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L'homme aliéné

 

Marc 5, 1-20

 

 

 

Michel Leconte

 

 

3 février 2014

Marc 5, 1-20
Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit mauvais sortit du cimetière à sa rencontre; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne; en effet, on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser. Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres.

Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de toutes ses forces :
-  « Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu très-haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet :
-  « Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait :
-  « Quel est ton nom ? »
L’homme lui répond :
-   Je m’appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays. 

Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus :
-  « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils s’étouffaient dans la mer. 

Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte. Les témoins leur racontèrent l’aventure du possédé et l’affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région. 

Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. Il n’y consentit pas, mais il lui dit :
-  « Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. » 

Alors cet homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration.

 

« La meilleure façon de connaître une religion, c'est de voir son effet sur l'homme quand elle parle de Dieu : son discours n'est jamais neutre. » (Eugen Drewermann).
L'homme, dans ce passage, est un homme aliéné qui ne peut pas avoir de contacts vrais avec les autres. Son démon impur l'oblige à s'enfermer dans le rôle d'un paria. On l'évite, on s'écarte de lui, on a honte de l'approcher. Lui-même se sent de trop, enfermé dans la haine et le refus de soi. Qui l'a ainsi enfermé dans son tombeau ? Qui lui a dit qu'il était un être dangereux ? Quelle peur l'habite pour repousser ainsi ce qui est beau et grand en lui ? Il en vient même à supplier Jésus de pouvoir continuer à ne pas vivre (v 5)... Quel système religieux et social l'a rendu comme mort parmi les morts ?

Jésus refuse ici dans ce textes fortement symbolique une religion dont le discours paralyse et qui justifie la possession, c'est à dire l'inhumain. Il ne peut supporter de voir cet homme vivre un véritable enfer, c'est pourquoi il surmonte ses résistances (v 8 et 9). La voix de Jésus s'élève forte et tranchante comme pour Lazare : « déliez-le et laissez-le aller » libre et vivant !

Par sa voix, Jésus s'adresse aussi à nous lorsque nous enfermons autrui sous le fardeau des « tu dois, il faut » qui écrasent.

Que signifie cela ? Rien moins que l'avènement d'une nouvelle ère : désormais, les êtres humains doivent comprendre que Dieu seul est leur maître, un Dieu qui veut les personnes vivantes et libres et non pas aliénées à des impératifs et des puissances sociales ou religieuses qui ne s'accordent pas avec la vie dont il veut que nous vivions.
Le Dieu qui est celui de Jésus, lui, est d'une tolérance infinie, il nous accompagne pas à pas jusqu'à notre libération plénière. Il n'est pas du côté de la raideur des scribes, des purs, des gardiens de la Loi, des gens aux bons principes intangibles.
Christ nous délivre de la peur, l'Etre nouveau, des temps nouveaux sont advenus ! Non, vraiment, Jésus n'enseigne pas comme les scribes ! Avec lui nos démons sont jetés aux porcs impurs qui s'enfoncent dans les abysses du chaos. Dieu crée....

 

 


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