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Suivre rabbi Jésus


John Churcher

pasteur méthodiste
président de PCN Britain

 

larges extraits d'un article
paru dans la Lettre trimestrielle de PCN Britain

traduction Gilles Castelnau

3 août 2019
[...]
Je me situe fondamentalement comme « non-théiste » (voir sur ce site) non croyant en un dieu interventionniste. Je crois néanmoins en un sacré que Tillich appelle « Dieu au-dessus de Dieu » et dont Rahner dit que c’est « un infini Mystère ».
Je crois que les dieux et les écritures sont les créations humaines ayant pour but de répondre au besoin humain de spiritualité. Rabbi Jésus me donne un aperçu du Mystère infini.

Une grande partie des Églises institutionnalisées et traditionnelles continuent à sur-spiritualiser les Écritures d’une manière à laquelle leurs auteurs ne les avaient jamais destinées et n’avaient jamais pensé qu’on pourrait les interpréter. Les plus anciennes Écritures chrétiennes n’ont pas été écrites comme des révélations célestes mais comme des réflexions humaines, sociales et politiques, concernant les événements et les époques où leurs destinataires vivaient. Leurs auteurs s’exprimaient dans le style historique et liturgique du judaïsme du 1er siècle.
Les premiers écrits concernant le rabbi Jésus de Nazareth montrent l‘effort de leurs auteurs pour expliquer la présence active de leur Dieu.

Les récits bibliques peuvent donc ne pas être vrais, mais on peut y trouver la vérité.

D’ailleurs il ne faut pas faire de Jésus l’objet de discussions théologiques mais bien plutôt le sujet d’une réflexion commune sur la question de son appel à le « suivre ». De plus, une prière de « repentance » est toujours facile à prononcer, mais suivre le Chemin du rabbi Jésus ne l’est pas car il mène à la croix : c’est un chemin où l’on meurt à soi-même au service des autres.

[...]

Toute réflexion concernant rabbi Jésus doit inclure la question de la justice restaurative (voir sur ce site) qui inclut tous ceux qui en sont actuellement exclus, les marginalisés et les « pécheurs » :

• S’occuper des pauvres n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Nourrir ceux qui ont faim n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Donner à boire à ceux qui ont soif n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Accueillir l’étranger, le réfugié et le demandeur d’asile n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Donner un logement et des vêtements à ceux qui sont nus n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Prendre soin des malades n’est pas de la charité, c’est de la justice.
• Visiter les prisonniers et ceux qui sont prisonniers d’eux-mêmes n’est pas de la charité, c’est de la justice.

C’est pourquoi je pense que nous ne devons pas tellement nous préoccuper de la mort de nos institutions ecclésiastiques mais que nous devons réfléchir à fonder nos communautés sur ce que signifie concrètement et vraiment suivre le rabbi Jésus dans notre monde post-moderne.



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