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Droit à l'avortement

Jean-François Akar


Forum de l’hebdomadaire protestant Réforme
26 mai 2022




30 mai 2022

 

 

Avant la loi Veil, la pathologie la plus ordinaire dans les hôpitaux était celle de femmes qui arrivaient au milieu de la nuit, sanglantes, affolées, et qui expliquaient être tombées dans l'escalier. Plus de 200 000 par an, victimes d'avortements clandestins et dangereux à cause de leur situation de détresse. [...]


Cette abominable « pathologie » a largement disparu. [...] C'est là un incontestable progrès pour la santé publique autant que pour le respect dû à la loi.


Car sans respect envers la loi, c'est la violence privée qui domine. Ceux qui remettent en cause ces progrès me paraissent d'une parfaite cruauté.


Qu'importe leurs nobles principes, le plus souvent invoqués, d'ailleurs, par des mâles qui sont le moins concernés, par définition.
L'Église romaine condamnait les relations sexuelles même entre époux s'ils prenaient des précautions contre une grossesse non désirée ; la mosquée Al-Azhar aussi... Cela fait rire désormais. Mais c'était la morale de l'époque.


Nos morales sont toujours d'origine humaine et donc contingentes même quand elles se prétendent d'origine sacrée. Ainsi, les mollahs en Iran obligent les femmes à se voiler la tête au nom du Coran ; mais hier, nos arrière-grand-mères ne seraient pas sorties « en cheveux » et sans gants.
Même les femmes les plus simples mettaient un fichu sur la tête. Et toutes étaient vêtues d'une robe cachant les chevilles. De nos jours...


La morale chrétienne se résume à une seule règle, résumée par saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux. »
Les autres règles sont de notre fait, et donc dépendent des circonstances qui varient dans le temps.


Justifier nos pratiques et nos « lois naturelles » soi-disant au nom de Dieu est le plus souvent un abus. « Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur. »


Jésus n'a jamais condamné ceux qui violaient ces règles, et lui-même guérissait le jour du sabbat : les pharisiens qui étaient pourtant de bons théologiens le lui ont reproché. Les pro-life américains leur ressemblent.

 

 

 


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