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Deux méditations brèves

 

Le récit de Pentecôte

Polyglottes ou interprètes ?

 

pasteur Jean-Jacques Maison

 

 

6 novembre 2011

La Pentecôte doit rester le souffle de la Mission et de l’Évangélisation. Alexandre Vinet s’interrogeait ainsi : « Parlons-nous au siècle une langue morte ? »
Il y a pire en effet que la disparition du grec et du latin dans nos collèges et du français dans les écoles de Zurich, c’est la langue de bois qui se contente de répéter l’Écriture sans donner des clés de lecture.
La Mission a toujours commencé par la traduction de la Bible dans les langues des pays où elle se répandait et l’évangélisation s’est toujours efforcée de se faire comprendre dans tous les milieux, cultivés comme ignorants, où la Bonne nouvelle avait été mise à l’écart.

Tous traducteurs, tous interprètes, voilà ce que nous devons et pouvons devenir pour parler au siècle une langue vivante. L’Esprit saint est le souffle d’un enseignement, comme l’a promis Jésus, mais c’est aussi le feu de l’engagement. Il donne la parole à dire, le geste à faire, l’attitude à adopter, l’action à entreprendre.

 

Dans la « chambre haute » comme dans les rues,
que ton Église recueillie et attentive
recommence sans cesse à apprendre
la langue vivante
qui peut allumer dans le cœur des hommes
le feu de ton amour.

 

.

 

Cohésion et ouverture

Zacharie 2 :1-9

A l’homme qui prend des mesures pour tracer les plans de Jérusalem, il est dit : « Jérusalem sera une ville sans murailles ! »
Jérusalem, parabole permanente de ce que nous sommes ! La communauté locale, avec ses traditions, doit se garder d’écarter les nouveaux venus.

Les Églises en pleine crise, évitant tout repli identitaire, doivent allier la mise en valeur des fondements avec une attention particulière aux convictions des autres.

L'afflux de réfugiés amène légitimement à des « mesures » mais le « cordeau » de notre politique ne saurait ignorer l’appel à une « cité sans murailles » (v.8) Aucune décision ne pourra jamais ignorer les droits humains, reflets du droit divin Car l’exhortation est suivie d’une promesse : « Je serai moi-même pour Jérusalem une muraille de feu autour d’elle » (v.9)
Ce feu n’est pas protection d’abord, mais progression de toute communauté dans l’Esprit.

 

Nous sommes, Éternel, ces craintifs
ou ces agressifs du témoignage,
ces captifs du passé,
ces défenseurs du statu quo
qui piétinent et qui s’étiolent ;
mais nous te demandons de pouvoir offrir au monde
la chaleur de ton amour
dans la certitude que
« La Gloire de Dieu, c’est l’Homme vivant. »
Saint-Irénée

 

 



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