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Dieu de grâce

 

Luc 13, 1-9

 

Michel Leconte

 

 

28 octobre 2013

Il ne faut pas voir une sanction divine dans le malheur qui s'abat sur les gens, nous dit Jésus ! Dieu n'est pas comme cela. Nous l'avons, hélas ! conçu ainsi durant des siècles. Ce n'est que notre tenace sentiment de culpabilité qui nous fait concevoir ce Dieu de colère devant lequel nous n'avons plus qu'à nous soumettre en tremblant. Pourtant, Jésus dit aussi « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Serait-ce une menace de sa part ? Après avoir dit que la mort des Galiléens et des bâtisseurs de la tour de Siloé n'était pas un châtiment de Dieu, Jésus se contredirait-il lui-même ? Ce n'est pas possible. Méfions-nous du sens littéral...

Le mot de conversion signifie toute autre chose que le simple retour à de meilleures dispositions dans l'application de la Loi et de la morale. Il signifie un changement de regard sur Dieu et sur le monde. Jésus affirme donc : si vous ne changez pas votre vision de Dieu et si vous ne cessez pas de le voir comme celui qui châtie les pécheurs, votre vie entière sera surplombée et radicalement infestée par ce Dieu vengeur et mortifère, vous vivrez et mourrez alors dans la terreur de ce Dieu là. La véritable conversion, celle qui peut changer notre cœur en profondeur, consiste à découvrir avec Jésus le visage du Dieu aimant, amis des pécheurs et des publicains ; le Dieu de grâce, le Dieu qui aime chacun de nous indépendamment de nos qualités héritées ou acquises.

Le Dieu de Jésus n'est pas le maître rigide, rigoureux et impitoyable qui trop souvent règne dans nos cœurs comme le surmoi cruel de notre inconscient en recherche de punition. Ce Dieu là ne fait que susciter une peur paralysante et un sentiment de désespoir. Non, le Dieu de Jésus, lui, suscite la gratitude, la joie, la paix intérieure, la certitude d'être aimé par plus grand que soi. Dieu est vraiment plus grand que nos cœurs étroits et angoissés. Son amour bannit toute crainte. C'est pourquoi il est vraiment impératif et urgent de changer notre image de Dieu : c'est notre santé et notre bonheur qui en dépend. Je pense même qu'il y va de l'avenir du christianisme même...

Dieu est agapè, bienveillance et tendresse créatrice : telle est l'essence du Dieu de Jésus. Le péché suprême, celui contre lequel Dieu lui-même est impuissant et désarmé, c'est bien de ne pas parvenir à croire cela. Son ultime Parole est celle de la croix... Soyons comme le vigneron de la parabole, changeons d’Esprit car le temps presse !


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