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La Bible

Traduction œcuménique

TOB


Nouvelle édition revue et corrigée

 

en librairie le 18 novembre 2010

 

Ed cerf – Bibli’O

Édition avec les notes intégrales,
2765 pages - 65 €
Édition à notes essentielles,
16,50 €

 

Recension Gilles Castelnau

 

12 novembre 2010

La parution de la TOB en 1972 pour le Nouveau Testament et en 1975 pour l’Ancien Testament a été un double événement.

Un événement œcuménique d’une part, car pour la première fois au monde des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes avaient travaillé ensemble, publiaient une traduction commune et rédigeaient d’un commun accord des notes non seulement linguistiques et géographiques mais aussi théologiques et spirituelles.
On disait que, certes, la Bible fermée unissait tous les chrétiens dans une même foi mais que dès qu’elle s’ouvrait la Bible divisait. Ce n’est plus vrai.
Il est à noter que la France est la seule à avoir réussi cet exploit : il n’y a dans aucune autre langue de traduction œcuménique de la Bible.

Un événement scientifique d’autre part, car toutes les connaissances acquises à l’échelon le plus élevé par les différents biblistes marquent de leur empreinte cette belle traduction et surtout les importantes introductions à chaque livre de la bible et les très nombreuses notes en bas de page, en une rédaction parfaitement claire et compréhensible.
Il existe de nombreuses éditions de la Bible, elles sont en général toutes bonnes et certaines ont pour but d’être agréables et faciles à lire (par exemple la Bible en Français Courant). Mais la TOB qui est l’édition qui permet l’étude biblique la plus sérieuse.
Parmi toutes les qualités de cette œuvre gigantesque, faisons deux remarques particulièrement importantes.

- Les dates de publications des livres de l’Ancien Testament et notamment de la Genèse et de l’Exode.
Lors de sa première parution, en 1975, la TOB abordait de front la question des auteurs de ces livres et émettait l’hypothèse qui était alors admise, d’une première publication de certains récits de la Genèse et de l’Exode au 10e siècle, du temps des rois David et Salomon par un auteur que l’on appelait le Yahwiste, puis d’autres récits au 8e siècle et d’autres enfin au 6siècle pendant l’Exil du peuple juif à Babylone.
L’édition 2010 repousse la publication de ces livres à l’Exil du 6e siècle, ce qui change considérablement le regard que l’on peut porter sur eux.

- La première édition de la TOB, en ce qui concerne l’Ancien Testament, comprenait évidemment les livres en langue hébraïque qui sont communs aux trois Églises chrétiennes mais aussi les livres « deutérocanoniques » qui ne sont pas reçus par les protestants (Tobit, Judith, I et II Maccabées, la Sagesse etc).
L’édition actuelle comprend des livres qui sont reçus dans les églises orthodoxes et pratiquement inconnus en occident : III Maccabées, III et IV Esdras, Prière de Manassé et Psaume 151.

Beaucoup en seront déstabilisés car l’habitude était bien installée d’une Bible immuable.

Cette ouverture à la spiritualité orthodoxe des Églises longtemps coupées de l’Occident par le Rideau de fer apportera évidemment un élargissement considérable de notre participation à l’universalité concrète de l’Église.

Le glissement théologique qui saute aux yeux dès que l’on aborde ces textes ne manquera pas de poser des questions. On y rencontre, en effet, un Dieu tout-puissant (pantocrator) qui était inconnu du canon habituel et une attitude du croyant humilié par son péché et implorant son pardon d’une manière qui contraste nettement avec la confiance paisible de l’enfant de Dieu sauvé par grâce auquel nous sommes habitués.

Un livre présente de manière très vivante et intéressante l’histoire de la TOB depuis son origine il y a une cinquantaine d’années :

« L’Aventure de la TOB »
50 ans de traduction œcuménique de la Bible
Cerf – Bibli’O. 8 €

Voici quelques textes qui donneront, nous l’espérons, envie au lecteur d’acquérir l’édition intégrale de ce magnifique et passionnant ouvrage ainsi, sans doute que « l’Aventure de la TOB ».

 

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« L’Aventure de la TOB »

 

page 26

ACCORDS ET DESACCORDS

Tous les mois, nous nous [retrouvions] à Paris pour tenter de traduire et de commenter ensemble l'épître paulinienne. Nous nous partagions le texte et chacun à notre tour arrivions en séance avec une proposition de traduction et d'annotation. C'était ce que nous appelions le texte à démolir. De la longue et rude discussion finissait par surgir un accord unanime et, au fur et à mesure de l'avancement du travail, nous nous émerveillions de constater que, sans renoncement et même sans résignation, nous traduisions et commentions d'une seule voix ce texte si difficile.

« Je me souviens que sur Rm 3,28 - « L'homme est justifié par la foi, indépendamment des œuvres de la loi » -, nous, les protestants, avions proposé une note rappelant que Luther avait ajouté un mot au texte : « L'homme est justifié par la foi seulement. » Le père Refoulé demanda que l'on précise que cette addition rendait bien compte de la pensée de l'apôtre ! Relisez sur ce texte la note et vous imaginerez notre joie de la rédiger et de la signer ensemble ! » (Pierre Prigent, journal Réforme du 18 janvier 2007)

« Les quelques cas de divergences ont permis ce constat inattendu : chaque fois le clivage ne se produisait pas "verticalement" (entre traducteurs protestants d'un côté et catholiques de l'autre), mais "horizontalement" (entre des protestants et catholiques d'un côté et d'autres catholiques et protestants de l'autre.) Au total, il n'est resté que trois passages où traducteurs protestants et catholiques se sont séparés non pas sur la traduction, mais sur l’interprétation : Rm 1,20 ; 4,25 et 5,12. Ce sont les seuls versets de toute la TOB où l'annotation donne les opinions respectives des catholiques, des orthodoxes et des protestants. » (Jean-Marc Babut)

 

page 86

La révision de 2010
Une nouvelle édition de la TOB devenait nécessaire [...] il fallait tenir compte des progrès de la science biblique. Nous avons aujourd'hui une idée plus précise de la datation de certains livres. Par ailleurs, nous bénéficions d'un meilleur éclairage historicoculturel du texte biblique grâce aux avancées de l'archéologie et de la recherche historique. De plus, en prolongement des réflexions contemporaines sur le phénomène de la lecture, nous sommes mieux à même de comprendre comment un livre aussi complexe que celui d'Ésaïe, par exemple, présente une unité jusqu'alors méconnue. Sur la base de ces constats, les introductions, d'une part, et l'annotation, d'autre part, ont été l'objet de modifications.

[...]

On a procédé à un certain nombre de retouches systématiques.

- Les noms divins
La quasi-totalité d'entre eux comportait les qualificatifs « puissant » ou « tout-puissant ». Or ces qualificatifs sont en réalité étrangers aux noms divins respectifs pour lesquels il faut trouver un équivalent français. Ainsi la séquence très fréquente « Adonaï (Elohim) Çebâôth », littéralement « le Seigneur (Dieu) des armées », qui était rendue par « le Seigneur (Dieu), le tout-puissant » a été revue en « le Seigneur (Dieu) de l'univers ».

Dans la même perspective l'appellation « Shaddaï », qui était rendue par « le Dieu Puissant » a été tout simplement transcrite. Les meilleures études récentes en effet reconnaissent ignorer complètement sa signification. À la première occurrence (Gn 17,1) une note apporte sur ce point les précisions utiles.

Le titre « pantokratôr », qui apparaît non seulement dans les livres deutérocanoniques de l'A.T. écrits ou transmis en grec, mais aussi dans le N.T., est uniformément rendu par « le Souverain ».

- Certaines expressions idiomatiques, comme « endurcir le cœur » (Ex 4,21, etc.), ont été conservées dans leur forme décalquée, et leur signification élucidée dans une note. D'autres ont été rendues par un équivalent français adéquat. C'est ainsi que le décalque « parler au cœur » a été rectifié en « parler contre le cœur » (Es 40,2 ; Os 2,16) et signalé en note. Parfois l'expression idiomatique a été carrément traduite en d'autres mots comme en Gn 34,3 : « Il se prit d'amour pour la jeune fille et regagna sa confiance. »

- L'expression « guerre sainte » Jos 6,4 ; Jr 51,27-28 ; Mi 3,5), utilisée aujourd'hui dans des contextes polémiques qui n'ont rien à voir avec la Bible, est devenue « guerre de Dieu ». « Conclure une alliance en faveur de » a fait place à « conclure une alliance avec », les « pasteurs » à « bergers », etc.

- Le qualificatif « jaloux » accolé au nom divin, étant souvent compris au sens de « envieux », été remplacé par « exigeant ». Quant à la « jalousie » de Dieu, elle a fait place à son « zèle » dans les cas où Dieu prend le parti de son peuple, et à son « ardeur » quand il parle de lui-même.

- Le verbe « prophétiser », quand il décrit l'activité du prophète, porte-parole de Dieu, ouvrait la porte à un contresens dans la mesure où il était compris au sens usuel de « prédire ». Il a donc été remplacé par « parler en/comme prophète ».

- En ce qui concerne le N.T., à la suggestion de l'Amitié judéochrétienne de France, la traduction du grec Ioudaioi par « Juifs » dans l'évangile johannique a été entièrement revue. En français, le terme « juif » est susceptible de deux acceptions seulement selon les cas :
(1) adepte de la religion juive,
(2) descendant de Jacob-Israël. Or le grec de l'évangile johannique présente, outre celles du français, deux autres acceptions : il peut désigner aussi, selon les cas, soit
(3) les habitants de la Judée ou Judéens, soit
(4) les autorités du judaïsme d'alors, en l'occurrence les membres du sacerdoce de Jérusalem.
Les acceptions (3) et (4) ne pouvaient donc pas être rendues de la même manière que les acceptions (1) et (2).
Une équipe œcuménique a cherché à identifier l'acception convenable dans les 68 cas qui font ainsi problème dans l'évangile johannique, proposant chaque fois l'équivalent français que le contexte rendait satisfaisant.

Enfin, l'édition de la TOB 2010 voit une participation accrue de l'orthodoxie. On se souvient que, lors de la première édition, celle-ci n'avait pu être que limitée. Les conditions aujourd'hui, ont permis un investissement plus important dans l'annotation de certains passages mais surtout dans l'adjonction des livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Églises orthodoxes. Les pages qui suivent reviennent sur cette incontestable nouveauté. Avec l'appui de l'Institut Saint-Serge, elle a été menée à bien par une équipe œcuménique de traducteurs dirigés par le professeur Stefan Munteanu entouré d'un conseil scientifique composé de M. Hugues Cousin (catholique), Mme Valérie Duval-Poujol (protestante) et Mme Sophie Stavrou (orthodoxe). Jean-Marc Babut Coordinateur de l'édition TOB 2010.

 

 

 

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La Bible

 

Les signes
* indiquent une note en bas de page
° indiquent une référence marginale

 

page 41

Introduction au Pentateuque

 

La composition du Pentateuque

[...]

Que de nombreux textes du Pentateuque aient vraisemblablement dû être mis par écrit bien après l’époque de Moïse a été affirmé au XVIIIe siècle tant par le philosophe Spinoza que par l’exégète Ticha Simon. Spinoza rendait également attentif aux ruptures dans la logique littéraire du Pentateuque et à la diversité des styles employés, phénomènes qui rendaient l'hypothèse d'un seul auteur difficilement acceptable. C'est ainsi que certains textes législatifs se retrouvent dans des contextes différents : le Décalogue est donné deux fois (Ex 20 ; Dt 5), le calendrier des fêtes cinq fois (Ex 23 ; Ex 34 ; Lv23 ; Nb 28-29 ; Dt 16).
Il en va de même pour les narrations : on trouve un double récit de la création (Gn 1,1-2,3 ; 2,4-23), du conflit entre Sarah et Hagar (Gn 16 et 21), de la conclusion d'une alliance avec Abraham (Gn 15 et 17), de la vocation de Moïse (Ex 3-4 et 6,2-8). Et l'on trouve trois versions de l'histoire dans laquelle le patriarche fait passer sa femme pour sa sœur (Gn 12 ; 20 et 26).

Il ne s'agit pas là de simples répétitions, car chacun des textes parallèles comporte une marque originale. A l'intérieur de certains récits, on trouve également à plusieurs reprises des tensions. Ainsi, selon Gn 7,15, Noé fait entrer dans l'arche une paire d'animaux de chaque espèce, mais Gn 7,2 parle de sept paires ; Gn 7,17 indique quarante jours pour la durée de l'inondation, 7,24 mentionne par contre cent cinquante jours. Le comportement du Pharaon face aux plaies d'Egypte est expliqué de deux manières différentes ; selon certains textes (Ex 7,3 et note), c'est Dieu lui-même qui rend inflexible le cœur du roi d'Egypte, alors que d'autres textes insistent sur le fait que Pharaon dispose d'un libre-arbitre et s'obstine dans son refus (Ex 8,11).

Le miracle de la mer des Joncs est également rapporté selon deux versions : d'après Ex 14,21a, la mer est refoulée par un vent d'est, alors qu'en 14,21b-22.les eaux se partagent en leur milieu.

[…]

Ce qui frappe immédiatement le lecteur, c'est l'emploi de différents noms pour désigner le Dieu d'Israël ; certains textes utilisent le nom propre (le SEIGNEUR), d’autres le nom générique « Elohim » (Dieu). Ainsi le premier récit sur Hagar parle de YHWH, le second de « Dieu ». Le roman de Joseph, à l’exception de quelques versets au ch. 39, utilise exclusivement « Dieu » et non pas le nom propre du Dieu d’Israël. C’est sur la base de cet emploi différent des noms divins qu’une première théorie fut émise sur la composition du Pentateuque. En France ce fut Jean Astruc, médecin de Louis XV, qui postula en 1753 que le Pentateuque résultait de la combinaison de deux mémoires (l’un utilisant le nom de YHWH, l’autre celui d’Elohim). Cette distinction fut à l’origine de la théorie dite des « documents ».

 

 

 

page 1953

AUTRES LIVRES
DEUTEROCANONIQUES
ADMIS PAR LES ORTHODOXES

 

Introduction au troisième livre des Maccabées
L'ouvrage qui nous est parvenu sous le titre de Troisième livre des Maccabées dans certains manuscrits de la Septante fait partie du petit groupe de livres écrits directement en grec et ajoutés à ceux qui ont été traduits de l'hébreu et de l'araméen. Cet ouvrage a été rédigé par un auteur anonyme très probablement à Alexandrie entre le début du 1er s. av. JC. et la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. JC.

[...]

Accusés de préparer un complot contre le pouvoir royal, les Juifs sont déclarés ennemis de l'Etat et condamnés à la peine capitale. Amassés avec femmes et enfants sur l'hippodrome d'Alexandrie, ils doivent être piétinés par un troupeau d'éléphants ivres. Au dernier moment, ils échappent miraculeusement au massacre grâce à la providence divine. Le tyrannique monarque, transformé en bienveillant protecteur, libère les prisonniers et les autorise à exterminer les apostats juifs qui avaient accepté de sacrifier à Dionysos. Une fête est instituée pour commémorer cet heureux dénouement.

[...]

Dans l'Église catholique, la première traduction latine du livre apparut seulement début du XVIe s. dans la Bible polyglotte d'Alcala. Le livre ne figure pas dans la liste des livres canoniques retenus en 1546 par le concile de Trente.
Dans le protestantisme, comme pour l’ensemble des livres « deutérocanoniques », la canonicité de 3 M fut contestée par Luther. Néanmoins, le livre a intéressé des protestants comme l'attestent au XVIs. des traductions dans des Bibles en allemand, français, anglais et hollandais.
Dans l'Eglise orthodoxe, bien que certains théologiens contestent son statut canonique, 3 M se trouve dans les éditions synodales de la Bible où il est imprimé après 1 et 2 M. Dans l'Eglise orthodoxe géorgienne, ce livre fut traduit seulement en 1743 à partir du texte slavon. Il figure aussi dans les Bibles des anciennes Eglises orientales (copte, syriaque, arménienne et éthiopienne), mais le texte diffère de celui de la Septante.

 

 

Page 2063

Prière de Manassé

Seigneur souverain*,
°Dieu de nos pères,
°d'Abraham, d'Isaac, de Jacob
et de leur juste descendance*,
toi qui as fait le °ciel et la terre avec toute leur beauté,
toi qui as entravé la mer par la °parole de ton commandement,
toi qui as °fermé l'abîme et l'as scellé par ton nom redoutable et glorieux,
et devant qui tout frémit et tremble face à ta puissance !
En effet la magnificence de ta °gloire est insoutenable
et irrésistible est ta colère qui menace les pécheurs,
mais incommensurable et °insondable est la miséricorde de ta promesse,
car c'est toi le Seigneur Très-Haut,
compatissant, lent à la colère et plein de miséricorde,
qui se repent* des maux qui frappent es hommes*.
Toi donc, Seigneur, Dieu des justes*,
Tu n'as pas établi le repentir pour les justes,
pour Abraham et Isaac et Jacob qui n'ont pas péché contre toi,
mais tu as établi le repentir pour moi pécheur,
parce que j'ai commis des péchés
plus nombreux que le sable de la mer.
Mes transgressions se sont multipliées*,
Seigneur, elles se sont multipliées,
et je ne suis pas digne de °lever les yeux pour voir la hauteur du ciel
à cause de la foule de mes péchés*.
10 Je suis trop accablé sous le grand poids de mes chaînes*
pour relever la tête à cause de mes péchés*.
Il n'est pas pour moi de pardon car j'ai provoqué ta colère,
et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux en commettant des °abominations*
et en multipliant des objets d'horreur*.
11 Mais maintenant je plie le genou de mon cœur en implorant ta bonté* :
12 j'ai péché, Seigneur, j'ai péché,
et mes transgressions, moi je les °connais.
13 Je te supplie et je t'implore :
pardonne-moi, Seigneur,
pardonne-moi,
ne m'anéantis pas à cause de mes transgressions,
ne garde pas de ressentiment pour l'éternité face au mal que j'ai fait,
ne me condamne pas jusque dans les profondeurs de la terre !
Car tu es, Seigneur, le Dieu de ceux qui se repentent
4 et en moi tu montreras ta bonté.
Car, tout indigne que je sois, tu me sauveras dans ta grande miséricorde,
Et je te louerai sans cesse °tous les jours de ma vie.
Car toute la puissance des cieux te loue
et la °gloire t'appartient pour l'éternité. Amen.

 

 

 

page 2002

Troisième livre d’Esdras (4.13-33)

Je ne résiste pas au plaisir de mentionner cet étonnant petit texte à cause de son humour évidemment inattendu dans le sérieux de la Bible !

La force des femmes
13 Le troisième, celui qui avait parlé des femmes et de la vérité - c'était Zorobabel*- prit la parole :
14, « Messires, le roi n'est-il pas grand, les hommes ne sont-ils pas nombreux, et le vin n'est-il pas fort ? Eh bien ! qui est leur maître et qui est leur seigneur ? Ne sont-ce pas les femmes ? 15 Ce sont les femmes qui ont enfanté le roi et tout le peuple qui est seigneur de la mer et de la terre : 16 c'est d'elles qu'ils sont nés : ce sont elles qui ont élevé ceux qui plantent les vignes d'où provient le vin : 17 ce sont elles qui font les vêtements des hommes, elles qui font la gloire des hommes : les hommes ne peuvent exister sans les femmes. 18 Ont-ils amassé de l'or, de l'argent ou tout autre objet plaisant ? S'ils aperçoivent une seule femme qui soit belle par son physique et par sa beauté, 19 ils laissent tout et restent bouche bée devant elle, ils la regardent la bouche ouverte.
Tous la préfèrent à l'or, à l'argent ou à tout autre objet plaisant. 20 L'homme abandonne son père qui l'a élevé et son pays, et il s'attache à sa femme. 21 Auprès de sa femme, il s'abandonne et en oublie son père, sa mère et son pays. 22 Par là vous devez reconnaître que les femmes vous dominent. Ne vous donnez-vous pas de la peine, ne vous éreintez-vous pas pour tout donner et tout apporter aux femmes ? 23 L'homme prend son épée, sort par les grands chemins pour voler, pratiquer le brigandage et naviguer sur la mer et les fleuves ; 24 il brave le lion, marche dans les ténèbres et, quand il a volé, dépouillé et détroussé, il rapporte tout à celle qu'il aime. 25 L'homme chérit sa femme plus que son père ou sa mère. 26 Combien, par désespoir, ont perdu la raison à cause des femmes ou sont devenus esclaves à cause d'elles ! 27 Combien ont péri, ont échoué, ont péché à cause des femmes !
28 Maintenant, ne me croyez-vous pas ? N'est-il pas vrai que le roi jouit d'une grande autorité et que tous les pays se gardent bien de toucher à sa personne ? 29 Je l'observais avec Apamè la concubine royale, fille de l'illustre Bartakas : assise à la droite du roi, 30 elle ôtait le diadème de la tête du roi et le plaçait sur la sienne tout en donnant au roi des tapes de la main gauche. 31 De plus, le roi la regardait, bouche bée ; chaque fois qu'elle lui sourit, il rit et, quand elle s'irrite contre-lui, il la caresse pour qu'elle se réconcilie avec lui. 32 Messires, quelle n'est pas la force des femmes, puisqu'elles agissent ainsi ! » 33 Alors !e roi et les grands se regardèrent les uns les autres.

 

 

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