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Qu'est-ce qu'une idole ?

 


Antoine Nouis

directeur de l’hebdomadaire protestant Réforme

publié le 12 novembre 2015

 

14 novembre 2015

L'attitude idolâtre ne se réduit pas à s'agenouiller devant la représentation d'un animal, un poteau sacré ou à un peu trop aimer l'argent ou le football, elle concerne notre rapport à l'essentiel.
Abraham Heschel a donné la définition suivante :
« Qu'est-ce qu'une idole ? Une chose, une force, une personne, un groupe, une institution, une doctrine ou un idéal que l’on regarde comme suprême. Or, un seul est suprême : Dieu. »

Le mot idole à la même racine que celui d'idéologie. L’idéologie est l’idole dans le domaine de la pensée. Nous pouvons la définir comme une pensée qui s'absolutise, qui ne critique pas son rapport à la réalité. L’idéologie est un système d'idées qui a les apparences d'une science, mais qui ne vise pas la connaissance, car elle est construite de manière à justifier une croyance donnée à l'avance. L’idéologue manifeste un attachement servile à des idées qu'il veut voir triompher.

Un exemple des dérives de l’idéologie se trouve dans le livre de Umberto Eco, Le Nom de la rose. Jorge, le bibliothécaire d'une abbaye, est animé par une égale haine de la philosophie et du rire. Il cache le second livre de la Poétique d’Aristote, qui fait l'éloge du rire, et empoisonne les moines qui veulent en faire la lecture, persuadé de le faire en fidélité à Dieu afin de mieux combattre le diable et ses œuvres. Guillaume, le moine philosophe chargé d'enquêter sur les crimes de l’abbaye, s'oppose au bibliothécaire et enseigne à Adso, son jeune disciple :
« Le devoir de qui aime les hommes est peut-être de faire rire de la vérité, faire rire la vérité, car l'unique vérité est d’apprendre à nous libérer de la passion insensée pour la vérité. »

Le rire, l'humour, la dérision sont des antidotes salutaires pour éviter qu'une idée se transforme en idéologie et qu'une théologie ne dérape vers l'idolâtrie. C'est ce qui faisait dire à Vladimir Jankélévitchl :
« L'humour exige de l'homme qu'il se moque de lui-même, pour qu'à l'idole renversée, démasquée, exorcisée, ne fût pas immédiatement substituée une autre idole. »

 


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