Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

Reconnaissance

 

Luc 17.11-19

 

 

prédication


pasteur René Lamey 

 

 

17 octobre 2019

Luc 17.11-19
Alors qu’il se rendait à Jérusalem, Jésus longea la frontière entre la Samarie et la Galilée. A l’entrée d’un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre ; ils s’arrêtèrent à distance et se mirent à le supplier à haute voix : - Jésus, Maître, aie pitié de nous !
Jésus les vit et leur dit :
-  Allez vous montrer aux prêtres !
Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris.  L’un d’eux, quand il se rendit compte qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à pleine voix. Il se prosterna aux pieds de Jésus, face contre terre, et le remercia. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus dit :
-  Ils sont bien dix qui ont été guéris, n’est-ce pas ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s’est donc trouvé personne d’autre que cet étranger pour revenir louer Dieu ?
Puis, s’adressant à ce Samaritain, il lui dit :
-  Relève-toi, et va : parce que tu as eu foi en moi, tu es guéri.

 

Quand on regarde bien le texte, on peut constater qu’il y a deux parties, deux parties qui nous parlent de deux attitudes que nous pouvons avoir dans la vie.

1) Dans la première partie du texte, on rencontre des lépreux. Combien étaient-ils ? Dix hommes qui avaient la lèpre. La lèpre est une maladie terrible. On perd les sensations dans les mains, les pieds, on se coupe, on ne sent rien, ça s’infecte et il faut amputer. Dans le temps, les lépreux étaient chassés des villages, ils devaient se réfugier dans les grottes. Ils n’avaient pas le droit de s’approcher des villages on leur apportait de la nourriture.

Aujourd’hui, du moins chez nous, en France, il n’y a plus de lèpre, en tout cas, pas la maladie qui touche le corps. Mais il existe une autre sorte de lèpre, et celle-ci nous parle de la première attitude qu’on peut avoir dans la vie. Parce que :
Que font les 1,2,3...: il se plaignent, ils gémissent, ils râlent. Ça, cette lèpre-là, nous la connaissons bien : c’est la maladie de la plainte. Il y a des gens qui se plaignent de tout : de la météo (trop chaud, trop froid – et au lieu de voir le ciel bleu, ils se plaignent déjà des nuages noirs qui se lèvent à l’horizon), de la nourriture (trop chaud, trop, pas assez salé, trop salé), de leurs petits bobos, de la politique, de la religion, de la télévision, du voisin de la voisine, du président, des ministres, du maire, et de quoi encore ?

Ils sont comme les lépreux du texte ; ils se tiennent à distance des autres, ils observent les autres, et que font-ils ? Ils passent leur temps à critiquer, à juger – comme les commères des villages qui sont assises à leur fenêtre et qui disent du mal de tout ce qui passe : tu as vu comment elle est coiffée, tu as vu comment elle est habillée, tu as vu leur nouvelle voiture, tu as vu leur enfants comme ils sont mal éduqués, tu as vu la couleur de leur peau, ce sont des étrangers, ils viennent prendre notre boulot, ils ont plus d’argent que nous, etc., etc.

Je résume : la première partie du texte nous décrit une attitude que nous connaissons bien : la plainte, la critique, le jugement, la médisance (dire du mal des autres, colporter des rumeurs fausses pour faire du mal), mais aussi l’égocentrisme, l’égoïsme, car :

2) Que disent-ils, ces dix lépreux : Seigneur, aie pitié de nous ; en d’autres termes : « Seigneur, guéris-nous. » Nous aussi, on peut faire des prières égoïstes : « Seigneur, guéris-moi, garde-moi en bonne santé, Seigneur, protège-moi, Seigneur, protège ma famille, Seigneur, fais que je gagne au Loto (mais pas mon voisin, Seigneur, fais ceci pour moi, Seigneur, fais cela pour moi... »

On devrait plutôt dire : « Seigneur, guéris-moi de la plainte, du jugement, de la critique, de l’égoïsme ».

Que dit Jésus : « Allez-vous montrer aux prêtres » Pourquoi Jésus leur dit-il cela ? D’après la loi juive de ce temps-là, seuls les prêtres pouvaient examiner les lépreux et dire s’ils étaient guéris ou non.
Les 1,2,3 lépreux s’en vont, et en chemin, miracle, ils se rendent compte qu’ils sont guéris. Ils n’ont plus la lèpre, ils sont à nouveau en bonne santé, c’est formidable.
Et que font-ils alors ? Ils continuent leur chemin. Ils ont déjà oublié que Jésus est à l’origine de leur guérison. Sauf un ! Sauf un.

Il est écrit : « L’un d’eux, lorsqu’il se rendit compte qu’il était guéri, revient sur ses pas en louant Dieu de tout son cœur. Il se prosterna aux pieds de Jésus, face contre terre et le remercia. » (v.15)

Voilà une belle prise de conscience ! Il se rend compte... Il a pris le temps de se regarder, de regarder autour de lui. Et il a fait demi-tour. Il est venu dire le « mot magique » : merci. Il a éveillé son cœur à la reconnaissance, il a éveillé son esprit à la gratitude.
Il a été guéri de la plainte. Il est maintenant plein de reconnaissance : il porte un autre regard sur la vie, sur les autres, et sur lui-même.

Nous tous, on a parfois l’impression que nos vies sont tristes, banales, routinières, grises et sans saveur, tout est gris, tout est monotone
Mais si, comme le lépreux qui est revenu en arrière, si nous regardons bien autour de nous, si nous regardons la vie, les autres autrement, nous verrons que nos vies ne sont pas aussi routinières que nous ne le pensons... Au contraire, nos vies sont pleines de ce que nous pourrions appeler ce matin des « miracles » de Dieu, des miracles de la vie !

Seulement, nous ne le voyons pas... Nous ne voyons pas du tout l’extraordinaire que Dieu ou la vie met dans notre ordinaire. Parce que nous regardons du mauvais côté ; ou parce que nous sommes myopes, ou parce que nous ne voyons que d’un œil – parce que nous nous plaignons tout le temps.

Je l’ai dit : la 1e partie du texte nous parle de la plainte. La 2e partie nous parle de la reconnaissance, du petit mot « merci ». Et ce petit mot, cette attitude différente peut tout changer.

Alors, à partir d’aujourd’hui, on va s’exercer à la reconnaissance. Chaque jour, quand vous vous réveillez, dites merci : un nouveau jour, un cœur qui bat, un rayon de soleil, une goutte de pluie, un flocon de neige, une fleur, un bouquet, un sourire, une belle musique, un bon repas, un bon dessert, un bon verre de vin, une parole qui fait du bien, enfin mille détails qui nous échappent parce nous nous nous plaignons, parce nous sommes pressés, stressés, occupés et préoccupés…

Alors, on a le choix : soit nous restons dans le groupe des neuf lépreux qui ont continué leur chemin et on reste indifférents et ingrats, soit nous décidons d’être comme le lépreux guéri et nous faisons demi-tour dans notre cœur, et à partir d’aujourd’hui, nous allons décider repérer les mille petits miracles de Dieu dans notre vie et autour de nous. Bien sûr, les nuages sombres sont là, mais le soleil est là aussi, juste un peu caché par les nuages.

Regardez, observez, et comptez ces mille petits miracles de chaque jour. Et ensuite, venez dire merci. Soyez reconnaissant pour toutes ces choses… Et la routine quittera votre vie, et la grisaille s’en ira, et votre moral ira mieux, et votre joie grandira, et le monde, et la vie et votre vie se portera un peu mieux...

Amen !


 


Retour vers "libres opinions"
Retour vers "René Lamey"
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.