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 Libertés religieuses
ou droits des femmes

 

 

Sarah Rozenblum

chercheuse en santé publique

 

extraits d’un article du Monde
publié le 21 juillet 2020

 

Les juges ont autorisé le déremboursement des contraceptifs
pour motifs religieux ou moraux, au détriment de la santé des femmes.

 

26 juillet 2020

La Cour suprême des États-Unis a récemment validé l’une des réformes les plus controversées de l’administration de Donald Trump, autorisant les employeurs à s’opposer au remboursement des contraceptifs au nom de « valeurs morales ou religieuses ».
Ce jugement du 8 juillet consacre la supériorité des libertés religieuses sur les droits des femmes.

[...]

La Cour suprême a également invalidé une loi de l’Etat de Louisiane restreignant l’accès à l’avortement le 29 juin.

[...]

En vertu du Contraception Mandate voulu par Barack Obama et inscrit dans l’Affordable Care Act, les employeurs étaient en effet tenus depuis 2010 de proposer à leurs employées une assurance prenant en charge les frais des contraceptifs et des procédures de dépistage de certains cancers. Cette réforme a bénéficié à plus de 56 millions de femmes dont les pilules et stérilets n’étaient jusqu’alors pas ou mal remboursés.

Rappelons qu’aux Etats-Unis les frais de santé de près de 49 % d’Américains sont couverts par le biais de leur employeur. Un système largement remis en cause depuis le début de la crise sanitaire, durant laquelle 36 millions d’Américains ont perdu leur emploi et, de facto, leur assurance-santé.

Ce jugement du 8 juillet va priver entre 70 000 et 126 000 femmes de leurs moyens de contraception. Selon la juge Ruth Bader Ginsburg, il peut contraindre des centaines de milliers de femmes à se tourner vers des contraceptifs moins efficaces, voire à y renoncer.

Les juges : en majorité des hommes vieillissants
Aux États-Unis, seulement 42 % des femmes qui utilisent la pilule le font à des fins strictement contraceptives ; 58 % d’entre elles y ont également recours pour soigner divers maux, tels que les douleurs menstruelles, l’endométriose, les kystes ovariens ou encore l’acné, qui peuvent considérablement altérer la qualité de vie de celles qui en souffrent.
Au-delà des grossesses non désirées, cette jurisprudence va donc induire une dégradation de l’état de santé des femmes qui usent de la pilule et d’autres contraceptifs pour soulager des douleurs chroniques parfois intolérables.

Ces considérations n’apparaissent (brièvement) que dans l’argumentaire de la dissidente Ruth Bader Ginsburg. Elles traduisent une méconnaissance profonde des usages des contraceptifs au sein d’une Cour composée à majorité d’hommes vieillissants.

[...]

Consacrant la supériorité des libertés religieuses sur les droits des femmes, ce jugement satisfait l’électorat évangélique qui a porté Donald Trump au pouvoir en 2016.

[...]



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