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La parabole du Semeur

 

Luc 8.5-8


pasteur René Lamey 


Église protestante d’Alsace et de Lorraine
Labroque-Schirmeck

 

 

10 février 2021

Luc 8.5-8
Un semeur sortit pour faire ses semailles. Pendant qu’il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin, furent piétinés par les passants, et les oiseaux du ciel les mangèrent.
D’autres tombèrent sur de la pierre. A peine eurent-ils germé que les petits plants séchèrent parce que le sol n’était pas assez humide.
D’autres grains tombèrent au milieu des ronces ; celles-ci poussèrent en même temps que les bons plants et les étouffèrent.
Mais d’autres tombèrent dans la bonne terre ; ils germèrent et donnèrent du fruit : chaque grain en produisit cent autres.
Et Jésus ajouta :
-  Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Fort bien, mais que devons-nous entendre, que devons-nous comprendre ?
Il semblerait bien que cette parabole nous montre, à travers des images bien parlantes, deux choses intéressantes et importantes.

D’une part, cette parabole nous présente une certaine manière d’agir de Dieu, et d’autre part, la parabole nous éclaire quant à la manière dont l’homme réagit à l’action de Dieu ! D’un côté, l’agir de Dieu, de l’autre, l’agir de l’homme.

I. Par quel moyen et de quelle manière Dieu agit-il ?
Si Dieu est le Semeur dont il est question dans cette histoire, son moyen d’action sera la semence. Et la semence – le texte nous le révèle un peu plus loin – c’est la parole. Dieu agit par la parole.
Dieu n’utilise pas le fouet. Dieu ne se sert pas d’une arme. Dieu n’emploie pas la force, ni la persuasion, ni le chantage, Dieu ne fonctionne pas avec le bâton de l’enfer et la carotte du paradis.
Dieu n’a que la parole à donner. Ce n’est pas grand-chose, une parole, juste quelques lettres mises bout à bout, mais quel sens dans ces lettres, mais quel effet cette parole peut avoir dans une vie !
Cette parole, on la trouve dans la Bible bien sûr, mais on la trouve aussi, en tout cas pour celui qui sait l’entendre, dans la parole du prochain, dans les paroles d’un livre, dans les notes d’une musique... On peut entendre la « parole » dans les circonstances de la vie, dans les multiples événements de la vie, dans des choses parfois aussi insignifiantes... qu’une fleur... Avez-vous déjà écouté une fleur, ou un arbre, ou le vent, oui la pluie ?
Par ex : si un jour vous penchez votre oreille sur une fleur, et que vous commencez à écouter ce qu’elle vous dit, elle vous parlera de la terre, du soleil, des nuages, de la pluie, du vent, elle vous racontera la formidable aventure de la vie, elle vous dira l’extraordinaire force de la vie, et vous vous relèverez heureux... On vous prendra pour un fou ou pour une folle, mais qu’importe, vous aurez eu le bonheur de respirer quelques instants le parfum de Dieu !
Comment Dieu nous fait-il part de sa parole ? Comme un semeur qui répand à tout vent ses graines ! C’est-à-dire que Dieu propose sa parole. Il ne l’impose pas, il ne l’inflige pas, il la présente comme une offre, comme une invitation, comme un appel, comme un don.
Par sa parole, il cherche à attirer notre attention, il souhaite notre adhésion, une adhésion libre et volontaire. Par sa parole, il cherche à provoquer une réaction de notre part, il aimerait nous attirer dans la direction de son plan qui est de vivre en accord avec soi-même, avec les autres, avec la vie, avec Dieu.
Parfois on entend cette expression : « L’homme propose, Dieu dispose. » Aujourd’hui, j’aimerais retourner cette parole, parce qu’elle correspond mieux à la réalité : « Dieu propose, l’homme dispose ». C’est la liberté de l’homme. C’est là aussi sa responsabilité. C’est là aussi son drame parfois quand il dit « non » à l’invitation de la parole de la vie.

II. La parabole du Semeur nous interpelle : que fais-tu de la parole ? Courtement, en reprenant l’image des quatre terrains :
1) Tu peux fermer les oreilles, tu peux refuser la parole. Mais tu marcheras dans les pierres, tu marcheras à côté du chemin.
2) Tu peux l’accepter d’abord et la rejeter ensuite. Mais tu passeras à côté de la réalité, tu passeras à côté de la vie, à côté du bonheur.
3) Tu peux l’accepter d’abord et l’oublier ensuite. Mais ta vie sera pauvre, même si tes poches sont pleines.
4) Enfin, tu peux l’accepter et la laisser germer et grandir en toi. Comment ? En te demandant :

- qu’est-ce que cette parole – celle que j’entends dans la Bible, celle que j’entends à travers l’autre, celle que je perçois en regardant autour de moi, en écoutant autour de moi – signifie pour moi ?
- qu’est-ce que cette parole touche en moi ?
- qu’est-ce que cette parole peut changer dans ma vie ?
- qu’est-ce que cette parole peut faire fructifier dans ma vie ?

III. Un, deux, trois, quatre terrains, et une deux, trois, quatre attitudes envers la parole de Dieu. Un, deux, trois, quatre, mais nous ne passons pas nécessairement de l’un à l’autre dans l’ordre chronologique.
Dans une journée, selon les paroles que j’entends, je peux passer par les quatre terrains. Dieu, ou la vie, ne cesse pas de nous placer devant des choix, des possibilités, des portes peuvent s’ouvrir, des chemins peuvent être suggérés. Parfois nous disons « oui », parfois nous disons « non », parfois on y va joyeusement et on se rétracte en cours de route.
Ce choix, nous avons à le faire quotidiennement : c’est comme un match de foot (ça, c’est pas une parabole de Jésus !) : ou bien on reste sur le banc des remplaçants ou bien on entre dans le match. Qu’est qui est le plus facile ? Mais aussi, qu’est-ce qui est le plus passionnant, le plus exaltant : rester sur la touche ou foncer dans le match de la vie ?
Une question pour terminer : qu’est-ce qu’une vie réussie ? Est-ce une vie où l’on a remplit nos coffres de billet et de lingots d’or ? Une vie où l’on a été célèbre ?

D’après notre parabole d’aujourd’hui, une vie réussie est celle où la parole de Dieu, la parole de la vie a été accueillie et dans laquelle cette parole a produit de l’effet. Et l’effet, c’est l’ouverture confiante à la vie, à Dieu et aux autres, l’effet, c’est une vie pleine, une vie orientée par les paroles et l’exemple de Jésus-Christ.
Ce n’est pas une vie qui sera toujours et nécessairement facile, ce n’est pas une vie sans problème ni soucis, mais c’est une vie féconde, une vie vécue dans le 4ème « terrain de foot » de la vie et de la foi, une vie à l’écoute de la parole, une vie qui met la parole en actes.
Soyez non pas le 1er terrain, ni le 2e, ni le 3e, soyez pleinement et entièrement le quatrième terrain !
Amen !



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