Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

 

Repenser le salut aujourd’hui

 

Reclaiming Salvation for Today

 

Timothy Murphy

pasteur de l’Eglise (réformée) des Disciples du Christ
Pasadena (Californie)

 

Traduction Gilles Castelnau

 

11 janvier 2016

Le « salut » est un mot que les milieux libéraux n’aiment pas. Mais si on l’abandonne, il laisse un vide que d’autres remplissent d’idées contestables. Utilisons-le donc sans hésiter !

En Amérique on l’emploie le plus souvent pour dire : « être sauvé » sans préciser « de quoi » on est sauvé. Il est évident que c’est de l’enfer. Mais ceux d’entre nous qui en récusent l’idée ne disent pas alors de quoi on peut être sauvé. Parler de salut n’a pas de sens si on ne sait pas de quoi on parle.

Mais pourquoi devrait-ce être de l’enfer ? Dans le récit de l’Exode, les Hébreux sont sauvés de l’esclavage d’Égypte pour la liberté en Terre promise. Ils célèbrent Dieu comme leur sauveur qui les délivre de leurs oppresseurs. Il n’est pas question de l’enfer.

Toute réflexion sérieuse sur le salut a deux dimensions : on est d’une part sauvé de quelque chose de mauvais (l’esclavage par exemple) et d’autre part sauvé pour quelque chose de bon (comme la liberté). Les chrétiens progressistes (ou libéraux) mettent l’accent sur les situations qui nécessitent guérison et salut le plus souvent sur un plan collectif. Les guérisons individuelles arrivent également mais dans un contexte communautaire.
Par exemple des immigrés sans papiers ont besoin d’être sauvés du risque de voir leur famille séparée par les lois de l’État et d’être sauvés afin de vivre en sécurité dans leur nouvelle communauté.

Autre exemple. La vie sur notre planète a besoin d’être sauvée du désastre écologique et des perturbations climatiques et sauvée pour son épanouissement maintenant et à l’avenir. Dans ce cas le salut concerne toute la vie et dépasse les frontières de la vie humaine.

Il est fondamental pour comprendre le salut, de prendre conscience du dualisme de la situation dont est sauvé et de la situation pour laquelle on est sauvé. On peut aussi préciser comment ce salut arrive et à quel moment : maintenant ou dans le futur.

Dans le cas des immigrés sans papiers le salut arrive lorsque des gens s’impliquent dans leur histoire et luttent pour leur dignité et leurs droits, présents et pour les générations à venir.
Dans le cas des perturbations climatiques le salut arrive lorsqu’on lutte pour en finir avec les énergies fossiles, ce qui peut sauver des milliards d’être vivants dans les générations à venir.
C’est dans la vie actuelle, dans un mouvement collectif de libération de l’oppression et de guérison que l’on trouve un évangile vivant.

Il y a autant de formes de salut qu’il y a de situations dans le monde appelant à une délivrance. On ne peut pas séparer la vie spirituelle de la réalité sociale qui font partie du même ensemble. Les dissocier reviendrait à les affaiblir toutes les deux.

C’est à nous maintenant de remplir les cases vides de ce jeu du salut. Essayons-le seulement et voyons les endroits où l’Évangile se montre actif et vivant dans la vie de notre monde.

 


Retour vers "libres opinions"

Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

rtin Luther  

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.