Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

 

Ces réfugiés qu’on ne veut pas voir

 

 

Bernard Guetta

 

France Inter

18 mai 2015

 

 

18 mai 2015

Pour la France, et ce n’est pas à son honneur, ce sera donc « non ». Comme la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, comme la Grande Bretagne aussi qui voudraient tout simplement renvoyer ces malheureux dans les pays qu’ils ont fui, la France rejette la proposition de la Commission européenne d’instaurer un système de quotas de répartition des réfugiés entre les États de l’Union.
C’est son Premier ministre Manuel Valls qui est allé le dire samedi à Menton, en expliquant que cette proposition « n’avait jamais correspondu aux propositions françaises ».

Mais quelle est exactement l’idée de la Commission ? Elle consisterait, ou plutôt aurait consisté, à demander à tous les États membres de prendre leur part de l’accueil des réfugiés, plutôt que de laisser les seuls pays où ils arrivent par terre ou par mer, faire face aux difficultés logistiques et politiques que créent leur venue.

L’idée était de définir des quotas de répartition en fonction de la richesse, du taux de chômage et de la population de chacun des pays européens.
L’idée était, en un mot de créer une solidarité entre États membres à chacun selon ses moyens et ses possibilités.

Simple et juste, c’était une belle idée, mais même la France la refuse et entre les pays qui étaient trop heureux d’échapper au problème parce qu’ils sont loin des côtes méditerranéennes, et ceux dont les gouvernements craignent d’être accusés de « se soumettre comme dit Mme Le Pen à l’immigrationisme qui serait dans l’ADN de l’Union »  (oui, oui ce sont ses mots), le refus de cette proposition est en réalité massif. L’égoïsme des uns s’ajoute à la lâcheté politique des autres et ce piètre spectacle appelle quelques constats.

Lorsqu’on apprend qu’un navire de plus vient de couler en Méditerranée, avec des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, le réflexe unanime et sans doute sincère car l’émotion l’est, est d’accuser l’Europe, autrement dit les institutions communautaires et spécifiquement la Commission. Quelle honte ! Elle est belle cette Europe ! dit-on alors, en oubliant que la Commission ne peut rien faire que les gouvernements ne veuillent.

Quand la Commission tente, comme c’est le cas, de rappeler les gouvernements aux valeurs de l’Union, à leurs plus élémentaires devoirs, et que les gouvernements lui répondent de se mêler de ce qui la regarde, qu’entend-on en revanche ?
Où sont les forces politiques, les intellectuels de renom, les prestigieux journaux qui prennent la défense de la Commission contre les gouvernements ? On cherche.

Il y a des exceptions pour confirmer la règle, mais le silence est pesant car les gouvernements ne sont pas seuls à avoir la lâcheté de craindre la démagogie.

Et puis enfin quand ces forces qui ne veulent pas qu’on les qualifie d’extrême droite prônent de renvoyer ces réfugiés à la mort au nom, comprend-on de l’identité chrétienne de l’Europe, qui leur répond ? « chrétien » ? vous avez dit « chrétien » ? Bien peu de monde, en vérité, sauf François, sauf le pape. Mais c’est un excentrique, comme le Christ.

 

 


Retour vers "libres opinions"
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.