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des étudiants de plusieurs grandes écoles de Los Angeles
abandonnent leurs cours pour manifester contre Donald Trump


Les épiscopaliens américains
s’engagent à résister à la haine



US Episcopalians pledge resistance to hate crimes

 

 Madeleine Davies

 

Article paru dans l'hebdomadaire anglican
Church Times
le 18 novembre 2016

 

traduction Gilles Castelnau


21 novembre 2016

« La résistance et non la réconciliation est sans doute la tâche à laquelle Dieu appelle l’Église » a déclaré au matin de l’élection de Donald Trump un important responsable de l’Église épiscopalienne des Etats-Unis.

Parmi les déclarations des évêques épiscopaliens appelant à l’unité et à la paix, il faut citer le Président de la Chambre des députés de l’Église épiscopalienne la Rev. Gay Clark Jennings qui a dit qu’il était peut-être « pastoralement inapproprié pour l’Église de parler de réconciliation à des gens qui ont désormais de légitimes raisons d’être effrayés. »
Elle a écrit sur le site Religion News Service :
« L’Église prêche trop souvent la réconciliation alors que son souhait véritable est d’éviter les attitudes déplaisantes ainsi que l’approbation des puissances politiques. La rhétorique du nouveau Président élu et son attitude montrent qu’il n’accorde pas d’importance à nombre d’Américains et ne les considère même pas comme pleinement humaines. »


Elle cite l’appel biblique de « persévérer dans la résistance au mal » et conclut : « la réconciliation est certainement sainte mais la résistance aussi. Il nous faut maintenant attendre et voir ce que Dieu nous appellera à faire. »

A l’issue d’une campagne électorale dont l’Archevêque de Cantorbéry a dit qu’elle avait été « sauvage », les épiscopaliens ont été l’objet d’attaques. C’est ainsi qu’un panneau de l’église épiscopalienne Our Saviour de Silver Spring, Maryland, indiquant les cultes en espagnols a été tagué par l’inscription « Nation Trump, blancs seuls ».
Cornell William Brooks, Président de l’Association nationale de soutien aux gens de couleur (National Association for the Advancement of Colored People), a déclaré la semaine dernière que « la campagne avait libéré les attitudes racistes, banalisé l’antisémitisme, vulgarisé la xénophobie et rendu majoritaire la misogynie. »

L’Archevêque de Cantorbéry a dit que la campagne avait « éveillé les sentiments inconscients de haine » et les a rendus « mille fois pire qu’avant. »

Durant sa campagne, M. Trump a annoncé qu’il construirait un mur le long de la frontière avec le Mexique et expulserait immédiatement 11 millions d’immigrants sans papiers. Dans une interview à la CNN il s’est engagé à expulser ou emprisonner les immigrants ayant été condamnés : « ils pourraient être 3 millions. »
Une fois la frontière sécurisée, on verra ce que l’on fera d’autres immigrés « terrifiants ».

L’évêque d’Arizona, le Rev. Kirk Smith a dit mercredi que le mur pourrait être « pratiquement impossible à réaliser, astronomiquement cher et économiquement désastreux pour le peuple américain car il épuiserait une grande part de sa force de travail et du revenu des impôts. Il serait aussi moralement répréhensible en séparant des familles et des communautés dont beaucoup sont dans le pays depuis des années. Le nombre des immigrants illégaux a diminué, a-t-il ajouté, et il y a des « manières de faire meilleures et plus humaines. »
Il a appelé M. Trump à « se dissocier de tous les appels à la haine. » il a dit que l’Église « créerait des espaces de sécurité pour ceux qui seraient effrayés pour de bonnes raisons et se sentiraient vulnérables. »

Les évêques de Virginie ont envoyé un message aux fidèles latinos de leurs diocèses les assurant que l’Église « soutenait une juste législation d’immigration permettant aux familles d’être réunies et leur ouvrant la voie à la nationalité... nous ne sommes pas seulement de votre côté de manière symbolique mais nous le serons concrètement si l’occasion s’en présente. »

Le diocèse d’Oregon a promis que ses églises seraient « des sanctuaires pour ceux dont la sécurité serait menacée » et qu’il soutiendrait « ceux qui, en raison de leur race ou de leur religion, seraient menacés par le violent discours suprématiste et au vitriol de la société blanche américaine. »

Le Southern Poverty Law Centre a reçu depuis le jour de l’élection 200 rapports concernant des crimes de haine. Après le vandalisme qu’a subi l’église Our Saviour de Silver Spring, son assistance dominicale qui était habituellement de 100 personnes a augmenté jusqu’à 250 à 300. On a distribué aux fidèles des bâtons de craie de couleur avec lesquels ils ont pu, à la sortie, faire des inscriptions sur le trottoir devant l’église.

 

un manifestant

Il y a eu samedi à Los Angeles une manifestation de plusieurs milliers de personnes critiquant les propos du Président élu à l’égard des musulmans, des immigrés et des femmes.
L’évêque de Washington, la Très Rev Mariann Budde s’y est jointe et a déclaré vendredi : « la guérison d’une campagne aussi blessante ne se fait pas avec un simple appel à l’unité. Des paroles ont été prononcées qui ne peuvent pas être facilement effacées ou oubliées. Le Président élu a fait des promesses qui, s’il les accomplissait, dévasteraient notre pays. »

Des graffiti « Heil Trump » et « Eglise pédé » ont été tagués dimanche sur les murs de l’église épiscopalienne Saint-David de Bean Blossom, Indiana.
L’évêque d’Indianapolis, la Rev. Catherine Waynick
a dit : « le langage utilisé durant la campagne présidentielle a encouragé certains à se montré ouvertement grossiers et insultants. »

L’évêque d’Iowa, le Très Rev. Alan Scarfe, a dit qu’un prêtre de son diocèse avait trouvé « une inscription homophobe mentionnant l’élection de Trump taguée sur sa voiture. Nous sommes nombreux à penser que c’est exactement le genre de sectarisme libéré par l’élection de Trump qu’il sera maintenant bien difficile de refreiner. »
L’évêque Alan Scarfe remarque : Cette situation reflète « un conservatisme grandissant dans les milieux populaires blancs et dans les sociétés rurales qui se sentent abandonnés. Ceci pose à l’Église la question de savoir si elle-même a contribué à ce clivage entre la campagne et la ville. »
[...]

« La campagne électorale a provoqué le même séisme qu’un camion de 18 roues traversant la vie sociale et politique des Etats-Unis, a écrit sur son blog le Très Rev. Andrew C. Doyle, évêque du Texas. Elle a révélé des fossés profonds traversant notre communauté qui nécessitent des soins importants pour sa guérison et sa réconciliation aux niveaux social et politique. »

Le Très Rev. Greg Rickel, évêque d’Olympia, dans l’État de Washington, a cité dans son blog le Président Abraham Lincoln qui avait dit dans son discours inaugural : « Nous n’avons pas d’ennemis. » Et l’évêque ajoute : « le sang n’a peut-être pas coulé autant et aussi inutilement que durant notre Guerre civile, mais la guerre civile est toujours hélas très présente. »

 


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