Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libres opinions

 

 

La foi de Jésus
ou la foi en Jésus ?

 

Croire ce que croyait lui-même Jésus et qu'il enseignait

ou croire ce que croyaient les disciples de Jésus ?

 

.

 

extraits du petit livre « Le protestantisme libéral »

de Jean Réville

professeur adjoint à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Paris

Paris
Librairie Fischbacher
33 rue de Seine

1903

 

 

 

16 juillet 2009


Voici quelques passages d’une grande clarté et d’une grande justesse qui montrent combien la réflexion biblique était plus avancée dans le grand public en France il y a un siècle qu’aujourd’hui ! Ce petit livre (aujourd’hui introuvable dans le commerce) dans une collection populaire le marque bien.

 

page 33

Le Christianisme authentique, c’est la religion du Christ, celle que Jésus a enseignée et qu’il a vécue, non pas celle que ses disciples ont, plus tard, construite sur sa personne et sur son œuvre. On éprouve quelque scrupule à énoncer une vérité aussi élémentaire. Et cependant il faut le faire, puisque les Églises l’ont sans cesse méconnue.

 

Page 36

L’étude du Nouveau Testament a montré que la plupart des livres qui le composent, ne nous apportent nullement l’écho direct de la parole de Jésus, mais des spéculations inspirées par le Christ à des hommes qui ne l’avaient jamais ni vu ni entendu. [...]

Il est certain que ce n’est pas dans l’Apocalypse que nous trouvons l’enseignement de Jésus. L’Apocalypse est l’œuvre d’un voyant exalté, qui décrit ce qu’il a appris en état d’extase, non pas ce qu’il a entendu de Jésus. Ce n’est pas davantage dans les Épitres de l’apôtre Paul. Paul n’a jamais vu Jésus, ne l’a jamais entendu. Le peu qu’il sait de lui, il le tient d’autres apôtres. Aussi bien y a-t-il dans les Épitres qui nous sont parvenues sous son nom, à peine une ou deux paroles de Jésus. Pour admirables que soient ses lettres, elles ne contiennent que des spéculations de l’apôtres ou de ses disciples à propos du Christ, rien qui émane directement de son maître. [...]

Jésus ne peut pas avoir à la fois enseigné les idées de Paul, celles de Jean, celles de l’Épitre aux Hébreux, celles de l’Apocalypse. Elles sont trop différentes, parfois même opposées, pour être l’écho d’une seule et même prédication.

 

Page 44

D’après les récits évangéliques, il n’est pas douteux que Jésus a cru à la fin prochaine du monde tel qu’il existait de son temps et à l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre dans un avenir peu éloigné ; il n’est pas douteux qu’il a admis l’existence des démons et qu’en guérissant des malades il croyait expulser des démons du corps de leur victimes. Il est certain que Jésus a eu sur la place de la terre dans l’univers et sur la situation respective de la terre et du ciel, les idées qui avaient cours parmi les Juifs de son temps. Ces idées ne sont plus les nôtres ; nous savons que le monde n’a pas fini peu de temps après la venue du Christ ; nous attribuons les maladies à des microbes et non à des démons. Il n’y a plus personne aujourd’hui, même parmi les chrétiens qui se croient le plus strictement soumis à l’enseignement littéral de la Bible, qui ait sur tous ces points les mêmes idées que Jésus et ses apôtres.
L’immense service que l’histoire scientifique nous a rendu, a été de nous persuader que les hommes, dans chaque période du passé, ont eu les croyances, les idées et les notions scientifiques de leur temps, qu’il est absurde de leur demander d’avoir eu les nôtres, que dans ce cas, aucun de leurs contemporains ne les eût compris et que l’existence eût été impossible pour eux dans les sociétés où ils vivaient.
Jésus a donc eu les connaissances que l’on pouvait avoir de son temps, chez le peuple juif. Son enseignement s’est produit sous les formes et dans les conditions que comportait le milieu où il vivait. Ce ne sont plus les nôtres et personne ne peut plus aujourd’hui y adhérer.

 

 

Retour vers "libres opinions"
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 


 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.