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Ne dites plus « Dieu »

dites « SESVA »


Nous ne sommes jamais seul, « Dieu » est en nous

 

We’re Never Alone “God” is within us

 

Daniel Hatch

pasteur de l’Église unie du Christ des États-Unis
(United Church of Christ)
membre du réseau ProgressiveChristianity.org



1er novembre 2012

[...]
Alors que je baigne dans l’Église depuis mon enfance, ce n’est pas elle qui m’a fait connaître « Dieu » mais la nature. Au petit matin, alors que la famille dormait encore, seul et dans le silence, je m’émerveillais de l’ouverture d’une jeune feuille verte et je regardais les jonquilles qui surgissaient dans la neige.
[...]
En automne je voyais « Dieu » se révéler dans les feuilles des arbres qui passaient du vert à l’orange, au rouge, au jaune. Le ratissage des feuilles tombées a été la première pratique de ma spiritualité naissante et leur fumée lorsqu’on les brûlait était pour moi comme de l’encens. La chute silencieuse de la neige m’appelait à la prière et son balayage correspondait pour moi à une discipline spirituelle. La silhouette des branches nues des arbres se détachant sur la pleine lune nocturne était constituaient ma cathédrale.
Je voyais bien la force divine de la nature et j’y découvrais un Créateur immense qu’aucune église n’aurait pu contenir ni aucun dogme définir. L’Immaculée conception et la Résurrection corporelle de Jésus n’avaient pas place dans ma théologie de la nature. Comme j’accédais à Dieu par la nature, je ne savais pas que faire de Jésus, « chemin, vérité et lumière du Père ». D’ailleurs le terme de Père ne correspondait en rien à l’idée d’énergie universelle d’amour qui ne pouvait être ainsi limitée par un concept anthropomorphique et ne pouvait non plus être confiné en un certain endroit appelé « Ciel ».
[...]

 

Perspective historique


La notion de Big Bang change l’idée qu’on se faisait de la création. On sait maintenant que l’univers est en expansion rapide. Le télescope Hubble nous rapproche de l’instant du Big Bang, on sait qu’il y a un nombre énorme de galaxies au-delà de la nôtre et nous n’avons pas accès au « Ciel ». Notre connaissance de l’univers s’accroît de manière exponentielle et n’a plus de commune mesure avec le monde de nos ancêtres qui se limitait à leur ferme et à leurs champs.
Le paradigme de nos conceptions change – en gros – tous les 2000 ans. La période des années 4000 à 2000 avant JC était celle des divinité féminines. La période suivante jusqu’à la période du Christ était celle de Dieu ou des Dieux. Ensuite ce fut le temps des Fils, le Bouddha, Jésus et Mahomet. Actuellement nous entrons dans le temps de l’Esprit, le Qi, la Force, la Grande Puissance, l’Énergie spirituelle universelle.

 

SESVA

Les anciens Hébreux disaient « Yahvé » qui est un nom constitué des lettres qui désignent le « Dieu » qui dirige toutes choses. Dans cet esprit je dis SESVA pour désigner le Saint Esprit, Source de Vie et d’Amour. Chaque lettre se réfère à une réalité indéfinissable : la Divinité, l’Esprit, la Source, la Vie et l’Amour.

 

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La Trinité incarnée

Le point de démarrage pour penser SESVA a été que « Dieu » est autre. On pense habituellement que Dieu est extérieur à nous. Mais la Bible nous dit en Genèse 1 que nous sommes faits « à l’image de Dieu ». Jésus a dit à ses disciples que « le Royaume de Dieu est en (parmi) eux ». Nous sommes donc une incarnation de SESVA, la plénitude de SESVA dans les limites d’une forme humaine. Ce n’est évidemment que dans les limites de notre esprit humain que nous pouvons concevoir SESVA.
Étant donné la capacité finie et limitée de notre esprit humain incapable d’appréhender ce qui est infini et au-delà de toute compréhension, nous avons trois manière de parler de la nature de SESVA : création, incarnation, inspiration. Elles fournissent les seules pièces finies de la mosaïque infinie que nous pouvons essayons de découvrir de notre point de vue humain.

 

La création

D’où vient tout ce qui existe ? La réponse de la science à cette question trouve peut-être une avancée dans la récente découverte du Boson de Higgs. Mais l’humanité n’a pas besoin de preuves scientifiques. Il nous suffit des battements de notre cœur. Le premier signe de la vie d’un embryon – après l’invisible et silencieuse division initiale des cellules – est le battement de son cœur dans le ventre de sa mère qui se fait entendre aux environs de sa 5e semaine de vie. Il est clair que c’est SESVA , le créateur de la Vie qui fait battre ce cœur et qui continuera jusqu’à la fin son action vitale. De plus, ce battement de cœur est aussi une preuve indiscutable de l’amour inconditionnel de SESVA : que nous fassions le bien ou le mal, toujours SESVA fera battre notre cœur.
En effet SESVA, le créateur de la Vie demeure dans le cœur de chaque être humain sans tenir compte de la couleur de sa peau, de sa langue, de sa culture,de son orientation sexuelle, de ses capacités ou incapacités.

 

L’incarnation

La connaissance que nous avons d’être une incarnation de SESVA, notre foi à ce sujet, nos questions, tout passe par notre cerveau qui filtre toutes les informations provenant de notre langue, la culture dans laquelle nous sommes nés, nos études, notre profession, notre environnement social, nos expériences passées. Le but de notre incarnation est que nous devenions divinement humains et que nous développions au maximum notre potentiel humain. Nous prenons Jésus comme meilleur exemple d’une vie humaine ainsi accomplie. C’est pourquoi l’apôtre Paul appelait les disciples de Corinthe à « avoir l’esprit du Christ ».

 

L’inspiration

D’où viennent nos idées, nos rêves et nos réflexions ? Certains disent : de l’univers. En notre respiration puise l’oxygène de l’univers et purifie notre sang en rejetant le gaz carbonique dans l’univers. L’inspiration ne fonctionne-t-elle pas de la même manière ?
L’évangéliste Jean rapporte que dans son discours d’adieu à ses disciples, Jésus a promis de leur envoyer le saint Esprit « pour leur rappeler tout ce qu’il leur avait enseigné et les conduire dans toute la vérité ». En hébreu ancien, « rouah » signifie à la fois « souffle » et « esprit ». Il n’est donc pas surprenant que l’inspiration passe par la respiration sous le contrôle de SESVA
Nous pouvons d’ailleurs contrôler notre respiration dans une certain mesure et nous rapprocher de SESVA. Toutes les formes de méditation dans les diverses traditions religieuses, enseignent une respiration calme apaisante pour l’esprit et nous pouvons nous ouvrir à ce que la tradition chrétienne appelle le « Souffle de l’Esprit ». Le Psaume 46.10 dit :
« Arrêtez et sachez que je suis Dieu ».
Pour être vraiment humain, nous devons demeurer associés de cœur avec SESVA. C’est notre esprit qui conduit notre respiration et notre cœur ; il nous faut veiller à ce qu’il développe au mieux notre potentiel d’incarnation humaine comme Jésus l’a fait ou comme le Bouddha.
En résumé, l’humanité en collaboration avec SESVA, peut influencer notre respiration et est principalement responsable de développer la partie de notre cerveau qui s’efforce de trouver du sens à la vie en demeurant ouvert à l’inspiration. Nous sommes tous des incarnations divines de SESVA en esprit, corps et âme.

 

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Conséquences

Adoration

Si SESVA est en nous depuis notre premier battement de cœur, nous avons reçu une carte blanche perpétuelle et irrévocable pour l’adoration. Depuis notre premier cri, chacun de nos souffles a vocation d’être adoration car, nous l’avons dit, il est littéralement inspiration. De même, chaque expiration que nous accomplissons est une nouvelle prière de remerciement pour la guérison que nous recevons sans cesse. Les souffle que nous exhalons sont  l’expulsion des miasmes toxiques de notre esprit et de notre corps et ceux que nous inhalons rappellent notre vie intérieure constamment renouvelée.

Faites aux autres...
La règle d’or : « faites aux autres ce que vous aimeriez qu’ils vous fassent » est renforcée par le sentiment d’être une incarnation de SESVA. Si nous sommes vraiment convaincus que chaque être humain est une manifestation de SESVA, il est alors clair que chaque agression verbale, physique, émotionnelle ou psychologique d’un de nos prochains, est non seulement agression de la présence de SESVA en lui mais aussi destruction de SESVA en nous.
Il y a encore bien d’autres effets de notre communion divino-humaine avec SESVA et j’invite le lecteur à les discerner et à en vivre.


Post-scriptum : être chrétien
Jésus a donné les deux grands commandements :
« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Marc 12.29-31).
Il est clair pour moi que cette voie de SESVA que Jésus révèle est une voie de relation avec SESVA et avec l’humanité entière. En m’efforçant de la suivre, je suis bien un disciple de Jésus.

 

Traduction Gilles Castelnau

 

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