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Compréhension « non-réaliste »

de la religion

 

 

Is God Back on the Agenda?

 

 Trevor Greenfield

 

La religion est une création humaine mais cela ne l'empêche pas de désigner une réalité transcendante

 

 

12 juin 2008

[...]

Nos ancêtres qui pratiquaient la religion il y a 40 000 ans, en ont laissé la trace sur les murs de la grotte de Lascaux et aussi dans notre inconscient collectif. Notre christianisme n'a que 2 000 ans. Si on rapporte ces 40 000 ans aux 24 heures d'une journée, le christianisme n'est arrivé qu'il y a une heure et quart. Est-il vraiment l'apogée de la réflexion religieuse ou ne représente-t-il qu'un bref interlude dans le cours de l'histoire des religions ? La conception monothéiste de Dieu est-elle le point ultime dans l'évolution des croyances du monde ou correspond-elle simplement à l'idée de la hiérarchie sociale qui est actuellement la nôtre ?

L'idée de Dieu comme Père du cosmos est relativement récente ainsi que l'idée d'un monde transcendant et surnaturel qui est son corollaire : le Ciel serait au-dessus de la Terre comme Dieu est au-dessus de l'homme, l'homme au-dessus de la femme et le bien comme mal deviennent des voies entre lesquelles on peut opter.

Dès que l'on s'intéresse à l'histoire de la religion, le principe de Sea of Faith devient évident : la religion est une création humaine. Les humains ont peint les murs des grottes, ont construit des tombeaux, ont bâti des temples, ont développé des rites et écrit des textes sacrés.

Sea of Faith tire les conséquences de cette histoire de la religion avec l'idée du « non-réalisme » c'est-à-dire en refusant d'affirmer la réalité objective de l'objet dont parle la religion, que ce soit Dieu, un autre monde traditionnel, ou ses habitants, esprits, génies ou démons. Dieu comme la religion sont donc des créations, des élaborations  de l'esprit humain.

Don Cupitt est actuellement le principal théologien du non-réalisme : ce n'est pas Dieu qui nous a créés, pense-t-il, c'est nous qui l'avons créé par notre manière de nous exprimer. Il reconnaît néanmoins l'existence dans l'esprit humain d'une capacité intellectuelle qui nous permet de structurer nos expériences spirituelles : ce n'est pas seulement notre langage qui crée notre expérience spirituelle, c'est aussi notre capacité intellectuelle qui prend conscience de l'existence réelle des choses et développe un langage pour en rendre compte.

Les théologiens non-réalistes se demandent évidemment si les artistes des peintures rupestres du paléolithique, les prêtresses de la Crète préhellénique, les druides celtes ou les anciens chrétiens, qui exprimaient leur foi en une transcendance, n'en expérimentaient pas justement la « réalité ».

Si l'on rencontre une « réalité » transcendante préexistante au langage et qui n'a donc pas été créée par lui, comment affirmer qu'elle n'est pas « réellement » divine, alors que des millions d'hommes en étaient pourtant convaincus ?

La théologie radicale qui admet que l'expérience intérieure doit primer sur le langage, valide donc l'idée de transcendance et ne peut qu'accepter les expressions traditionnels de la religion. Celle-ci avec ses mythes et ses symboles désigne ce qui est au-delà d'elle. Yahvé, Krishna et Brahma ne sont pas réels en eux-mêmes mais leur image a été ainsi élaborée pour rendre compte d'une réalité que les croyants ressentaient.

Bien des gens ont, dans le passé, fait la rencontre d'une réalité transcendante et de même que l'on a créé des mots comme arbre, ciel ou éléphant non pas pour projeter sur le monde des idées issues de l'imagination mais pour désigner une réalité bien connue, de même ils ont créé le vocabulaire religieux pour rendre compte de leur expérience spirituelle.

 

 

 Traduction Gilles Castelnau

 

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