Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

Angleterre

« Blood Sisters »

Soeurs de sang

 

Angela Neustatter

 

« J'ai commencé à fumer du crack. Je me sentais puissante et invincible »

 

15 juillet 2008
Une adolescente londonienne vient d'être jugée
pour avoir poignardé une autre adolescente de son âge. La question des gangs de filles violentes fait les grands titres de la presse britannique.
Angela Neustatter révèle l'existence de ce monde inquiétant de jeunes femmes exploitées et terrorisées.

En voici quelques extraits.

.

 

[...] A mesure que son gang se développait, Amy s'efforçait d'égaler les garçons : « J'étais même être plus forte qu'eux, plus sauvage, parce que je devais faire mes preuves. Je me mêlais de tous les actes de violence - et tout ce que faisaient les garçons, je faisais plus. Comme tout le monde disait que j'étais mauvaise je le devenais vraiment. Et j'étais respectée, quoique je me rende compte aujourd'hui que les garçons me traitaient parfois vraiment mal ».

Elle cachait les armes des garçons, elle leur fournissait des alibis, leur procurait leur drogue et couchait avec eux quand ils voulaient.

« Quand on est vraiment désespéré, comme nous l'étions pour la plupart, on accepte n'importe quoi, du moment que cela nous fait un peu aimer. Les garçons nous traitaient comme des chiennes, nous faisaient coucher quand ils voulaient, et nous faisions tout ce qu'ils exigeaient de nous. »

Amy dit qu'elle n'a jamais eu d'amies parmi les autres filles du gang : « on était en rivalité les unes avec les autres sur tous les plans et en particulier pour coucher avec le garçon le plus fort ».

Elle était quand même « associée » à un groupe de filles. Elles circulaient en ville et provoquaient des bagarres avec « les autres filles qui avaient de plus belles chaussures, de plus jolies boucles d'oreilles ou tout simplement parce que nous n'aimions pas leur manière de se tenir avec les garçons ». [...]

Comme les garçons, les filles entrent dans un gang pour y trouver une identité et aussi parce que c'est la meilleure manière de se sentir protégée quand on vit dans une banlieue difficile. Il y a aussi une forme de solidarité.

« Les gangs dont j'ai fait partie me semblaient les seuls lieux au monde où je recevais un peu de sécurité et de solidarité. Mon besoin de me sentir désirée et acceptée était très fort dans un monde où on me traitait de racaille »

Ceci explique la forte implication de ces filles dans les gangs, dit David Wilson, professeur de criminologie à l'Université de Birmingham. Les jeunes qui ont grandi dans des situations sociales difficiles et dans la pauvreté « ne se sentent pas protégés et soutenus par le monde des adultes et ils se réfugient donc les uns auprès des autres ».

 

The Guardian du 4 juillet 2008

 

Traduction Gilles Castelnau

 

Retour vers libres opinions
Vos commentaires et réactions

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.