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Le bien-être

 

Genèse 1. 1-31 - Jérémie 29.11-14 - Matthieu 6.25-34 - Romain 12

 

prédication

pasteur René Lamey 

 

14 septembre 2016

Jérémie 29.11-14
Moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Eternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. 12 Alors vous m’invoquerez et vous viendrez m’adresser vos prières, et je vous exaucerai. 13 Vous vous tournerez vers moi et vous me trouverez lorsque vous vous tournerez vers moi de tout votre cœur. 14 Je me laisserai trouver par vous — l’Eternel le déclare.il

 

Accueil

Bienvenue à chacune et à chacun! Vous êtes cordialement invités à vivre une journée dans le bien-être de l’âme, du corps et de l’esprit ! Que Dieu nous accorde d’entrer dans ce bien-être, d’entrer pleinement dans ce culte, non pas seulement avec notre esprit, mais aussi en étant pleinement présent par notre corps. Et pour être présents avec notre corps, il faut le sentir, le ressentir. Par ex., sentez-vous le contact de vos pieds avec votre chaussure ? Oui ? C’est bien ! Mais avant que je vous rendre attentifs à cela, vous ne sentiez pas vos pieds dans vos chaussures ou sandales Maintenant, prenez aussi conscience de votre robe ou pantalon qui touche vos jambes, est-ce doux, tiède. Sentez aussi votre fesses sur le banc et votre dos sur le dossier ; là, c’est plus rugueux, n’est-ce pas ? Et on pourrait continuer avec les bras, la tête, la chaleur des joues... Après ce petit exercice, votre corps est pleinement présent dans ce lieu. Et pour que votre être soit aussi présent, prenons un petit instant de silence, fermons les yeux, plaçons dans la présence de Dieu, dans la présence du sacré, dans la présence de la paix... Seigneur, bénis chacun d’entre nous, accorde-nous de vivre ce bien-être tout au long de cette journée ! Tournez les yeux vers le Seigneur et rayonnez de joie, chantez son nom de tout votre cœur, il est votre Sauveur, c’est Lui votre Seigneur !                                                      

 

Le bien-être, beau thème pour une belle journée ! Beau et intéressant thème, mais aussi, à la réflexion, sujet complexe et difficile. Si je demandais à chacun d’entre vous de me donner une définition du bien-être, nous serions surpris de constater que chacun a sa vision personnelle du bien-être – et si on prend de la hauteur, on verra que selon les pays, les peuples, les civilisations, les coutumes, la notion du bien-être sera différente : le bien-être pour un Japonais ne sera certainement pas le même qu’un Américain, un Africain ou Suédois. Et si on remonte un peu dans le temps, ce sera pareil : par exemple, la notion de bien-être dans la Grèce antique est différente de celle du Moyen-Age chrétien et de celle des techniques thérapeutiques actuelles.

Il y aurait donc beaucoup à dire sur le bien-être, mais dans le cadre de ce culte, je voudrais juste donner quelques pistes de réflexion à partir des textes bibliques que nous avons entendu tout à l’heure.

Il y aura trois courtes parties, juste pour nous réfléchir un peu :

1) Etre bien avec ou dans la création. Vous l’avez peut-être entendu et remarqué pendant que vous écoutiez la lecture du 1er chapitre de la Genèse. A la fin de chaque jour, il y a une appréciation de Dieu concernant ce qui a été créé : 7 foisrevient le même sympathique refrain : « Et Dieu que cela était bon ». La création entière est une bonne chose ! Depuis le moustique qui nous embête jusqu’aux millions d’étoiles qui peuplent l’univers ! Autrement dit, en relation avec le sujet de notre journée, le but de Dieu en créant le monde, la nature, l’homme, la femme, ce but, c’est le bien-être. Le bien-être de l’être humain, le bien-être des animaux, le bien-être de la nature.

Ce qui nous amène à quelque chose de très important : dans le chapitre 2 de la Genèse (qui nous n’avons pas lu, faute de temps), Dieu embauche l’homme dans sa création et il le fait gérant de la nature, il le fait jardinier de la création ; il lui dit : « Prends soin de la création, cherche le bien-être de la création, cherche le bien-être de ton prochain, le bien-être des animaux, des fleurs, le bien-être de la terre, le bien-être de la nature. » C’est un mandat d’amour, un mandat de protection, un mandat écologique avant l’heure. Cherche le bien-être de la nature, car ta vie, ton avenir, ton bien-être dépendent du bien-être de la nature. Etre bien avec la nature, bien-être créationnel, c’était le premier point, la première piste de réflexion.

2) Etre bien avec soi, le bien-être moral et spirituel (avec le texte du prophète Jérémie et celui de Matthieu)
Quand Dieu s’adresse au peuple d’Israël à travers la bouche du prophète Jérémie, il ne lui annonce pas la guerre, pas l’humiliation, pas la mort. Il lui annonce la vie, il dit : « Mes projets pour vous, ce sont des projets de paix et d’espérance. » Le projet de Dieu pour nous, c’est la paix, et plus particulièrement, en pensant au thème d’aujourd’hui, la paix intérieure, la paix de l’âme, la paix du cœur. Autrement dit, le bien-être de l’âme et du cœur, le bien-être en nous, dans nos pensées, dans notre corps.

Qu’est-ce qui détruit en nous la paix intérieure ? Ce sont tout simplement les pensées. Les pensées de crainte (moi, avenir, les autres, le monde), de peur, d’angoisse, les pensées d’échec, de doutes, etc. Ces pensées sont comme des mauvaises herbes dans le jardin de notre cœur, ce sont des taupes dans le potager de notre âme.

L’évangile de Matthieu le dit très bien : « Mon Dieu, qu’allons-nous manger et boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? Aurons-nous un toit pour nous protéger ? De quoi sera fait notre lendemain ? Aurons-nous assez pour vivre ? » Matthieu nomme les trois soucis les plus importants de son époque : un toit, de la nourriture, des vêtements. Chacun pourrait rajouter ses propres soucis, ses propres craintes, ses propres angoisses...

Comment répond Matthieu ? Il dit : « Toutes ces choses, les païens s’en préoccupent sans cesse. Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Ne vous inquiétez pas. Soyez en paix. Ne vous laissez pas troubler par toutes ces questions, par toutes ces inquiétudes qui vous rongent, vous minent et vous empêchent d’être en paix. « Dieu sait que vous en avez besoin. » dit Jésus. Dieu sait. Dieu est là. Même si parfois on le sent lointain ou silencieux. Il est là comme un ami silencieux qui met sa main sur votre épaule et qui vous savoir par ce signe qu’il ne vous abandonnera pas. La paix intérieure découle de la confiance : je ne suis pas seul(e), je ne suis pas abandonné au destin, il est là, il m’accompagne, ma vie est entre ses mains.

Etre bien avec la création, être bien avec soi, voici encore quelques mots au sujet du 3ème volet de notre réflexion biblique sur le bien-être.

3) Etre bien avec les autres, le bien-être relationnel. Je pense, enfin, je crois que si je suis bien avec moi-même, si je suis en paix avec moi-même, je serai bien avec les autres. Ou, du moins, je chercherai, j’essaierai à être bien avec les autres, je chercherai la paix avec les autres.

Ce lien entre moi-même et les autres, l’apôtre Paul le dit d’une fort belle manière : « Autant que possible et dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec les autres. » Et il ajoute : « Cherchez ce qui est bien pour les hommes », en d’autre termes : « Cherchez le bien être de ceux qui vous entourent, qu’ils soient amis ou ennemis. » Quand Paul écrit qu’il faut faire du bien à ceux qui vous haïssent, il révolutionne la pensée de ce temps-là (et de tout temps, d’ailleurs) ; l’ennemi, c’est l’homme (la femme, le voisin, le patron) à abattre, un point, c’est tout. La révolution de Paul et de Jésus, c’est : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent ». Bien sûr, ce n’est pas aussi facile que ça ; il y a des situations où il faut se défendre et agir pour faire cesser le mal commis par une personne contre soi ou contre quelqu’un d’autre. Les choses ne sont pas toujours aussi évidentes, et on pourrait en parler longuement. Mais le principe fondamental est là, et il est là pour tous, et pour nous aujourd’hui : « Cherchez le bien-être de ceux qui vous entourent. »

Bien-être créationnel, bien-être personnel, bien-être relationnel, tout est dit ! Dernière pensée pour conclure : ce bien-être créationnel, personnel et relationnel n’est pas gagné d’avance ni pour une fois pour toutes. Tous les jours, ce bien-être est menacé par nos pensées, par une maladie, par un souci, ou par une parole, une attitude ou un acte malveillant. Le bien-être est quelque chose de fragile qui peut être rompu à chaque instant. Le bien-être est à conquérir chaque jour, c’est un combat, un objectif à recommencer souvent, à renouveler souvent, peut-être même tous les jours lorsqu’on passe par une épreuve difficile, lorsqu’on est assailli par découragement, lorsqu’on est tourmenté par des questions angoissantes. Bien-être à conquérir, bien-être à chérir, bien-être à protéger, bien-être à consolider par la confiance, la confiance en Dieu, en soi, en la vie. Seigneur, accorde-nous le bien-être quotidien !

Amen !

 


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