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On pense à Dieu

avec le cerveau droit

 

 

Chanoine Hilary Wakeman

Cork, Irlande

 

Publié dans l’Irish Times du 7 mai 2002

 

 

28 octobre 2009

La plupart des gens croient en Dieu. La plupart des gens prient, au moins de temps en temps. Et pourtant l’Église chrétienne se meurt.
Elle se meurt parce que, d’une part, les gens n’ont plus envie de faire partie d’une organisation et que d’autre part ils désapprouvent maintenant l’organisation hiérarchique, autoritaire et sexiste de l’Église. Et fondamentalement en raison d’un changement de la foi en Dieu. Mais de cela, personne ne parle.
Dans les Églises catholique que protestantes, une crise fermente sourdement et commence à apparaître ici et là en ce qui concerne l’expression de la foi : de manière intellectuelle ou de manière plus intuitive.

C’est avec leur cerveau droit intuitif que les gens pensent à Dieu. C’est d’ailleurs pourquoi ils se sentent plus proches de lui dans la nature. C’est avec le cerveau droit que l’on saisit la beauté des cathédrales, de l’art religieux, de la musique. Et pourtant c’est par le cerveau gauche que les Églises s’adressent à nous, de manière rationnelle et verbeuse avec leurs prières, leurs lectures, leurs credo et leurs sermons.
« Dieu est compris par le cœur et non par la tête », a dit au 14e siècle l’auteur anonyme du Nuage de l’Inconnaissance.
C’est là le cœur du problème. Toutes les affirmations que l’Église a données de Dieu concernaient le côté gauche, analytique, du cerveau humain et c’est maintenant par leur cerveau gauche que les gens parlent de Dieu, qu’ils soient croyants ou incroyants.
Et pourtant ces affirmations proviennent de gens qui ont fait l’expérience l’expérience de Dieu, à l’origine, par leur cerveau droit.

Depuis plusieurs décennies, de nombreux penseurs, prédicateurs et professeurs ont vu le problème, on déclaré que « le roi était nu » et réclamé une réflexion nouvelle. Ils ont ressenti un manque d’honnêteté et un sentiment de culpabilité. La foi et la religion ne peuvent pas fleurir dans une telle ambiance.

La seule solution pour nous en sortir est sans aucun doute de trouver de nouvelles formes d’expression pour les vérités anciennes. Comprendre ce qu’elles voulaient réellement dire il y a deux mille ans et les reformuler de manière qui ne soit pas non crédible pour nos esprits actuels. Ce sont des concepts comme la divinité de Jésus, la Chute, la Réconciliation et la Résurrection qui écartent du christianisme les esprits rationnels et cultivés. En s’accrochant à des concepts vieux de deux mille ans – ce qui serait impensable pour tout autre sujet – l’Église décourage les gens de devenir disciples du Christ et membres du peuple de Dieu.

La divinité de Jésus-Christ. L’affirmation que « Jésus est Dieu » provient du cerveau gauche. Il est divin, un point c’est tout. C’est oui ou c’est non ? C’est vrai ou c’est faux. Un tel langage est inacceptable pour des esprits rationnels. Mais le cerveau droit permet de penser qu’il y a quelque chose de Dieu en chaque être humain. En certains, il y a beaucoup de Dieu. En Jésus il y avait tellement de Dieu qu’on ne pouvait pas dire où Jésus s’arrêtait et où Dieu commençait. C’est pourquoi on a commencé à parler de « divinité » à son sujet.

Troisième personne de la Trinité. Ceci est typiquement une expression du cerveau gauche. Il est difficile de ne pas visualiser une personne. Mais une expression plus intuitive venant du cerveau droit pourrait être « Esprit de Dieu », ce qui ne désigne pas une personne parmi les trois qui sont en Dieu mais une autre manière de désigner l’ « influence de Dieu ».

Les autres expressions orthodoxes, rigides, rationnelles que sont la Résurrection, la Réconciliation, l’autorité des Écritures, le péché et le pardon, peuvent toutes être exprimées  de manière adaptée à notre compréhension actuelle du monde et de nous-mêmes. On peut traduire parfaitement leur sens d’une manière qui ne s’oppose pas à la raison mais, à la manière du cerveau droit, fait droit au monde de l’art, de la poésie et de l’intuition.

Si nous réussissons à abandonner les anciennes formulations et si nous comprenons que Dieu est plus grand que tout ce que nous pouvons concevoir, alors nous serons les fidèles monothéistes que nous voulons être mais que nous n’avons, en fait, pas toujours été. 
Nous reviendrons au Dieu que Jésus le Christ « l’oint », connaissait et faisait connaître à ses disciples. Nous pouvons être en relation avec son esprit, car il est une partie de nous-mêmes et peut être en union avec nous exactement comme l’esprit d’un ami est une partie de nous par delà même la mort.
Nous pouvons continuer à partager ensemble le pain et le vin en souvenir de lui et connaître sa présence dans cette commémoration.
Les autres sacrements, les liturgies, les Écritures reprendront vie dans la mesure où nous nous ouvrirons à eux avec vérité et sincérité et sans croiser les doigts derrière notre dos.

Le christianisme vivra. Mais il faut d’abord que nous acceptions de parler entre nous ouvertement et honnêtement.

 

Traduction Gilles Castelnau

 

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