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Luc et Naomie Carlen

 

Cameroun


Une petite histoire bien réelle

 

 

Luc et Naomie Carlen

Naomie est animatrice sociale, Luc est infirmier, dans un dispensaire de l’Extrême Nord du Cameroun.

paru dans le mensuel protestant Mission de mai 2011

 

 

 

20 juin 2011

Il y a cinquante ans, lorsque la petite Mariam tombait malade à Pouss, sa famille la conduisait chez le guérisseur traditionnel, qui la soignait à l'aide de plantes, d'incantations magiques, ou d'un mélange des deux. Les chances de succès étaient limitées.

Il y a quarante ans, lorsque Mariam tomba malade, sa famille s'adressa aux « nassaras » (blancs), qui possédaient, disaient-on, les piqûres miracles. Elle fut conduite dans une case ronde, à proximité d'une chapelle. Là se réunissaient quelques chrétiens qui connaissaient un Dieu, lequel pardonne les péchés des hommes sans exiger d'eux des sacrifices. Mariam fut examinée, bien soignée, et guérit.

Il y a trente ans, quand Mariam devint enceinte, son mari fut d'accord qu'elle accouche à la maternité de la mission. Il avait compris que là-bas les mamans et leurs bébés mourraient moins souvent. La maman mit au monde un beau garçon.

Il y a vingt ans, lorsque le fils de Mariam eut un fort accès de palu, sa mère le conduisit toujours au dispensaire de la mission où l'infirmier, formé pour reconnaître et traiter les maladies courantes, intervint immédiatement et contribua à sauver l'enfant. Mariam, qui allait régulièrement à la consultation PMI (Prévention Maternelle et Infantile) organisée par le personnel du dispensaire, avait compris la nécessité de la vaccination, et suivait avec intérêt les explications.

Aujourd'hui encore, quand Mariam ou un membre de sa famille a besoin de soins, ils se rendent au dispensaire (ou à la maternité) de l'Église devenue indépendante pour avoir des soins de qualités. Un comité de santé, choisi parmi les gens du village, est alors appelé à gérer et à discuter des difficultés avec les responsable du centre.

Mais ce que Mariam ne saura jamais, c'est que de tels centres ont du mal à survivre. Elle ne comprendra pas non plus que la petite somme qu'on lui demande pour la consultation (300 fcfa = 0.45 ct d'euros) est loin de couvrir les frais de fonctionnement et le salaire du personnel. De même les problèmes d'importation des médicaments lui échapperont eux aussi. Comment pourrait-elle savoir ?

Ce qu'elle sait, par contre, c'est que beaucoup de gens du village continuent à se rendre chez le guérisseur ou se soignent à l'aide de plantes ou de racines récoltées dans la nature, sans en connaître bien ni les effets ni la posologie.

Elle sait aussi qu'ont peut se procurer des dizaines de médicaments différents (parfois exposés au soleil, de mauvaise qualité et d'origine douteuse) à presque chaque coin du marché ou au bord de la route, cela sans ordonnance, pour des prix dérisoires.

Elle sait aussi que certains, après avoir tout essayé pour se guérir, arrivent au dispensaire presque mourants, espérant un miracle qui ne vient d'ailleurs pas toujours... car c'est trop tard.

Bien que les mentalités n'aient pas beaucoup changé, le dispensaire de Pouss contribue à témoigner de l'amour du prochain. La population reconnaît qu'elle peut compter sur lui, sur une équipe médicale mise en place pour eux, et qui sert son Dieu.

 

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