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Enracinés dans l'amour

 

Ephésiens 3.14-21

 

prédication, culte en plein air

pasteur René Lamey 

 

 

3 septembre 2019


Ephésiens 3.14-21
Je me mets à genoux devant le Père de qui dépendent, comme d’un modèle, toutes les familles des cieux et de la terre. Je lui demande qu’il vous accorde, à la mesure de ses glorieuses richesses, d’être fortifiés avec puissance par son Esprit dans votre être intérieur.  Que le Christ habite dans votre cœur par la foi. Enracinés et solidement fondés dans l’amour,  vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large, long, élevé et profond.  Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis de toute la plénitude de Dieu.
A celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons,  à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ pour toutes les générations et pour l’éternité. Amen !

Chers amis, ce matin, je ne vous demande pas seulement d’écouter (oiseaux, bourdonnement des insectes, vent, bruissement des feuilles, etc…) ou d’écouter ce que j’aimerais vous partager, mais, si nous avions le temps, si nous étions encore en vacances, mais, hélas, c’est fini !, donc, si nous avions le temps, je vous aurais demander de vous lever, et de vous mettre à genoux, non pas devant Dieu, mais devant les arbres et de bien regarder.

D’ailleurs, quand on regarde un arbre, qu’est-ce qu’on voit en premier ? Le tronc, les branches, le feuillage, les fleurs… Est-ce que ce sont ces choses-là qui sont les plus importantes ? Non, le plus important, c’est ce qu’on ne voit pas !
1) Le plus important, ça se passe sous la terre : le plus important, ce sont les racines. Sans racines, pas d’arbre, pas de feuilles, pas de cerises, pas de mirabelles – que dalle, comme diraient les jeunes ! Le plus important n’est pas visible, le plus important est caché, comme dirait le Petit Prince !
Nous qui attachons tellement d’importance à ce qui se voit, à ce qui brille, nous qui consacrons tant d’énergie et parfois tant d’argent à peaufiner l’extérieur, à enjoliver murs et façades, voilà que l’arbre nous donne une gifle bienfaisante et une leçon fondamentale !

Oui, le plus important ce n’est pas l’apparence, ce n’est pas l’extérieur, ce n’est pas la façade. Ne laisse pas ton regard être accroché par le clinquant, par ce qui brille, regarde plutôt par terre, regarde à ce qui se passe en dessous…

Car vous savez, en 1999, ils étaient beaux, ils étaient majestueux, ces sapins sur les crêtes de nos forêts. On les admirait, mais ils n’ont pas résisté à la tempête. Pourquoi : leurs racines n’étaient pas assez profondes.

Si on applique cela à l’Eglise, aux paroisses, ce qui important, ce n’est pas la beauté des façades de nos temples, ni la beauté des vitraux et des orgues, ni la beauté des pasteurs, car vous pouvez avoir la plus grandiose des cathédrales, ou la plus mignonne des chapelles, si, à l’intérieur, ça se dispute, ça se critique, ça s’étripe, la beauté des murs ou des fresques se serviront strictement à rien.

Ce qui compte, voyez-vous, autant pour les arbres que pour les églises, c’est, d’abord, ce qui ne se voit pas. Ce qui compte, c’est ce qui est en-dessous, c’est ce qui est à l’intérieur, ce qui compte, ce sont les racines solidement ancrés dans la terre, ce qui compte, c’est la force de la sève qui irrigue toutes les branches et qui donne de si beaux fruits, ce qui compte, c’est ce qu’il y a là-dedans, c’est le cœur.

Ce qui compte, ensuite, et pour revenir à l’apôtre Paul, c’est de plonger nos racines dans l’amour du Christ, un amour large, long, élevé, profond, cet amour, cette compassion que Jésus n’a eu de cesse de mettre en pratique tout au long de sa vie.

Ce qui compte, enfin, c’est, à notre tour, de laisser la sève de cet amour s’épanouir dans nos pensées, dans nos paroles, dans nos actes, dans nos cultes, dans nos rencontres, dans nos partages, dans notre vie paroissiale, dans notre vie quotidienne.

Ce qui compte, encore une fois, et en pensant à l’arbre, c’est que les trois « F » soient là. C’est quoi, les trois « F » ?

C’est ce qui se voit ! Feuilles, fleurs, fruits ! Si les racines sont solides, si la sève est bonne, alors les fruits seront là, alors, l’amour sera là et on le verra !

Mais attention : il y a des dangers. Des dangers qui viennent de l’intérieur, des dangers qui viennent de l’extérieur. Des dangers qui menacent la sève, des obstacles qui bloquent la vie. A l’intérieur, ce sont les maladies, les parasites, les vers, les larves, les champignons, la pourriture, tout ce qui détruit l’arbre à petit feu ; à l’extérieur, c’est le feu, la foudre, la grêle, la glace, l’ouragan, la hache, la tronçonneuse : l’homme, quoi...

Ces mêmes dangers, et d’autres, nous guettent aussi. Ne laissons pas notre sève, notre amour, être contaminés par ces larves sournoises que sont l’indifférence, les jugements, les critiques, les rancunes, la haine, toutes ces choses et d’autres qui nous détruisent, et détruisent nos églises, si nous ne faisons pas attention.

Dans certains villages, il y a des équipes de nettoyage des forêts : ils font le ménage, ils ramassent tous les détritus qui trainent, ils rendent la forêt plus belle. Nous aussi, on devrait parfois nettoyer notre cœur, le rendre plus propre, plus accueillant, plus aimant.

Et pour terminer : aimeriez-vous être comme ces beaux arbres bien solides, avec des belles feuilles, de belles fleurs et de beaux fruits ?

Oui ? Alors, aimez, aimez Dieu, aimez la vie, aimez ceux qui vous entourent, et votre vie et votre paroisse seront, comme le dit l’apôtre, remplis de la plénitude de Dieu (la plénitude de Dieu ? Visions, révélations, exaltation ? Non ! Si tu aimes, tu gouteras à la plénitude de Dieu.

A celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous demandons ou même pensons,  à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ pour toutes les générations et pour l’éternité.

Amen !

 



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