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La fillette qui avait peur de grandir

 

Marc 5, 21-24 et 35-43

 

 

Michel Leconte

 

 

4 février 2014

Marc 5.21-24 ; 35-43
Jésus dans la barque regagna l'autre rive, où une grande foule s'assembla près de lui. Il était au bord de la mer.Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui, l'ayant aperçu, se jeta à ses pieds et lui adressa cette instante prière :
-  Ma petite fille est à l'extrémité, viens, impose-lui les mains, afin qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. 24 J
Jésus s'en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait.
[...]
Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent :
-  Ta fille est morte ; pourquoi importuner davantage le maître ?36
Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue :
-  Ne crains pas, crois seulement.
Et il ne permit à personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques. Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris. Il entra, et leur dit :
-  Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.
Et ils se moquaient de lui. Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où était l'enfant. Il la saisit par la main, et lui dit :
-  Talitha koumi,
ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42
Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher ; car elle avait douze ans. Et ils furent dans un grand étonnement. Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose ; et il dit qu'on donnât à manger à la jeune fille.

 

Il me semble que dans ce texte, Jésus aide une jeune adolescente à sortir de l'enfance et à entrer dans la vie.

En effet, celle que Jésus appelle fillette a douze ans, c'est l'âge pour elle de quitter l'enfance et le monde paternel, c’est l'âge où en Israël, une petite fille devient nubile et commence sa vie de femme.

C'est pourquoi elle est terrorisée, rendue comme morte par la peur. Elle préfère se laisser protéger par son père si attentif si puissant et rassurant. Ce n'est pourtant nous dit ce texte, que si elle meurt à son père qu'elle vivra. Oui, il faut mourir pour vivre...

Le père, Jaïre, chef de la synagogue, sabbat après sabbat a parlé de Dieu et pourtant, là, il découvre qu'en fait il ne croit pas en la puissance vivifiante du Dieu qu'il est chargé d’annoncer. La mort lui apparaît comme étant la seule vrai réalité tangible et importante dont il faut protéger sa fille. C'est pourquoi, sans doute, il étouffe son enfant par son excès de sollicitude. En fait, Il ne croit pas vraiment au Dieu des vivants qui donne la vie en abondance, celle qui est plus forte que la mort.

Jésus, lui, au contraire, ne voit dans cette mort de la fillette qu'une étape transitoire (v 39). Et c’est pourquoi les gens se moquent de lui (v 40) : rire cynique et amer du désespoir pseudo-réaliste et sûr de lui-même. On tourne en ridicule la foi de Jésus en son Dieu donateur de vie. C’est surement un doux rêveur qui n’a pas les pieds sur terre... Devant cela, Jésus n’a d’autre issue que renvoyer ces gens tristes et mortifères qui transforment le monde en cercueil. Il faut absolument casser l'emprise de ces "gens qui pleurent et poussent de grands cris", c'est pourquoi Jésus les met dehors ! Il ne garde avec lui que les parents de la fillette qui désormais vont partager son secret.

Alors, Jésus prend délicatement la main de l'enfant et lui dit « lève-toi ! ». Ce verbe qui désigne la résurrection... Aussitôt la fillette se lève et comme le paralytique se met à marcher. Elle fait ses premiers pas dans sa vie personnelle autonome, enfin ouverte sur la vie, l'amour, la liberté et le bonheur.

 


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