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Le Père Noël ou Jésus-Christ ?

 

Pasteurs !

7 dures vérités que vous devez dire à votre église

 

Pastors: 7 Hard Truths You Need to Tell Your Church


 

Stephen Mackey

 

19 juillet 2015

Il y avait une fois un couple de parents qui gardaient le secret.
« Le Père Noël vient bientôt,
chantaient leurs enfants, c’est si merveilleux qu’on ne peut pas y croire ».
Et les parents répondaient :
« Comme c’est bien ! »
Mais en même temps ils pensaient :
« C’est vrai, c’est si merveilleux qu’on ne peut pas y croire ».

Et puis un jour les enfants sont arrivés en larmes. Ils avaient appris la vérité.

De nombreux parents font de même et laissent leurs enfants croire au Père Noël en pensant qu'ils ne supporteraient pas la vérité.

Comme les enfants croient au Père Noël, il y a des gens qui croient certaines choses au sujet de Dieu et de la religion parce que c’est ce qu’on leur a toujours laissé croire ou parce qu’ils veulent que ce soit vrai. Mais finalement à force de patauger dans la boue de la vie, ils découvrent la vérité : la vie est dure et les choses ne sont pas comme ils croyaient.

En tant que parents, on doit dire à ses enfants la dure vérité que le Père Noël n’existe pas.
Et en tant que pasteur on doit dire à ses paroissiens la dure vérité.

Voici une liste de sept dures vérités qu’il faut dire, pour commencer.

1. Dieu n’est pas le Père Noël.  
Le psychologue David Pendergrass a exprimé cette dure vérité en disant que Dieu n’est pas un Père Noël cosmique. Il n’y a pas de bonne liste sur laquelle on est inscrit lorsqu’on a une bonne conduite et qui permet alors de recevoir de Dieu tout ce qu’on lui demande.
A partir du moment où on pense que la bonne conduite que l'on a eue nous mérite bien quelque chose, on cesse de considérer Dieu comme Dieu – Celui qui est notre Roi – et on commence à le regarder comme notre Père Noël.
Et on devrait bien écouter la dure parole de vérité : le Père Noël n’existe pas.


2. On ne sera pas toujours guéri.
C’est très bien de prier pour la guérison, celle des autres et la sienne propre. Mais Dieu n’est pas tenu de guérir toutes les maladies. Si c’était le cas et s’il exauçait toutes les prières de guérison, personne ne mourrait plus. La dure vérité est pourtant que toute vie doit finir. Nous serons tous, un jour des « pas guéris ».
Notre grande espérance n’est pas que nous échappions à la mort, mais que la mort n’est pas la fin de la vie : elle en est le commencement.


3. On ne sera pas toujours « béni »
Quand on dit de quelqu’un qu’il est « béni », c’est habituellement parce qu’il a un bon travail, ses enfants réussissent leur vie, il a de l’argent. Quand de telles choses arrivent, on parle de « bénédiction ». Au cas contraire on dirait qu’il n’est vraiment pas « béni ».
Il est vrai qu’il y a 2000 ans, bénédiction, richesse, épanouissement étaient des idées pratiquement synonymes. Mais un jeune maître est alors survenu qui disait autrement :
« Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. » (Matthieu 5.11)
Et lorsque son cousin Jean-Baptiste lui demanda de le sauver, il ne le fit pas mais dit :
« Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez :
les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »

La dure vérité est que la « bénédiction » n’est pas ce qui nous est arrivé mais ce que Dieu accomplit en Jésus et par lui.

4. Ce n’est pas pour vous  
Il est facile pour une église de se transformer en club sympathique, non pas tellement en un sens élitiste mais en « église pour nous », où l’on reçoit ce que l’on désire, ce que l’on préfère, notre confort, le petit monde qui est le nôtre où l’on décide qui peut venir et qui n’est pas accepté.
Le pasteur Jordan Easley, de l’église baptiste de Huston (Texas) a dit :
« La dure vérité est que l’église n’est pas pour nous, nos loisirs et nos divertissements. Elle est là pour chercher et guérir ceux qui sont perdus. L’église doit être un camp de réfugiés pour ceux qui sont perdus et qui souffrent. Elle doit être un lieu où l’on amène les gens qui souffrent pour qu’on s’occupe d’eux et où l’on va en chercher d’autres pour les amener aussi. Nous ne sommes pas dans l’église simplement pour rencontrer des amis. »


5. Le silence est bien 
Les chrétiens aiment célébrer la Résurrection le dimanche de Pâques. C’est d’ailleurs la raison d’être du christianisme. Le silence embarrassant du Samedi saint, jour où Jésus était dans le tombeau, a aussi, une grande importance. Les disciples étaient effrayés et hors d’eux-mêmes et ils pensaient qu’ils avaient perdu trois années de leur vie en suivant un faux messie.
Dieu est quelquefois silencieux. Ce n’est pas que l’on est « trop peu croyant » : c’est tout simplement que Dieu est silencieux. Et la dure vérité est que nous devons accepter ce silence.

6. Le christianisme n’est pas une question d’émotion, c’est un choix. 
Combien de fois a-t-on entendu demander : « Comment éprouver le sentiment d’être uni à Dieu ? ». Ce n’est pas une mauvaise question mais elle est inadaptée car lorsqu’on recherche un tel « sentiment », c’est lui qu'on adorons au lieu de Dieu.
La dure vérité est qu’être chrétien n’est pas de se sentir ému lorsque l’orgue joue ou que le pasteur prêche. C’est choisir chaque jour à nouveau  d’être fidèle à la personne du Christ.

7. Aucune méthode ne garantira un bon résultat. Il est facile d’enseigner aux gens des méthodes permettant, par exemple de d’apprendre et de mémoriser ce dont ils ont besoin. Mais il n’y a aucune méthode psychologique dans la Bible permettant d’acquérir le bonheur, le succès, la capacité d’une prière profonde etc.
La Bible ne propose pas une vie bonne, efficace, ou  riche. Elle propose une nouvelle vie.
Et la dure vérité est que cette nouvelle vie pourrait bien être différente de ce que nous attendions. On peut faire tout ce que l’Écriture enseigne et se retrouver au chômage, pauvre (ce qui n’est pas un péché), lutter contre la dépression et ne pas être quelqu’un de remarquable.
Ce que l’Écriture dit est que Dieu ne nous laissera pas orphelin (Jean 14.18). Quoi que la vie nous réserve, ce n’est pas seul que nous l’affronterons. C’est là le genre de promesse sur laquelle nous pouvons compter.


.


Les parents peuvent s’excuser auprès de leurs enfants pour ne pas leur avoir dit la vérité concernant le Père Noël. Mais la dure vérité est qu’ils leur ont menti.
En ce qui concerne les pasteurs, peu importe la raison pour laquelle ils n’ont pas dit la vérité – la dure vérité - à leurs paroissiens, la remarque est la même : ils leur ont menti. Ils les ont laissés s’aveugler par la légende du Père Noël !

 

Traduction Gilles Castelnau



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