Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

 

Prière et guérison

 

pasteur Serge Soulié

 

blog

 


28 novembre 2016

Il n'est pas rare que des personnes vous disent qu'elles sont guéries depuis que d'autres ont prié pour elles et qu'elles ont prié elles-mêmes. La prière a été selon elles efficace.

Un incroyant s'amusera d'une telle croyance et il jugera que si le malade a retrouvé sa santé c'est parce qu'il devait guérir tout naturellement. Dans d'autres cas, il reconnaitra au traitement médical son efficacité quelle que soit la nature de ce traitement, médecine classique ou médecine douce.

Le croyant y verra une action directe de Dieu ou de Jésus-Christ, certains chrétiens imputant à Jésus-Christ le rôle de Dieu. Selon eux, Dieu est intervenu. Il a ainsi répondu à leurs prières. La guérison est la conséquence directe de leur demande et de la volonté de Dieu qui a pris la décision d'intervenir.

Dans les deux cas, l'essentiel est bien que la personne soit guérie. Peu importe la méthode. Peu importe la place ou l'absence de Dieu. On est en droit de se demander toutefois s'il n'est pas possible de relier ces deux positions et de voir comment l'on peut passer de l' une à l'autre dans l'intérêt de tous. Pour cela, je m'autorise à voir les choses autrement après avoir constaté que les interrogations habituelles au sujet de Dieu sont la preuve d'une fausse compréhension de ce qu'il est et de sa nature.

Commençons par nous demander quel est le rôle de la prière. Pourquoi lui attribue-t-on quasi exclusivement celui de déclencheur de l'intervention de Dieu. Pourquoi ,penser que Dieu est sensible à nos prières et que selon son jugement il décide ou pas d'intervenir en faveur ou en défaveur du demandant puisque dans les cas les plus graves, ne pas intervenir s'est laisser mourir la personne. Pourquoi la prière ne serait-elle pas seulement, et cela suffit ,la mise en relation avec Dieu ou plus précisément avec son esprit, son âme et l'espace qu'il occupe. N'y a-t-il pas là matière à apaisement ?

Je me souviens d'un militant communiste, respectable et honoré parce qu'il avait toute sa vie essayé de son mieux de faire le bien et qui vivant ses derniers jours croyait-t-on dans un service d'oncologie avait demandé à me voir sachant que je passais dans le service. Nous avons parlé de l'infini, de la vie, de la mort, de Dieu. Je ne lui ai pas proposé de prier. Il a été apaisé et a retrouvé des forces nouvelles. Je ne sais pas s'il a prié au sens où nous entendons la prière. Ce qui est sûr c'est qu'il a renoué avec l'Esprit du divin. Il a retrouvé une harmonie avec le cosmos dans lequel nous sommes. Il a découvert qu'il était uni à un grand Tout dans lequel nous sommes tous. Il a découvert, et moi avec lui, qu'il n'y a pas des croyants et des incroyants mais seulement des personnes qui se disent croyantes ou incroyantes, soucieuses d'êtres dans un camp et pas dans l' autre. Nous avons découvert ensemble que nous étions dans le même camp et qu'il n' était pas utile de se proclamer lui incroyant et moi croyant.

Dieu n'apparait pas ici comme un super personnage tout puissant mais comme une force présente en tout être et en toute chose de la création. Il est l'Ame suprême dont tout être à l'intuition lorsqu'il prend du temps pour regarder au plus profond de lui. Cette force, ce désir d'aller jusqu'au bout de la vie agit sur nous et nous nourrit comme le sein de la mère agit et nourrit l'enfant qu'elle porte. Cette action ne dépend pas d'une volonté de Dieu que les hommes confondent inévitablement avec leur propre désir et leur propre volonté, elle dépend de la nature même de Dieu présent dans tout l'univers et se mêlant à tout ce qui le constitue.

Je comprends qu'une telle approche puisse surprendre. Elle remet en cause l'idée selon laquelle Dieu serait un être plein de compassion qui se laisserait attendrir ou inversement qui s'irriterait des paroles et des actes des hommes et réagirait selon son bon vouloir. Elle fait de Dieu, qui n'est ni masculin ni féminin, une matrice active et ouverte à l'intérieur de laquelle l'homme peut puiser tout ce dont il a besoin pour vivre dans la limite du temps impartie à chacun selon son « livre de vie ».

Une telle conception de Dieu permet de renoncer aux questions sur le pourquoi du mal, de la Shoa, de la mort injuste, des crimes odieux, et de trouver des réponses à la manière des amis de Job, réponses qui discréditent Dieu et le font rejeter par beaucoup. Dieu n'apparait plus comme le pompier de secours mais comme une source vive à laquelle chacun peut puiser.


Retour vers Serge Soulié
Retour vers "libres opinions"

Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

rtin Luther  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.