Libre opinion
Mutilations sexuelles en Afrique
Article publié dans l'hebdomadaire anglican Church Times
17 mars 2011
Les mutilations sexuelles féminines demeurent « profondément enracinées dans la culture traditionnelle » de nombreux pays africains, dit Ed Beavan de l’Association internationale d’entraide « Feed the Minds » (Nourrir les mentalités).
L’association vient de publier un rapport sur la lutte de lutter contre les mutilations sexuelles féminines : Dans au moins 18 des 28 pays d’Afrique où lAassociation est à l’œuvre, la loi interdit ces pratiques mais celles-ci continuent néanmoins.
Trois millions de filles et de jeunes femmes sont mutilées sexuellement chaque année.
Il en résulte de sérieux problèmes de santé dont des complications lors de l’accouchement entraînant des décès de la mère et de l’enfant.
Le rapport dit aussi que de nombreuses autorités de ces pays sont conscientes de l’illégalité de ces pratiques et de leurs conséquences néfastes pour la santé mais ne peuvent réellement s’y opposer dans la mesure où ce sont « des coutumes ancestrales et communautaires ».
Les populations craignent également que les femmes qui n’ont pas subi ces mutilations soient nymphomanes, épouses infidèles et impures.
Les recherches de l’association montrent que la religion n’a qu’une très faible influence sur ces pratiques. « Il est clairement prouvé que l’Église représente un puissant élément dissuasif ».
Le Dr Katy Newel-Jones, co-auteure du rapport et directeur du programme de l’Association, dit que l’engagement contre ces pratiques est devenu urgent « sur le plan local, national et international ».
Il faut naturellement un effort d’éducation des communautés africaines et trouver des rites de passage alternatifs comportant célébration et instruction mais non mutilation.
Traduction Gilles Castelnau
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