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Rogier van der Weyden, le Jugement dernier


La Justice de Dieu

 

The Justice of God

 

Colin Gibson

Église méthodiste de Dunedin, Nouvelle Zélande

 

 

30 septembre 2011

Une des plus grandes scènes de la Bible est certainement celle du Jugement dernier :

Un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus.
La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face,
et il ne fut plus trouvé de place pour eux...
La mer rendit les morts qui étaient en elle,
la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux
et chacun fut jugé selon ses œuvres. Apo 20.11

C’est une image de pouvoir absolu. Tous sont terrorisés devant la terrible justice de Dieu.

Il fut un temps où l’on vivait dans la crainte du Jugement dernier de la même manière qu’on redoute aujourd'hui une destruction nucléaire. Aujourd'hui encore beaucoup d’entre nous parlent avec un certain respect du Jugement dernier.

Quant à la justice humaine, c’est tout autre chose. De tous temps et dans toutes les cultures, elle a inspiré le rire plutôt que la crainte. Voici une histoire qu’on raconte en Afrique et qui met en scène une femme villageoise partie à la recherche de ses chèvres perdues :

Elle vit un homme assis à l’ombre d’un arbre et lui demanda s’il avait vu ses chèvres. Mais cet homme était sourd, il crut qu’elle lui demandait où on trouvait de l’eau et il tendit le doigt en direction de la rivière.
La femme s’y dirigea et par pur hasard, y retrouva ses chèvres.
Le chevreau avait la patte cassée. Elle le prit donc dans ses bras et s’en retourna au village.
Elle repassa devant l’homme assis sous l’arbre qui l’avait si bien renseignée et lui fit voir comme son chevreau s’était cassé la patte.
Mais il crut qu’elle l’en rendait responsable et comme elle le contredisait il se mit en colère et finit par lui donner une gifle.
Les voisins se rassemblèrent au bruit de la querelle.
- « Je demande justice ! » s'écria la femme. Et tout le groupe se dirigea vers le juge du village.
Celui-ci écouta tous les témoignages en hochant la tête avec sagesse.
Mais il ne comprenait rien car il était vieux et sourd lui aussi. Il n’y voyait d’ailleurs plus beaucoup.
Quand tout le monde finit par se taire, il leva la main et prononça son jugement :
Ces querelles de famille, dit-il, font le malheur des temps.
Cet homme doit arrêter de battre sa femme.
Cette femme doit préparer correctement les repas de son mari.
Quant à ce bel enfant dans ses bras, qu’il vive longtemps et fasse votre joie.
Tout le monde se dispersa en se félicitant de la sagesse du vieux juge.
Comment pourrait-on faire sans lui ?

J’approuve ce vieux juge. Je le préfère dans sa douce folie au Dieu terrible du Jugement.
Mais peut-être n’avons-nous pas le choix entre la justice divine parfaite et terrifiante et notre justice humaine souvent absurde et incompréhensible.

Pourtant la Bible nous montre encore d’autres visage de Dieu qui ne sont pas celui du Jugement.
Jésus disait :

Dieu fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons
et tomber la pluie sur les justes et les injustes.

et lui-même a souffert avec douceur la brutalités de sa passion et l’injustice de la loi humaine. Il a finalement été crucifié à la place d’un criminel.
Il nous a montré que Dieu nous aime.

Et même si

la terre et le ciel s'enfuient devant sa face

nous ne craignons rien car il est un Dieu d’amour.

 

 

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