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Sea of Faith - Nouvelle Zélande : textes en français




Où Dieu s'en est-il allé ?

 

Where Did God Go?

 

Ian Harris

Membre fondateur du réseau Sea of Faith de Nouvelle Zealande

 


News letter de Sea of Faith - New Zealand
septembre-octobre 2014

précédemment publié dans le quotidien néo-zélandais Otago Daily Times
du 11 juillet 2014

 

 

Traduction Gilles Castelnau

 

25 juillet 2016

« Où Dieu s'en est-il allé ? » est la question posée il y a quelques temps en première de couverture du Time magazine, introduisant un article sur le déclin du christianisme historique en Europe.
C’est une question provocante, moins toutefois que celle que le Time avait posée en 1966 : « Dieu est-il mort ? ». Le fait que le magazine revienne aujourd’hui sur le problème montre qu’à l’époque la réponse n’avait pas alors été affirmative !

Évidemment  tout dépend du sens que l’on donne au mot « Dieu ».
A la question « Où Dieu s'en est-il allé ? », le Time apporte cinq réponses, en se cantonnant pour l’occasion au seul christianisme.


1. Dieu n’est allé nulle part

Même en Europe où la pratique religieuse a diminué et où la connaissance du christianisme s’est considérablement appauvrie, les gens pensent à Dieu comme créateur et soutien de l’univers, source de tout ce qui est bien et espérance du futur.
Les gens ont abandonné Dieu en masse (les traditionalistes diraient que Dieu ne les a pas abandonnés, car il ne serait plus alors le Dieu chrétien). Mais, comme on dit : « Pendant les travaux, la vente continue »


2. Dieu a abandonné les anciennes Églises historiques
Il se trouve désormais dans les groupes nouveaux moins rigides


Le Time note un frémissement religieux dans les rencontres informelles de dimensions parfois très réduites où les gens se sentent libres de penser leur spiritualité et leurs doutes sans subir de contraintes doctrinales ou éthiques.

 

3. Dieu est allé dans le sud
Philip Jenkins, spécialiste de l’histoire américaine et professeur de religion, pense que le christianisme est très loin de disparaître mais que son implantation dans le monde a subi un énorme changement, qui est passé inaperçu en Occident.
Il y a, par exemple, plus d’anglicans pratiquants au Nigeria qu’en Angleterre et la différence s’accroît.
Il faut noter que le christianisme qui se développe en Amérique latine, en Asie et en Afrique et qui compte déjà plus d’un milliard de fidèles, est loin d’être aussi ouvert et libéral que traditionnellement en Occident. Il est généralement très orthodoxe, attaché au surnaturel, souvent pentecôtiste, promouvant une éthique conservatrice et de style autoritaire.
Dieu est très vivant  et compris de manière très traditionnelle dans ce qui était autrefois les champs de mission.

 

4. La question est mal posée :
il n’y a jamais eu de Dieu extérieur au monde et à l’humanité et capable de s’en aller ailleurs
.

Il en a toujours été ainsi : les nouvelles époques amènent de nouvelles compréhensions de Dieu.
Lorsque des idées religieuses perdent leur force, elles s’effacent progressivement sans douleurs. Si l’idée que Dieu est une personne ne fonctionne plus à notre époque de réflexion expérimentale, elle disparaîtra et de nouvelles conceptions naîtront progressivement.
De nombreux esprits occidentaux se détournent aujourd’hui de la vieille image théiste de Dieu. ce qui ne nuit  en rien aux Églises dans la mesure où elles se sentent capables d’accompagner la recherche de leurs membres des nouvelles définitions de Dieu adaptées à notre monde séculier.

En voici justement une :

 

5. Concevoir Dieu de manière non-réaliste.
Il s’agit de ne plus concevoir Dieu comme un être réel ou objectif demeurant au-delà du monde et y intervenant régulièrement, mais plutôt comme une puissance réorientant notre existence et que nous concevons de manière subjective.
Dieu « non-réaliste » et néanmoins fort réel, est toujours re-imaginé et re-créé dans nos pensées modernes.

 

 


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