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Vivre avec l’invisible

Ton ombre m’accompagne et marche à ma droite...


 

Bernard Félix

 

Éditions « la Barre Franche »
120 pages – 13 €



20 janvier 2016

Bernard Félix est un protestant qui connaît bien la Bible et aime la lire et y réfléchir. Il la sonde dans ce livre sur l’invisible, l’au-delà, la vie après la mort et naturellement la Résurrection du Christ. Il ne confond pas l’invisible avec le surnaturel ou le miraculeux : le monde de Dieu est bien en nous.
Il vit toutes ces questions avec intensité car il a connu un deuil cruel dans sa famille et il étudie les paroles des écrivains bibliques – Paul, Jean, l’Apocalypse...- en s’y impliquant personnellement et son émotion devient nôtre.

Voici d’ailleurs quelques passages qui permettront au lecteur de s’en faire une idée.

 

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page 17

Il est certain que bien des chrétiens de différentes mouvances (les pentecôtistes, nombre d'évangéliques, mais aussi souvent les catholiques et cette liste n'est, hélas, pas limitative) prennent les miracles effectués par Jésus, voire par tel ou tel saint, voire dans telle ou telle grotte dite sacrée, comme la preuve première, tangible et incontestable de l'existence et de la puissance de Dieu. Ce, nonobstant les déclarations de son Fils comme celles que l'on vient de lire et qu'ils oublient ou dédaignent.

Le monde n'a guère changé depuis vingt siècles quant à cet appétit de miracles qui relève d'une religiosité terre à terre, sans véritable approfondissement de la nature de Dieu (cachée, mais l'est-elle vraiment ?).

L’évangile de Luc, quant à lui, introduit une nuance de taille en laissant entendre que seuls les disciples peuvent voir ce que Dieu désire qu'ils voient : Beaucoup ont désiré voir ce que vous voyez, mais ne l’ont pas vu.

 

 

page 28

Pleurs de Jésus

Tout ne serait pas fini ? Que nous montre Jésus et par quelles pensées meubler notre peine ?

Penser à la disparition complète de ce que l'on voit encore confusément, de ceux que l'on connaît et qui sont si proches, y penser après leur mort reste tellement douloureux ! Inversement, penser que ceux que l'on voit encore en vie et pour qui nous éprouvons quelque pitié, quelque compassion, quelque amour seront enterrés ou brûlés un jour prochain, cela aussi nous mène au bord des larmes.

Rappelons-nous Jésus revenant à Béthanie pour consoler Marthe et Marie de la perte de leur frère Lazare. Mais une consolation est-elle vraiment possible quand l'irrémédiable est arrivé, et depuis quelques jours ? La consolation, que Jésus offre d'abord aux deux sœurs quand il fait ouvrir le sépulcre pour revoir le corps de Lazare, c'est celle de ses propres pleurs.

Ce n'est peut-être qu'une pauvre consolation, mais la seule possible, la seule qui touche le cœur des sœurs endeuillées.

L’évangile de Jean montre ainsi Jésus partageant pleinement la douleur de celles qui restent :
Jésus pleura. Les Juifs dirent alors : Voyez comme il l'aimait.

 

 

page 94

Cependant, l'invisible peut surgir dans ce monde où nous vivons ; tout d'abord il peut être issu de la nature elle-même, de sa grandeur, de sa beauté qui a tant de fois frappé les humains. Bien des auteurs, dans différentes civilisations l'ont mentionné. Toutefois, c'est là sans doute un peu une fausse piste et je ne m'y engagerai qu'au terme de ce chapitre. Il faudrait, pour être certains de ne pas errer sans aboutir, une longue maturation, une longue réflexion.
Plus significatif sans doute, l'invisible se trouve gisant au sein de nos rapports quotidiens avec les autres humains et c'est alors qu'éclatent brusquement sa grandeur et sa beauté ; il nous communique de l'inattendu, du beau, de l'inexprimable (un fait de bonté ou de beauté), il nous pousse dans une joie sans mélange : c'est l'écoulement soudain de l'eau vive dans notre cœur.
Il fait appel peut être à un côté mystique de notre pensée (pas toujours), il est lié à des événements infiniment petits en apparence, ceux de la vie de tous les jours, où une illumination se produit.
Et où, parfois, il possède la caractéristique de pouvoir se renouveler sans doute de multiples fois. C'est d'autant plus utile que, sous son aspect premier, humble et discret, on pourrait ne pas le sentir vraiment, et passer à côté sans nous en apercevoir.

Entre les vivants, de telles communications peu attendues, voire improbables, se laissent ressentir, ressentir avec force, grâce aux éléments triviaux de la vie : une main qui est serrée, qui est longtemps gardée dans la nôtre, un coup de fil (aujourd'hui peut-être un SMS) où l'amour éclate, clamé avec insistance, une caresse sur une joue, un sourire, une présence inattendue dans un convoi mortuaire, un geste, un bras sur lequel on peut s'appuyer et venir contempler le paysage, la scène que l'instant offre encore à la vue, enfin un regard échangé surtout. Ces gestes, qui paraissent souvent anodins voire inutiles, ont parfois une résonance immense, et transforment en joie une douleur à peine avouée et cependant si présente au point qu'elle emplit toute la pensée.

Pensons au rôle décrit à la fin du chapitre 25 de l'évangile de Matthieu (j'y reviens toujours avec plaisir, le lecteur l'a compris !). Celui qui nourrit l'affamé, habille celui qui est nu, visite le malade ou le prisonnier etc., celui-là accompagne sans doute son aide par quelques gestes modestes ou par des paroles qui ont l'air de peu de choses et qui sont tout, qui ajoutent à ce sentiment de délivrance dont bénéficie ce pauvre homme en qui l'on est invité à reconnaître Jésus lui même.
En cet instant de face à face, passent une communion invisible et cependant profonde, une force qui soulage, qui soulage les deux personnages, une manifestation d'amour en somme, une grâce divine pouvons-nous dire encore assurément.

 

 

page 96

Gardons-nous maintenant d'une erreur où beaucoup de ceux qui cherchent la rencontre avec Jésus, avec Dieu peut être même, tombent malgré eux. C'est quand ils confondent cet invisible, dont nous nous efforçons de parler, avec le surnaturel. Ce sont deux catégories distinctes. Aux Israélites qui demandaient avec régularité à Jésus de prouver ses pouvoirs par des miracles, Jésus a toujours refusé d'en faire. On peut s'en étonner peut-être, mais il faut remarquer que ce type de réponses négatives a été une constante dans la vie terrestre de Jésus.

Dirons-nous que l'invisible doit être pris comme une donnée naturelle dans notre vie ? Oui, quand même cela nous étonnerait, oui si nous savons lui laisser la place pour s'introduire en nous, pour pénétrer notre esprit et en faire son aliment.

 

 

page 97

Jésus toujours vivant
Jésus toujours vivant au milieu de nous
N'est-ce pas là la résurrection qu’il a annoncée à ses disciples ?
Jésus toujours vivant au milieu de nous
C'est la nouvelle incroyable et si importante à vivre au long des jours.
C'est la découverte passionnante des disciples le jour de Pâques
et les jours qui ont suivi jusqu’à l’Ascension.
Sans doute est-ce un peu comme cette sortie de Dieu hors de sa transcendance.

 

 


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