Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

Le bien-être 

 

Genèse 1 - Jérémie 29 - Matthieu 6 - Romains 12

 

prédiction


pasteur René Lamey 

 

 

11 septembre 2019

Genèse 1 (résumé) 
1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 3 Dieu dit : Que la lumière soit !
Et la lumière fut. 4 Dieu vit que la lumière était bonne.
9 Dieu dit : Que les eaux du ciel se rassemblent en un seul endroit afin que la terre ferme paraisse. Et ce fut ainsi. Dieu vit que c’était bon.
11 Dieu dit : Que la terre se recouvre d’herbe portant sa semence, et d’arbres fruitiers produisant du fruit selon leur sorte, partout sur la terre. Et ce fut ainsi. Dieu vit que c’était bon.
14 Et Dieu dit : Que, dans l’étendue du ciel, il y ait des luminaires pour que l’on distingue le jour de la nuit, et pour marquer les saisons, les jours et les ans. Et ce fut ainsi. Et Dieu vit que c’était bon.
16 Dieu fit le soleil et la lune, et Dieu vit que c’était bon.
24 Et Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur sorte, des bestiaux, des reptiles et des insectes, et des animaux sauvages selon leur sorte. Et ce fut ainsi. Et Dieu vit que c’était bon.
27 Dieu créa les hommes pour qu’ils soient à son image, Il les créa homme et femme. Et ce fut ainsi.
31 Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon.

Jérémie 29.11-14
11 Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Eternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. 12 Alors vous m’invoquerez et vous viendrez m’adresser vos prières, et je vous exaucerai. 13 Vous vous tournerez vers moi et vous me trouverez lorsque vous vous tournerez vers moi de tout votre cœur. 14 Je me laisserai trouver par vous.

Matthieu 6.25-34
25 C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas en vous demandant : « Qu’allons-nous manger ou boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? » La vie ne vaut-elle pas bien plus que la nourriture ? Et le corps ne vaut-il pas bien plus que les habits ? 26 Voyez ces oiseaux qui volent dans les airs, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux ? 28 Quant aux vêtements, pourquoi vous inquiéter à leur sujet ? Observez les lis sauvages ! Ils poussent sans se fatiguer à tisser des vêtements. 30 Si Dieu habille avec tant d’élégance la petite plante des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes ? Ah, votre foi est encore bien petite ! 31 Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : « Que mangerons-nous ? » ou : « Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ? » Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. 34 Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Romains 12 (extraits)
14 Demandez à Dieu de faire du bien à ceux qui vous persécutent ! 15 Partagez la joie de ceux qui sont dans la joie, les larmes de ceux qui pleurent. 17 Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes. 18 Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes. 21 Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien.

 

Le bien-être, beau thème pour une belle journée ! Mais aussi, à la réflexion, un sujet complexe et difficile. Si je demandais à chacun d’entre vous de me donner une définition du bien-être, nous serions surpris de constater que chacun a sa vision personnelle du bien-être – et si on prend de la hauteur, on verra que selon les pays, les peuples, les coutumes, la notion du bien-être sera différente : par ex., la définition du bien-être d’un Tibétain ne sera certainement pas la même que celle d’un Américain, un Africain, Suédois ou un Français. Et si on remonte un peu dans le temps, ce serait pareil : la notion de bien-être dans la Grèce antique est différente de celle du Moyen-Age chrétien et de celle de notre société largement hyper matérialiste et individualiste (mais pas que, ça commence tout doucement à changer).
Il y aurait donc beaucoup à dire sur le bien-être, mais dans le cadre de ce culte, je voudrais juste donner quelques pistes de réflexion à partir des textes bibliques que nous avons entendu tout à l’heure (pour être juste et complet, il faudrait aussi voir ce que disent les autres grandes religions à ce sujet – mais je présume, que, dans le fond, et avec d’autres mots, elles diraient, en substance, à peu près la même chose).

Première idée :
Bien-être créationnel, ou, plus simplement, être bien avec ou dans la création.
Vous l’avez peut-être remarqué pendant que vous écoutiez (ou lisiez) la lecture du 1er chapitre de la Genèse. A la fin de chaque jour, il y a une appréciation de Dieu : 7x revient le même sympathique refrain : « Et Dieu vit que cela était bon ». La création entière est une bonne chose ! Depuis le moustique qui nous embête la nuit jusqu’aux millions d’étoiles qui peuplent l’univers et qui nous enchantent la nuit ! Autrement dit, en relation avec le sujet de notre journée, d’après la Bible, le but de Dieu en créant le monde, la nature, l’homme, la femme, c’est le bien-être. Le bien-être de l’être humain, le bien-être des animaux, le bien-être de la nature.
Ce qui nous amène à quelque chose de très important : dans le chapitre 2 de la Genèse (qui nous n’avons pas lu, faute de temps), Dieu embauche l’homme dans sa création, il le fait gérant de la nature, il le fait jardinier de la création ; il lui dit, en résumé et avec mes mots : « Prends soin de la création, cherche son bien-être, cherche le bien-être de ton prochain, le bien-être des animaux, des fleurs, le bien-être de la terre, le bien-être de la nature. » C’est un mandat d’amour, un mandat de protection, un mandat écologique avant l’heure. Cherche le bien-être de la nature, car ta vie, ton avenir, ton bien-être dépendent du bien-être de la nature. Détruire la nature, c’est détruire l’homme, prendre soin de la création, c’est prendre soin de l’être humain. C’est aussi simple, aussi dramatique ou aussi beau que cela.

Seconde idée : être bien avec soi, c’est-à-dire, le bien-être moral et spirituel (avec le texte du prophète Jérémie et celui de Matthieu)
Quand Dieu s’adresse au peuple d’Israël, il ne lui annonce pas la guerre, pas l’humiliation, pas la mort. Il lui annonce la vie, il dit : « Mes projets pour vous, ce sont des projets de paix et d’espérance. » Cela vaut pour nous aussi : le projet de Dieu pour nous, c’est la paix, et plus particulièrement, en pensant au thème d’aujourd’hui, la paix intérieure, la paix de l’âme, la paix du cœur. Autrement dit, le bien-être de l’âme et du cœur, le bien-être en nous, dans nos pensées, dans notre corps.
Qu’est-ce qui détruit en nous la paix intérieure ? Ce sont tout simplement les pensées. Les pensées de crainte (moi, avenir, les autres, le monde), de peur, d’angoisse, les pensées d’échec, de doutes, etc. Ces pensées sont comme des mauvaises herbes dans le jardin de notre cœur, ce sont des taupes dans le potager de notre âme.
L’évangile de Matthieu le dit très bien : « Mon Dieu, qu’allons-nous manger et boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? Aurons-nous un toit pour nous protéger ? De quoi sera fait notre lendemain ? Aurons-nous assez pour vivre ? » Matthieu nomme les trois soucis les plus importants de son époque : un toit, de la nourriture, des vêtements. Chacun pourrait rajouter ses propres soucis, ses propres craintes, ses propres angoisses…
Comment répond Matthieu ? Il dit : « Votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. 34 Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »

Ne vous inquiétez pas. Soyez en paix. Ne vous laissez pas troubler par toutes ces questions, par toutes ces inquiétudes qui vous rongent, vous minent et vous empêchent d’être en paix. « Dieu sait que vous en avez besoin. » dit Jésus. Dieu sait. Dieu est là. Même si parfois on le sent lointain, absent ou silencieux. Il est là comme un ami silencieux qui met sa main sur votre épaule et qui vous fait savoir par ce signe qu’il ne vous abandonnera pas. La paix intérieure découle de la confiance : je ne suis pas seul(e), je ne suis pas abandonné au destin, il est là, il m’accompagne, ma vie est entre ses mains.

Cela vaut aussi pour ceux qui ne sont pas croyants : la vie sait de quoi j’ai besoin, , à moi lâcher mes peurs, à moi de lâcher-prise, à moi d’avoir faire confiance
Etre bien avec la création, être bien avec soi, voici encore quelques mots au sujet du 3ème volet de notre réflexion biblique sur le bien-être.

Etre bien avec les autres, le bien-être relationnel.
Je pense, enfin, je crois que si je suis bien avec moi-même, si je suis en paix avec moi-même, je serai bien avec les autres. Ou, du moins, je chercherai, j’essaierai d’être bien avec les autres, je chercherai la paix avec les autres.
Ce lien entre moi-même et les autres, l’apôtre Paul le dit d’une fort belle manière : « Autant que possible et dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec les autres. » Et il ajoute : « Cherchez ce qui est bien pour les hommes », en d’autre termes : « Cherchez le bien être de ceux qui vous entourent, qu’ils soient amis ou ennemis. » Quand Paul écrit qu’il faut faire du bien à ceux qui vous haïssent, il révolutionne la pensée de ce temps-là (et de tout temps, d’ailleurs) ; l’ennemi, c’est l’homme (l’autre qui me gêne, le voisin, le patron, l’étranger, celui avec lequel je ne suis pas d’accord), l’homme à abattre, un point, c’est tout. La révolution de Paul et de Jésus, c’est : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent ». Bien sûr, ce n’est pas aussi facile que ça ; il y a des situations où il faut se défendre et agir pour faire cesser le mal commis par une personne contre soi ou contre quelqu’un d’autre. Les choses ne sont pas toujours (jamais ?) aussi simples ni aussi évidentes, et on pourrait en parler longuement. Mais le principe fondamental est là, et il est là pour tous, croyants ou non, et pour nous aujourd’hui : « Cherchez le bien-être de ceux qui vous entourent. » C’est un beau projet, non ?

Bien-être créationnel, bien-être personnel, bien-être relationnel, tout est dit !
Dernière pensée pour conclure : ce bien-être créationnel, personnel et relationnel n’est pas gagné d’avance ni pour une fois pour toutes. Tous les jours, ce bien-être est menacé par nos pensées, par une maladie, par un souci, ou par une parole, une attitude ou un acte malveillant. Le bien-être est quelque chose de fragile qui peut être rompu à chaque instant. Le bien-être est à conquérir chaque jour, c’est un combat, un objectif à recommencer souvent, peut-être même tous les jours lorsqu’on passe par une épreuve difficile, lorsqu’on est assailli par découragement, lorsqu’on est tourmenté par des questions angoissantes.

Bien-être à conquérir, bien-être à chérir, bien-être à protéger, bien-être à consolider par la confiance, la confiance en Dieu, en soi, en la vie. Amen !



Retour vers "libres opinions"
Retour vers "René Lamey"
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.