est de proposer la manière d’être un disciple enraciné dans une véritable expérience de spiritualité.

 

Qu’est-ce qui demeure croyable ?

Qu’est-ce qui demeure croyable – c’est-à-dire raisonnable bien qu’au-delà de toute preuve rationnelle – et capable de produire du bien ?
Évidemment et par définition, une « théologie » (un logos concernant theos) devra avoir une certaine notion d’un Dieu. La ligne de partage entre la spiritualité et la religion est celle qui distingue théisme et non-théisme. Ce partage est particulièrement important dans les foi abrahamiques.

Ce que l’on appelle Dieu peut plus précisément être décrit comme « le fondement mystérieux dans lequel toute vie est enracinée ». Cette conception est saisissante. Il ne s’agit pas d’un Dieu tout-puissant et omniscient, responsable de toute souffrance et de toute maladie mais d’un souffle de compassion tout spécialement présent en temps de faiblesse et de besoin. Dieu est partout, présent en toute vie, en tout être, « en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes 17.28).

C’est d’ailleurs ainsi que les mystiques expriment souvent leur expérience de Dieu. D’un point de vue écologique on remarquera que Dieu transforme notre relation à la nature car la terre elle-même, qu’on nommera Gaïa, peut être conçue comme le « corps de Dieu ». Nous sommes partie prenante, intégrés à ce corps. Tout est un et un est tout.
On parle de pan-en-théisme, ce qui signifie « tout est en Dieu » : Dieu est en nous, dans les autres, il est l’être en soi, Dieu en tout. La théologie issue du pan-en-théisme est la théologie du process.


La divinité est la puissance du processus de la vie que l’on ressent dans le cours des hasards de l’existence comme un amour (agape) inconditionnel, un élan rédempteur agissant dans notre intimité et dans nos relations humaines.
Il s’agit donc pour nous de croire et de nous conduire de telle manière que l’amour-agape soit, dans toutes ses formes le cœur de notre spiritualité, que nous soyons en train de l’expliquer ou de la mettre en pratique. C’et l’amour qui distingue une bonne religion de l’irréligion. L’amour parfait bannit la crainte (I Jean 4.18) et c’est justement la crainte qui est au cœur des mauvaises religions ou de l’irréligion.


En conclusion voici ce qui me semble « les caractéristiques de la bonne théologie » :

• 1 • Inclusive et non exclusive et pas seulement pour ce qui concerne le sexe ou la race mais aussi, à l’inverse de l’esprit fondamentaliste exclusif, elle admettra que la Vérité permettant de vivre peut être révélée de plusieurs manières différentes.

• 2 • Mystique plutôt que littéraliste. Elle sera centrée sur une expérience de la transcendance présente au milieu des incertitudes de la vie. Celle-ci sera suscitée par le sentiment d’union cosmique avec toutes les créatures plutôt par des affirmations religieuses codifiées.

• 3 • Elle sera marquée par un sens aigu de la beauté de la vie plutôt que par l’angoisse de ses tragédies de façon à signifier qu’il est plus juste de célébrer sa bonté originelle que de rechercher le salut du péché originel.

• 4 • Elle sera focalisée sur l’orthopraxie (conduite juste) plus que sur l’orthodoxie (croyance juste).

• 5 • Elle sera tournée vers l’écologie et non centrée sur l’homme de façon à récuser le droit que s’arroge toujours l’humanité de dominer et de détruire la nature à l’aide de sa technologie. Elle prendra au contraire au sérieux la valeur intrinsèque de toute vie.

L’expression de notre spiritualité sera celle de l’amour-agape et de l’interconnexion de toutes les formes de vie.

Exprimer l’expérience et l’expliquer.
Il faut donc réfléchir à la question : quelle sorte de vie d’Église, quelle sorte de liturgie et de rites, quelle éthique, reflètent le mieux l’amour-agape ? Quelle que soit la religion ou l’absence de religion, C’est la question cruciale .
La liturgie et l’organisation de l’Église ou de la communauté sont évidemment très importantes, mais je vais, dans cet article, me centrer sur la question de l’éthique.

 

Et d’abord quelques remarques

Comme je l’ai dit au début, il n’y a pas de relation obligatoire entre l’éthique et la religion ou la foi. Il est aussi évident que quantité d’excellentes personnes très morales n’ont pas de croyance religieuse particulière alors que de nombreux croyants se conduisent fort mal. De même les chrétiens libéraux qui ont abandonné le théisme traditionnel n’ont pas le monopole d’une éthique libérale.
Une éthique orientée vers le respect de la création pour les générations futures n’est pas nécessairement fondée sur une compréhension de Dieu identique pour tout le monde, mais elle requiert une focalisation sur l’écologie et le monde plutôt que sur l’humain seul.

Je propose une éthique « éthique de responsabilité » qui se différentie donc du traditionnel « tu feras... et tu ne feras pas... ». C’est une éthique « de situation » ou « contextuelle » connectée avec compassion, espérance et grâce aux réalités de la vie et non à des règles abstraites et immuables.
Cette éthique est « de situation » ou « contextuelle », elle est aussi « relationnelle » et donc compatible avec l’enseignement de Jésus selon lequel la loi et la morale se résument à deux commandements seulement : aimer Dieu et aimer son prochain.

Aimer ainsi exige une relation juste. Une relation juste exige évidemment une pensée juste (comme dirait le Bouddha) ; et la pensée juste ne concerne pas la croyance mais la façon de vivre. Elle intègre un sens précis d’identité : qui suis-je ? à un sens de la communauté : de qui suis-je responsable ? En ce qui concerne, par exemple, la question sexuelle, elle met l’accent sur la qualité de la relation plutôt que sur la nature de l’acte. Toutes les vies sont interconnectées et une relation juste est donc au centre de toutes les questions éthiques individuelles ou collectives, nous concernant nous-même, notre famille, notre communauté, notre Dieu et la Terre tout entière.
Cette éthique responsable doit être écologique, embrassant la nature et les communautés humaines aussi bien que non humaines.

Elle est aussi transformative, guidée par un sentiment de compassion et de justice sociale. Elle est résolument inclusive, engagée dans la recherche du bien commun, des intérêts de tous (et pas seulement des nôtres et de ceux de notre entourage) et notamment des plus vulnérables. Dire que cette éthique est transformative implique que nous soyons politiquement  engagés de toutes les manières possibles, en n’oubliant pas que les ressources de la Terre appartiennent à tous et particulièrement aux générations futures.
Il est naturellement impossible d’énumérer ici toutes les tragédies humaines et écologiques, toutes les injustices et les menaces que vit actuellement notre monde.

Cette éthique implique que nous soyons solidaires avec les gens ayant d’autres religions ou pas de religion et même que nous établissions des ponts avec les fondamentalistes quand c’est possible. Il faut en payer le prix ; il faut porter notre croix comme le Nazaréen a porté la sienne, comme aussi le Bouddha et d’autres prophètes. Il faut réduire la souffrance en étant prêt à affronter la nôtre dans la tradition de Gandhi, de Bonhoeffer, de Martin Luther King, de Mandela et d’Aung San Suu Kyi, tous d’une profonde spiritualité. Et pour être inclusif j’ajouterai le professeur agnostique Peter Singer (Note de G.C. un Français aurait mentionné Comte Sponville).

Dans cette seconde décennie du 21e siècle, que les gouvernements et les intérêts commerciaux y soient prêts ou non, il nous faut désormais raisonner résolument au niveau mondial. Notre responsabilité les uns envers les autres dans notre grande famille humaine n’a jamais été aussi claire. Il n’y a qu’une Terre mais il faut prendre conscience que le monde n’est pas un. Nous devons nous efforcer d’établir un sentiment communautaire entre tous les hommes, indépendamment de la différence des cultures qui doit être traitée comme un enrichissement.

Le préambule de la Charte de la Terre dit : 
« Au milieu d’une grande diversité de cultures et de formes de vie nous formons une seule humanité et une seule communauté sur Terre partageant une destinée commune. »

 

La spiritualité écologique naît du sentiment de l’interconnexion de tous les êtres vivants et de la Terre elle-même. Cette spiritualité implique notre engagement, notre fraternité, notre intimité avec l’esprit de la vie toujours présente, la compassion à l’égard de tous dans une attitude à la fois contemplative et prophétique. Elle s’oppose aux illusions qui nous envahissent trop souvent, que notre bonheur dépend de la consommation, qu’il y a un Dieu là-haut pour nous sauver et que nos capacités sont sans limites.

La spiritualité écologique est un compagnon nécessaire lorsqu’on s’occupe – avec difficulté - de justice écologique. Un des pionniers sur cette voie a été le grand humanitaire chrétien du 19e siècle Albert Schweitzer. Il a étudié la médecine et partit pour l’Afrique comme médecin missionnaire. C’est lui qui a lancé la phrase « respect de la vie » qui était très proche de que Karen Armstrong appelle la « compassion ».
Cette pensée lui vint en Afrique le troisième jour d’un voyage fatigant. Il vit quatre hippopotames avec leurs jeunes qui avançaient lourdement dans le fleuve. Il dut éprouver un soudain sens d’amitié pour ces grosses bêtes.
« C’est alors, écrit Schweitzer, que dans ma fatigue et mon découragement, cette phrase surgit brusquement dans mon esprit : "respect pour la vie". J’avais trouvé l‘idée qui allie la réalité du monde avec une éthique. C’est seulement avec le respect pour la vie que l’on peut établir une relation spirituelle et humaine avec les hommes et tous les êtres vivants que nous côtoyons. Une union mystique avec l’Esprit universel qui met chacun en harmonie avec la Volonté Créatrice. »


.

 

Lorsque la théologie et l’éthique sont centrées sur la terre et la communauté de vie qui s’y déroule et lorsque la conception que l’on se fait de Dieu n’est plus théiste, quelles en sont les conséquences pour vie intérieure, la prière, le culte et la confession de foi ?

 

La prière

Dans la pensée théiste, la prière est un dialogue avec l’Être divin où l’on espère le voir modifier le cours naturel des choses, par exemple d’une maladie.
Pour les panenthéistes une telle attitude est discutable comme aussi les cantiques de louange. La prière est plutôt recherche d’union avec l’esprit de la vie et de l’amour. Prier est une méditation ou l'on s’efforce de se sentir en relation avec tous les autres vivants : une telle discipline nourrit la compassion et la compréhension de la vie du monde.

 

Le baptême

Il devient célébration d’une nouvelle vie où l’on entre dans l’histoire de Jésus plutôt que l’inscription dans une église ou l’effacement du péché originel.
Chaque baptême devrait signifier l’entrée dans la vie humaine : « Je suis un enfant des étoiles. Ma religion, comme les vêtements que je porte, appartiendront un jour à la poussière des siècles. Mon esprit est immortel et appartient à l’univers. Je fais partie de toutes les religions, présentes et futures car je suis un être humain et rien dans le monde ne m’est étranger. »

 

Conclusion


Si je veux mener une vie éthique, une bonne vie aimante, pleine de compassion, créatrice, engagée dans le bien commun, il me faut développer des ressources intérieures et j’ai besoin de m’appuyer sur une communauté. Mais il y a plus. Il me faut célébrer l’étonnant mystère de la vie. Et tout ceci correspond bien à l’histoire de Jésus que l’on m’a fait connaître.
La spiritualité écologique nourrit vraiment tous ceux qui, dans toute l’humanité, souhaitent relever ce défi. Elle est l’espoir de notre avenir commun, espoir pour le progrès de la conscience de l’humanité enraciné dans la sagesse de notre commun passé.
Quoi qu’il en soit, c’est le bateau dans lequel je suis embarqué ; je n’y suis pas seul et j’invite tout le monde à monter à bord. Je suis conscient qu’il y a bien d’autres bateau qui vont dans la même direction. Naviguons donc de conserve !

 

 Traduction Gilles Castelnau

 


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