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Le Dieu très-bas de Jésus-Christ

 

Luc 19. 1-10

 

 

Michel Leconte

 

 

3 novembre 2013

Luc 19, 1-10.
Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville.
Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus mais il ne pouvait y parvenir, à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut en avant, et monta sur un sycomore pour le voir, parce qu'il devait passer par là.
Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit :
- « Zachée, hâte-toi de descendre car il faut que je demeure aujourd'hui dans ta maison. »
Zachée se hâta de descendre, et le reçut avec joie.
Voyant cela, tous murmuraient, et disaient :
- « Il est allé loger chez un homme pécheur. »
Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit :
- « Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j'ai fait tort de quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. »
Jésus lui dit :
- « Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d'Abraham. »
Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

 

Jésus nous interpelle, il nous demande de descendre de notre poste d’observation et de quitter un regard objectivant de curiosité pour le rencontrer afin qu'il puisse venir habiter en nous et parmi nous. Il est le « très-bas » venu transformer le cœur des hommes au nom de Dieu.

En ce temps là, Jéricho, la ville la plus basse du monde (- 240 m) que Jésus traverse, était une ville prospère et riche car on y faisait la production et l'exportation du baume, une préparation aromatique sédative de la douleur. Zachée qui percevait les impôts des commerçants en se servant au passage et qui comme chef des percepteurs d'impôt devait prélever une taxe sur ce que ses subordonnés percevaient, étaient un homme très riche. Son nom signifiait en hébreu « pur et innocent », cela devait faire bien rire tout ceux qui le connaissaient ! Zachée était donc un homme puissant et faible, à la fois craint et méprisé, redouté et moqué. Un pécheur public, rituellement impur car, du fait de son métier, il fréquentait ces païens les romains, et un voleur qui spoliait les gens honnêtes, la quintessence du sale type : voilà le héros de cette histoire ! Cet homme incontournable est, de plus, affligé d’une petite taille, il est obligé de monter sur un arbre pour voir qui était Jésus ! Quelle dérision !

C'est pourtant cet homme-là qui attire l'attention de Jésus. Jésus qui ne craint pas de perdre sa pureté rituelle et sa réputation s'invite dans la maison de Zachée. Le « il faut », « dei » en grec, comme dans les autres occurrences des évangiles, fait référence au dessein de Dieu que Jésus accomplit. C'est « aujourd'hui » l'heure du salut, le « kairos », le moment de grâce pour cet homme détesté de tous. Jésus va manifester de manière éclatante le Dieu de grâce qui n'exige aucune repentance préalable du pécheur pour s'approcher et communier avec lui. Dieu, par Jésus, vient partager la table d’une crapule ! Inouï pour les religieux qui demandent contrition et réparation comme conditions sine qua non pour s'approcher de Dieu ! Mais tel n’est pas le Dieu de Jésus, le Dieu que Jésus rend réel. Ce qui ne veut pas dire que Jésus ne condamne pas l’escroquerie et plus encore le vol des pauvres. Zachée n’a pas besoin de Jésus pour savoir ça.

Zachée fait alors l'expérience joyeuse du Dieu compatissant et fou d'amour pour les hommes perdus. Il est aimé comme il est, tel qu'il est, « sans pourquoi »... C'est une joie et une gratitude éperdue qui conduit dès lors Zachée à rendre bien plus que ce que la Loi prescrivait en pareil cas : Zachée est profondément transformé par la grâce originelle de Dieu telle que Jésus la manifeste. Au contact de Jésus, il est devenu « un être nouveau », reconnu de Dieu, ressuscité. De pécheur qu'il était, il est désormais un vrai « fils d'Abraham », héritier de la promesse, un « fils de Dieu ». Telle est, en effet, la véritable conversion, elle résulte de se savoir aimé par Celui qui est au fondement de notre être.

Le Dieu très haut, le Dieu trois fois Saint est « descendu » avec Jésus chez ce fils perdu, chez ce pécheur. Comme pour le fils retrouvé ou la brebis perdue, quelque chose de la joie de Dieu a embrasé cette maison. Dieu s'est révélé comme le très bas bienveillant, rempli de compassion. Comment le rencontrer sans descendre là où il nous attend : chez nous, en nous, avec nous, au sein de notre monde ?

 


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