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Vendredi-Saint

culte et sainte-cène

 

 


pasteur René Lamey 

 

 

9 avril 2020

En ce Vendredi Saint particulier, nous sommes confinés chacun chez soi, mais nous voulons quand même prendre le temps de suivre Jésus et ses disciples dans ces moments sombres de leur vie, comme si nous étions avec Lui, avec eux… comme si nous étions un disciple marchant à côté de Jésus...

Sainte-Cène. Je vous invite aussi à vivre la sainte-cène chez vous, seul ou en famille. De toute façon, vous n’êtes pas seul. Au moment de la cène, fermez les yeux, imaginez que Jésus est là, chez vous, à côté de vous. Imaginez aussi la présence des frères et sœurs de votre paroisse, mais aussi la présence des frères et sœurs des paroisse du monde entier.
Préparez du pain, du vin, ou du jus de raisin. Mettez une bougie sur la table.

N’ayez pas peur de célébrer la Cène chez vous ; vous y êtes autorisés. Pour nous, protestants, il n’est pas besoin de prêtre pour célébrer la communion. La seule condition requise : un cœur humble, sincère et ouvert.

Musique - cantique
Mettez de la musique douce (celle de votre choix)
Si vous avez un recueil de cantique, chantez ou lisez simplement les paroles.

 

 

Culte


Musique

Marc 14.1-2
On était à deux jours de la Pâque et de la fête des pains sans levain. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi cherchaient un moyen de s’emparer de Jésus par ruse et de le faire mourir. Car ils se disaient :
- « Il ne faut pas agir pendant la fête, pour ne pas provoquer d’émeute parmi le peuple. »


Qui est cet homme qui inquiète tant les chefs religieux ? Qu’a-t-il dit, qu’a-t-il fait, pour susciter autant de haine et de crainte de la part des responsables religieux ? Pourquoi le faire mourir, quel délit a-t-il commis ? Il a commis le délit d’aimer tous ceux et celles qui venaient à lui sans distinction de classe, de race et de religion. La peuple a sa faveur, le peuple l’aime, le peuple n’aimerait pas qu’on l’arrête en pleine fête. Oui, qui est celui pourrait provoquer une émeute ? Il a un nom. Il s’appelle Jésus...

 

Musique

 

Marc 14.3-9
Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon, le lépreux. Pendant le repas, une femme s’approcha de lui, tenant un flacon d’albâtre rempli d’un parfum de nard pur de grande valeur. Elle cassa le col du flacon et répandit le parfum sur la tête de Jésus.
Quelques-uns s’en indignèrent et murmurèrent entre eux :
- « Pourquoi gaspiller ainsi ce parfum ? On aurait pu le vendre et en tirer plus de trois cents pièces d’argent, qu’on aurait données aux pauvres. »
Et ils ne ménagèrent pas leurs reproches à cette femme. Mais Jésus dit :
- « Laissez-la donc tranquille ! Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Ce qu’elle vient d’accomplir pour moi est une belle action.
Des pauvres, vous en aurez toujours autour de vous, et vous pourrez leur faire du bien quand vous le voudrez ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. Cette femme a fait ce qu’elle pouvait. Elle a d’avance embaumé mon corps pour préparer mon ensevelissement.
Vraiment, je vous l’assure, dans le monde entier, partout où l’Evangile sera annoncé, on racontera aussi, en souvenir de cette femme, ce qu’elle vient de faire. »



Le vase est brisé. Le parfum est répandu. On s’en offusque. On se plaint. On critique. On juge. Mais on n’a rien compris au geste d’offrande que commet cette femme. En brisant le vase, elle donne ce qu’elle a de plus précieux. Le vase est brisé, mais la vie d’un homme sera aussi brisée. Cet homme va donner ce qu’il a de plus cher, sa vie, mais il le fait librement, il le fait par amour pour ceux qu’il aime, il le fait pour nous. Une femme a tout donné. Un homme a tout donné. Qu’allons-nous donner en retour ? Quelle sera notre offrande ?

 

Musique

Marc 14.27-31
Jésus leur dit :
-  Vous allez tous être ébranlés dans votre foi, car il est écrit : Je frapperai le berger et les brebis s’enfuiront de tous côtés. Mais, quand je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.
Alors Pierre lui déclara :
- « Même si tous les autres étaient ébranlés, moi, pas ! »
Jésus lui répondit :
- « Vraiment, je te l’assure, aujourd’hui, oui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m’auras renié trois fois. »
Mais Pierre protesta avec véhémence :
- « Même s’il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai pas ». Et tous disaient la même chose.


Pour répondre à ton appel, Seigneur, Je t’ai suivi sans détour
Sachant combien ton amour est fidèle, Je te promets qu’en retour
Je donnerais ma vie, sans hésiter, plutôt que trahir ma foi
Tous pourraient t’abandonner mais quant à moi je ne te renierai pas.
S’il nous manquait ton appui, Seigneur, vers qui irions-nous ?
C’est toi qui as les paroles de vie, Nous te suivrons jusqu’au bout
Et Pierre ajoute‹ :
-  Envers et contre tout
Jésus lui répond :
- Tu ne pourras me suivre maintenant, pourtant un jour tu le feras.
Mais cette nuit, tu verras : Lorsque le coq chantera tu auras nié me connaître, par trois fois
Pierre :
-  Non, je ne te renierai pas
Christ :
-  Non, tu ne tiendras pas... Mais je ne te renierai pas. Je viendrai vers toi, Pierre, et quoi que tu ais commis, je te relèverai.

Musique

 

Marc 14.32-42
Ils arrivèrent en un lieu appelé Gethsémané. Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je vais prier.
Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il commença à être envahi par la crainte, et l’angoisse le saisit. Il leur dit :
- « Je suis accablé de tristesse, à en mourir. Restez ici et veillez ! »
Il fit quelques pas, se laissa tomber à terre et pria Dieu que cette heure s’éloigne de lui, si c’était possible : Abba, Père, pour toi, tout est possible. Eloigne de moi cette coupe ; cependant, qu’il arrive non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux.
Il revint vers ses disciples et les trouva endormis.
Il dit à Pierre :
- « Simon, tu dors ? Tu n’as pas été capable de veiller une heure ! Veillez et priez pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible.
Il s’éloigna de nouveau pour prier, en répétant les mêmes paroles. Puis il revint encore vers les disciples et les trouva de nouveau endormis, car ils avaient tellement sommeil qu’ils n’arrivaient pas à garder les yeux ouverts, et ils ne surent que lui répondre.
Lorsqu’il revint pour la troisième fois, il leur dit : Vous dormez encore et vous vous reposez ! C’en est fait ! L’heure est venue. Le Fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous et allons-y. Car celui qui me trahit est là.

 

Vous dormez ! Vous avez été baptisés, vous avez suivi le Christ, vous avez la foi, vous êtes dans l’Eglise, mais vous dormez...
Vous avez oublié mon nom, mon message de compassion et de fraternité ne vous touche plus, vous n’avez pas veillé, vous n’avez pas prié et maintenant votre vie de foi est encombrée, submergée par tant de choses inutiles, par tant de soucis matériels, par tant de pensées futiles.
Vous dormez, vous n’avez pas su garder les yeux ouverts, ouverts sur l’Évangile, ouverts sur la vie, ouverts sur mon amour.
Vous dormez ! Réveillez-vous frères et sœurs, debout, allons-y, suivons le Christ dans son chemin de mort et de résurrection ! Que tout homme, que toute femme proclame avec honneur que Jésus-Christ est le Seigneur !

 

Musique

 

Jésus est arrêté par les soldats. Il est mené devant les autorités religieuses et politiques. On se moque de lui. on l’injurie, on le torture et on décide de lui ôter la vie. Il est emmené sur le mont Golgotha, et voici ce que dit l’Évangile de Marc.

 

Marc 15.25-41
Il était environ neuf heures du matin quand ils le crucifièrent. L’écriteau sur lequel était inscrit le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ». Avec Jésus, ils crucifièrent deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Ceux qui passaient par là lui lançaient des insultes en secouant la tête, et criaient :
- « Hé ! toi qui démolis le Temple et qui le reconstruis en trois jours, sauve-toi toi-même :
-  « descends de la croix ! »
De même aussi les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les spécialistes de la Loi ; ils se disaient entre eux :
- « Dire qu’il a sauvé les autres et qu’il est incapable de se sauver lui-même ! Lui ! Le Messie ! Le roi d’Israël ! Qu’il descende donc de la croix : alors nous verrons, et nous croirons ! »
Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.
A midi, le pays tout entier fut plongé dans l’obscurité, et cela dura jusqu’à trois heures de l’après-midi.
Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte :
- « Eli, Eli, lama sabachthani ! » ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
En entendant ces paroles, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
- « Voilà qu’il appelle Elie. »
Un homme courut imbiber une éponge de vinaigre, la piqua au bout d’un roseau et la présenta à Jésus pour qu’il boive, en disant :
- « Laissez-moi faire ! On va bien voir si Elie vient le tirer de là. »
Mais Jésus poussa un grand cri et expira.
Alors, le rideau du Temple se déchira en deux, de haut en bas.
Voyant de quelle manière il était mort, l’officier romain, qui se tenait en face de Jésus, dit :
- « Cet homme était vraiment Fils de Dieu ! »
Il y avait aussi là quelques femmes qui regardaient de loin. Parmi elles, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques le Jeune et de Joses, ainsi que Salomé. Quand il était en Galilée, c’était elles qui l’avaient suivi en étant à son service. Il y avait aussi beaucoup d’autres femmes qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

 

Et toi, étais-tu aussi là-haut, près de la croix. As-tu vu Jésus sur la croix ?

 

Moment de silence où chacun peut se placer devant Jésus et lui dire ce qu’il a dans son cœur

 

Musique

 

Sainte-Cène

Le centurion romain qui proclame sa foi en Jésus, les femmes qui ont suivi Jésus en se mettant à son service, n’avons-nous pas là les éléments essentiels du repas de la sainte cène ?
Quelques heures avant ces tragiques événements, Jésus avaient rassemblé ses disciples pour le repas de la Pâque juive. L’Évangile de Marc en a gardé le souvenir :

Au cours du repas, Jésus prit du pain puis, après avoir prononcé la prière de reconnaissance, il le partagea en morceaux qu’il donna à ses disciples en disant :
- « Prenez, ceci est mon corps. »
Ensuite il prit une coupe, remercia Dieu et la leur donna. Ils en burent tous.  Alors il leur dit :
- « Ceci est mon sang, par lequel est scellée la nouvelle alliance : il va être versé pour beaucoup d’hommes. »

Comme le centenier romain, comme les femmes au pied de la croix, nous sommes rassemblés ce matin autour du Christ qui donne sa vie pour nous. En partageant le pain, en buvant à la coupe, nous voulons aussi proclamer notre foi, suivre Jésus et nous mettre à son service…
C’est maintenant le temps de Dieu, c’est maintenant le temps de la rencontre avec le Christ.
Formons l’Eglise de Jésus, partageons la vie du Christ.


Fraction - Elévation

Le lecteur, sans être pasteur ni prêtre, peut prononcer lui-même ces paroles ou les lire sans les prononce lui-même.

En rompant le pain :
Voici le pain de vie rompu pour toi; qu’il te donne la force et le courage de vivre et de croire !

En élevant la coupe :
Voici la coupe de la nouvelle alliance ; que ta foi soit renouvelée, que ton cœur soit comblé !

 

Communion

Partagez le pain et la coupe autour de vous dans le silence et le recueillement…

 

Action de grâce

Que le Dieu d'amour qui a partagé son amour avec nous, renforce notre amour pour les autres. Que le Fils qui fit don de sa vie nous fasse la grâce de partager notre vie avec les autres. Et que l'Esprit Saint, demeurant en nous, nous accorde pouvoir et force d'être toujours là pour les autres.

 

Musique

Marc 15.42-47
Le soir venu - c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat -  Joseph d’Arimathée arriva. C’était un membre éminent du Grand-Conseil qui, lui aussi, vivait dans l’attente du royaume de Dieu. Il eut le courage de se rendre chez Pilate pour lui demander le corps de Jésus.
Pilate fut surpris d’apprendre que Jésus était déjà mort. Il fit appeler l’officier de service et lui demanda s’il était mort depuis longtemps.
Renseigné par le centurion, il autorisa Joseph à disposer du corps.
Celui-ci, après avoir acheté un drap de lin, descendit le corps de la croix, l’enveloppa dans le drap et le déposa dans un tombeau taillé dans le roc. Puis il roula un bloc de pierre devant l’entrée du tombeau.
Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où il le mettait.

 


Est-ce la fin ? La belle et dramatique aventure du Royaume de Dieu s’arrête-t-elle là ? Le chef, le meneur, le maitre est mort. L’espoir d’un monde nouveau est englouti dans les ténèbres du tombeau. Il n’y a plus qu’à rentrer chez et se lamenter et pleurer…
Est-ce vraiment la fin ? Mais regardez ! L’aube pointe déjà. Un nouveau jour est sur le point de renaître. L’espoir est encore permis. Une lueur nouvelle, une vie nouvelle est sur le point de jaillir des tombeaux ! Amen !

 

Bénédiction

Seigneur,
Fais de ma vie une bénédiction.
Que mes mots bénissent.
Que mes actes bénissent.
Que mes gestes bénissent.
Que tout en moi soit une bénédiction.
Alors le bien se répandra de moi à un autre et d’un autre au monde. Amen.

 

Musique finale

 



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