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Libre opinion

 

Ne répondez jamais

au mal par le mal

 

Épitre aux Romains 12.17-21

 


pasteur René Lamey 


Église protestante d’Alsace et de Lorraine
Labroque-Schirmeck

 

 

7 juillet 2020

Romains 12.17-21
Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes. Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû.
Mais voici votre part : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire.
Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien.

A l’époque de l’apôtre Paul, les chrétiens de Rome n’ont pas la vie facile, loin de là. C’est même une période des plus terribles pour ceux et celles qui ont embrassé la foi chrétienne. Être chrétien, à ce moment-là, était presque synonyme de martyr, c’est-à-dire de mort violente dans les arènes de Rome. On a tous en tête ces vieux films, ces vieux péplums comme on les appelait, des films qui mettaient en scène les violences, les souffrances, les morts horribles dont étaient victimes des hommes, des femmes, des enfants, des familles entières juste pour assouvir la soif de sang et de folie des Césars romains.
Il est donc assez facile d’imaginer les questions que se posent ceux qui ont réussi à fuir ces massacres, questions que Paul a entendu d’une manière ou d’autre.
Quelles pouvaient être ces questions ? (demander)...
Pourquoi ? Pourquoi nous ? Pourquoi on nous tue alors que nous n’avons commis aucun mal, alors que nous sommes de bons citoyens romains ? Pourquoi nous fait-on du mal ? Et comment répondre à ce mal ? Pouvons-nous prendre les armes et défendre nos femmes et nos enfants, défendre notre vie ? Pouvons-nous nous venger ? Pouvons-nous tuer ceux qui nous mettent à mort ? Devons-nous nous laisser faire comme des moutons faiblards et lâches sans riposter, sans rendre coup pour coup ?
Ce sont de bonnes questions, ce sont des questions très difficiles à entendre et encore plus difficiles à répondre.
L’apôtre prend une position qui ne devait pas être très répandue à l’époque, où chacun se promenait avec une dague sous sa tunique.
Paul va totalement à contre-courant des pratiques de l’époque (et peut-être de toute époque). La position de l’apôtre est en ce sens, très moderne : face aux questions des chrétiens de Rome, Paul propose quatre choses, quatre choses extrêmement délicates à mettre en pratique :

1) Face à la violence de l’Empire romain tout-puissant, Paul oppose la non-violence : « Ne répondez jamais au mal par le mal », ce qui veut dire : ne prenez jamais l’épée pour vous défendre contre ceux qui viennent vers vous avec l’épée. Autrement dit : quand les soldats viennent vous chercher, n’opposez pas de résistance, laissez-vous emmener.

2) La deuxième chose que dit Paul : Je vous montre l’arme que vous devez employer pour contrer la violence dont vous êtes l’objet : cette arme, c’est... le bien. « Faites ce qui est bien devant tous les hommes. Sois vainqueur du mal par le bien. » dit l’apôtre Paul.
Pas facile, mais précis, et qui donne une direction claire : faire le bien.

3) Troisième chose : au sujet de la vengeance. On pourrait aisément comprendre l’envie de vengeance de ceux qui ont pu en réchapper et qui veulent maintenant à leur tour faire du mal aux familles de ceux qui les ont torturés ou violentés.
La vengeance est tellement humaine, tellement ancrée dans le cœur de l’être humain. « Œil pour œil, dent pour dent », telle était ou est toujours la terrible devise des hommes.
Paul s’oppose à la vengeance. A quoi cela servirait-il de se proclamer chrétien si on use des mêmes armes que l’ennemi ?
Que dit Paul : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. »
Cela signifie que la vengeance appartient à Dieu. c’est lui qui exercera la vengeance, c’est lui qui fera justice. Paul ne veut pas que les chrétiens aient les mains pleines de sang et le cœur rempli de méchanceté.
C’est une cœur rempli de bonté que souhaite Paul : au mal, il faut opposer la bonté ; aux actes méchants dont vous êtes victimes, répondez par des actes de bonté : « Si ton ennemi à faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire. »
La conscience du méchant ne sera pas touchée par la violence, elle sera touchée par la bonté. Elle sera ébranlée et transformée par l’amour.
Paul demande une grande foi aux chrétiens qui souffrent : laissez agir Dieu. Mais en même temps, cette foi conduit à la paix, la paix du cœur, la paix de l’âme.

Vous l’avez peut-être déjà vu : ceux qui contestent sans cesse, ceux qui font des procès à tout le monde, sont-ils heureux, sont-ils en paix ? Même quand ils gagnent le procès, ils ne sont pas heureux dans leur cœur. Et on le sait : aux Etats-Unis, ceux qui assistent à la mort des meurtriers qui ont tué un membre de leur famille ne sont apaisés après l’exécution. La vengeance sous quelque forme que ce soit n’apporte pas la paix.
La confiance en Dieu est la seule chose qui peut vraiment apaiser le cœur.

4) Et c’est justement la paix qui est le 4ième chemin que propose Paul. Il écrit : « Autant que possible, vivez en paix avec tous les hommes ».
« Autant que possible » : Paul n’est pas idéaliste, Paul n’est pas un doux rêveur ; il sait que la paix, ce n’est pas un chemin facile. On met parfois des années à proposer la paix à ceux qui nous ont offensés ou fait du mal, on met parfois des années à trouver la paix.
« Vivez en paix », en cela Paul rejoint Jésus, notre maitre, notre modèle qui a dit : Soyez des artisans de paix. Soyez des semeurs de paix. Répandez la paix autour de vous.
La paix, oui, c’est la marque du chrétien. Pensées de paix, paroles de paix, gestes de paix.
La paix, c’est le souhait de notre Dieu - la Bible dit que c’est un Dieu de paix - c’est aussi ce que Jésus, nous a transmis : être témoins de l’amour de Dieu, être témoins de la paix.
Être artisans de paix, dans nos familles, dans nos Eglises, entre les Églises, entre les peuples, entre les hommes ; il n’y a pas d’autre alternative, pas d’autre choix. Mais… c’est le meilleur choix, parce c’est le choix de Dieu, c’est la volonté de Dieu pour nous aujourd’hui, et pour les générations à venir.

Voulez-vous être heureux ? Bien sûr ! On aimerait tous être heureux ! Alors écoutez Jésus : « Heureux ceux qui répandent autour d’eux la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. »

Amen !



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