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La Petite Trousse de Sagesse…


Les leçons de la pâquerette

 


pasteur René Lamey 


Église protestante d’Alsace et de Lorraine
Labroque-Schirmeck

 

 

30 septembre 2020
 
Il y a beaucoup de pâquerettes sur le pré à côté du presbytère. Elles ne sont pas disséminées par-ci par-là au gré du hasard, mais elles forment plutôt des groupes, des « clans », à l'image des villages de nos campagnes.
Un jour, j'ai imaginé être une de ces petites pâquerettes, je me suis glissé dans une de leur « tribus », et j'ai laissé venir à moi impressions et ressentis...

Petite fleur parmi les autres, me laissant bercer par la douce brise printanière, j'ai eu le sentiment qu'en vérité, il ne fallait pas grand-chose pour vivre bien et être heureux.
Alors que nous mettons – gaspillons ? – beaucoup d'énergie à être vu, entendu, écouté, admiré, à être quelqu'un d'autre que nous-mêmes, dans le but de nous conformer aux attentes des autres et de la société, la pâquerette, elle, ne cherche pas à être autre chose. Elle est une pâquerette parmi les autres pâquerettes. Son souci n'est pas de sortir du lot.

Voici ce qui importe pour elle – ce qui devrait importer pour nous :

- être bien enraciné dans la terre nourricière. Questions : quelles sont nos « racines » ? Dans quelle « terre » les plongeons-nous ? Sont-elles profondément ancrées dans le sol ? Avec quoi nourrissons-nous notre vie ?

- être bien entouré. Aucune des pâquerettes sur le pré ne semblait isolée. Ce n'est pas le cas dans notre société où la solitude, à tout âge, en est un des grands maux. Ce n'est pas le nombre d'amis qui compte (cf. le leurre des pseudo-amis de Facebook), mais la qualité de l'amitié et de l'amour que nous pouvons donner et recevoir. Comme les pâquerettes, entourons-nous de personnes qui nous respectent, nous aiment et nous font du bien.

- s'adapter. La pâquerette, comme toutes les plantes, ne cherche pas à changer la météo, mais elle fait avec : quand il fait beau, il fait beau, quand il pleut, il pleut. Elle ne râle pas, elle s'adapte. Sa tige est fine et ténue – un petit enfant peut facilement l'arracher du sol – mais c'est un avantage vital. Certes, la tige est fragile, mais cette faiblesse lui confère une grande souplesse qui lui sauve la « vie ».
Quand le jardinier est venu passer la tondeuse, j'ai cru que c'en était fini, que mes « constellations » de pâquerettes allaient être décapitées en un rien de temps. Que nenni ! Quand l'horrible et bruyante machine s'est approchée, qu'ont fait mes jolies et frêles pâquerettes ? Elles ont courbé leur tige, elles ont bien baissé leur tête, et dès que le terrible engin s'est éloigné, elles se sont relevées les unes après les autres. Ouf ! Belle leçon pour nous, n'est-ce pas ?

Je ne dis pas qu'il faut être passif quand le malheur s'abat sur nous, mais il est des « orages » qu'il faut simplement laisser passer. Se rebeller à chaque coup du sort n'est pas toujours efficace ; au contraire, on y laisse beaucoup d'énergie et notre santé physique et morale peut en faire les frais. Parfois, il vaut mieux courber l'échine et laisser passer la tempête...

- ouvrir sa corolle à la chaleur du soleil. Sous l'astre brillant, les pâquerettes s'en donnent à cœur joie. Elles sont pleinement ouvertes, pimpantes, souriantes, heureuses et épanouies (on aimerait être comme elles, non ?)

Pourquoi sont-elles si rayonnantes, si bienheureuses ? Parce qu'elles mènent une vie simple et saine : elles ont de l'eau, du soleil, la nourriture de la terre, elles se contentent du nécessaire, dorment quand le soleil se couche, se réveillent quand le soleil se lève.

Moralité (si l'on peut dire) : mon Dieu, que nos vies sont compliquées ! Moi, dans une prochaine vie, je veux être une pâquerette ! Mais avant cela, il serait déjà bien d'appliquer à ma vie les leçons de ma chère petite fleur...
 
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