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L’hymne à l’amour

 

1 Corinthiens 13

 

prédication

pasteur René Lamey 

 

8 février 2016

Nous écoutons maintenant l’un des plus beaux passages de la Bible – c’est l’un des plus beaux parce qu’il parle du sentiment le plus beau – mais aussi le plus délicat, le plus fragile : l’amour.

I Corinthiens 13.
Je pourrais être capable de parler les langues des hommes et celles des anges, mais si je n’ai pas l’amour, mes discours ne sont rien de plus qu’un tambour bruyant ou qu’une cloche qui résonne.
Je pourrais avoir le don de transmettre des messages reçus de Dieu, je pourrais posséder toute la connaissance et comprendre tous les secrets, je pourrais avoir toute la foi nécessaire pour déplacer des montagnes, mais si je n’ai pas d’amour, je ne suis rien.
Je pourrais distribuer tous mes biens et même livrer mon corps pour être brûlé, mais si je n’ai pas d’amour, cela ne me sert de rien.
L’amour est patient, l’amour est bon, il n’est pas envieux, il ne se vante pas, il n’est pas orgueilleux.
L’amour ne fait rien de honteux, il n’est pas égoïste, il ne s’irrite pas, il n’éprouve pas de rancune ; l’amour ne se réjouit pas du mal, mais il se réjouit de la vérité.
L’amour permet de tout supporter, il nous fait garder en toute circonstance la foi, l’espérance et la patience.

Nous avons là un texte universel qui dépasse les clivages humains, ce sont des paroles qui s’adressent à tous, qu’on soit croyant ou non, qu’on soit chrétien, juif, musulman, bouddhiste ou sans religion.

C’est l’un des plus beaux passages de la Bible, avions-nous dit, oui mais c’est aussi l’un des plus difficiles à mettre en pratique, hier comme aujourd’hui !

Hier – c’était au milieu du 1er siècle de notre ère – il y avait à Corinthe une grande église fondée par l’apôtre Paul. Une grande église, une église florissante, une église où il y avait des gens doués, des gens qui savaient parler, des gens qui étaient connus dans toute la ville – on se pressait pour venir les entendre. Il y a avait même une certaine concurrence entre les différents prédicateurs qui venaient à Corinthe. C’était à qui savait le mieux parler, qui savait mieux que les autres toucher les foules, émouvoir leurs cœurs, faire vibrer les émotions. Et les églises faisait un classement (comme dans les émissions télé), les prédicateurs étaient notés, malheur à celui qui avait une mauvaise note, il pouvait quitter la ville sur-le-champ et tenter sa chance ailleurs. On déduit tout cela des deux lettres que Paul envoie au églises de Corinthe – dans plusieurs passages de ces lettres, il est obligé de défendre son ministère d’apôtre (on l’accusait par exemple de ne pas être un assez bon orateur).

Mais voilà, comme le dit le texte, il ne suffit pas de savoir faire de beaux discours. Des beaux discours, on en entend souvent, des belles déclarations, nos hommes et femmes politiques savent bien les faire, mais s’il n’y a pas les actes concrets qui suivent, toutes ces paroles, toutes ces promesses, toutes ces déclarations, c’est comme des cloches qui résonnent, c’est du vide, c’est de l’esbroufe, c’est de l’hypocrisie ! (attention, je n’ai pas dit que nos chers hommes et femmes politiques étaient des cloches !). C’est pareil dans les églises, il ne suffit pas de savoir faire des belles prédications ou homélies, encore faut-il que ceux qui les prononcent les vivent, les mettent en pratique !

Dans l’église de Corinthe, à côté de ceux qui classaient les prédicateurs, il y avait des croyants qui croyaient tout savoir sur tout (c’est peut-être les pires), il y en avait d’autres qui étaient prêts à donner tous leurs biens, même à sacrifier leur vie, mais, apparemment, le texte le sous-entend, leur motivation n’était pas sincère, ils étaient prêts à faire cela dans le seul but d’être admirés, et qu’on dise d’eux : « Ah, quels croyants extraordinaires, quel dévouement, quel renoncement ». Quelle était leur motivation ? Leur motivation, c’était la célébrité, la notoriété, la gloire des hommes.

Pour l’auteur de ces lignes, la seule motivation à nos actes, ce n’est pas la gloire, ce n’est pas la grandeur, ce n’est pas le succès, ce n’est pas une reconnaissance éternelle, ce n’est pas la vantardise, mais la seule motivation valable et juste et bonne, c’est l’amour.

Vous l’avez entendu, vous l’avez compris, l’amour, c’est pas de la tchatche, l’amour, c’est pas du bling-bling (ça résonne aussi !), l’amour, c’est une vertu, c’est une qualité, une qualité relationnelle. Aimer, par ex., c’est être patient envers l’autre – c’est peut-être plus difficile, parfois, de donner 500 euros à quelqu’un que d’être patient avec lui – aimer, c’est être honnête, simple, c’est être bon, compréhensif, respectueux, c’est être à l’écoute de l’autre – à l’écoute de ses soucis, de ses questions, de ses doutes, de ses joies, de ses rêves, l’amour, c’est être prêt à pardonner, c’est faire confiance à l’autre, c’est supporter l’autre, quoiqu’il arrive, c’est chercher ensemble ce qui est le mieux pour les deux (cadre du mariage), pour la famille, pour tous (cadre de l’église, de la société).

L’amour, c’est pas de la théorie, c’est pas seulement dire « Je t’aime et je t’aimerai toujours », l’amour, c’est de la pratique, ça se vit, ça se met en actes, ça se donne et ça se reçoit.

Le psychanalyste Jacques Lacan avait trouvé une belle formule, un peu énigmatique, certes, mais qui, à la réflexion, contient une profonde vérité ; Lacan disait : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ». Pourquoi ? Parce les preuves, c’est du concret…

Les roses fanent, les chandelles s’épuisent, les émotions et les sentiments vont et viennent, mais les actes, eux, restent, les actes sont témoins.

Ne laissez pas passer un seul un jour sans qu’il y ait un acte d’amour, un geste de tendresse, un geste de fraternité et d’amitié, une parole qui encourage, qui élève et valorise l’autre, un « merci » pour ce que tu es, pour ce que tu fais.

Apprenons à vivre dans cet amour concret envers nos frères et sœurs, envers notre prochain – c’est ainsi que nous rendrons gloire à Dieu et à Jésus-Christ ! Amen !

 

 


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