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Que ta volonté soit faite

 


Antoine Nouis

directeur de l’hebdomadaire protestant Réforme

publié le 26 juin 2014

 

27 juin 2014

Un sage avait reçu le don d'avoir les oreilles de Dieu. Chaque fois qu'une personne, ou qu'une Église, faisait une prière, il entendait ce que Dieu entendait.

Des hommes sont venus le voir et l’ont interrogé :
- « Nous disons beaucoup de prières, et nous avons le sentiment que Dieu ne répond jamais. Peux-tu nous expliquer pourquoi ? »
Le sage a répondu :
« Dieu entend votre prière. Mais il entend la prière de votre cœur, pas celle de votre bouche. Quand vous dites le Notre Père, voici ce que Dieu entend :

"Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que mon règne vienne,
que ma volonté soit faite.
Donne-moi aujourd'hui le pain dont j’ai besoin et ajoutes-y un peu de confiture, une maison, une grosse voiture, un travail prestigieux et de longues vacances.
Pardonne-moi mes offenses mais oublie-moi avec mes manques de pardon.
Ne viens pas trop regarder du côté de mes tentations et délivre-moi de tout ce qui me dérange et me gêne."

Et lorsque vous avez achevé votre prière, vous dites : Amen, en espérant que Dieu ne tardera pas à l'exaucer. »

Chaque fois que nous demandons à Dieu d'accomplir sa volonté, est-ce que nous désirons vraiment ce que nous demandons ? Dans l'évangile de Matthieu, la prière du Notre Père se trouve au centre du sermon sur la montagne qu'on peut relire comme un résumé de la prédication pratique de Jésus. Pour entendre ce que signifie la volonté de Dieu, nous pouvons commencer par relire le sermon.

Il s'ouvre sur les béatitudes qui appellent à un chemin de dépouillement intérieur. Elles parlent de bonheur, mais c'est un bonheur paradoxal qui repose sur la pauvreté de cœur, les larmes, la douceur, la soif de justice, la miséricorde, la douceur et la paix. Un bonheur qui se termine par le paradoxe des paradoxes : « Heureux êtes-vous lorsque l’on vous insulte, que l’on vous persécute et que l’on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. »

Le sermon se poursuit par ce qu'on appelle les antinomies qui sont la relecture de Jésus de la loi du Premier Testament : la réconciliation plutôt que la justice rétributive, la lutte contre la convoitise, la fidélité conjugale radicale, l'amour des ennemis et le refus de la violence.
Viennent ensuite les différents domaines de la spiritualité : l’aumône, la prière et le jeûne qui ne doivent pas être ostentatoires.
Le sermon se termine par la vie pratique : ne pas s'attacher à l'argent, ne pas s'inquiéter et ne pas juger.
La conclusion du sermon rappelle cette vérité fondatrice que toute bonne théologie doit d'abord être une théologie bonne, c'est-à-dire une théologie bienveillante (qui veille au bien) et vivifiante (qui porte la vie).
Enfin, Jésus rappelle qu'il ne sert à rien de se prétendre disciple si nous ne commençons pas par mobiliser toute notre énergie pour mettre en pratique sa parole.

Quand nous demandons à Dieu que sa volonté soit faite, c'est tout cela que nous demandons. L’imagerie populaire représente le Royaume de Dieu comme de longues vacances sur une plage de sable fin devant une mer turquoise à l'ombre des cocotiers, alors que, dans la Bible, le Royaume de Dieu, c'est d'abord un chemin d'appauvrissement intérieur pour devenir totalement disponible à l'Esprit et au prochain. Demander à Dieu que sa volonté soit faite nécessite un travail sur soi pour prendre conscience de ce que représente notre demande et pour arriver à désirer de tout notre être ce que nous demandons. Il n'est jamais innocent de prier le Notre Père, nous nous adressons à Dieu, mais aussi... à nous-mêmes

 


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