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Résister au pire,

provoquer le meilleur

 

Ésaïe 62:1-5 , Jean 2:1-12 , 1 Corinthiens 12:4-11

 

prédication
temple de l'Oratoire du Louvre

 

pasteur Jean-Pierre Rive

 

Voir aussi de Jean-Pierre Rive
Lutte et contemplation
Pour célébrer la Réforme, repérer les indulgences de notre temps

 


20 janvier 2019

Esaïe 62/1-5 
1 Pour la cause de Sion je ne resterai pas inactif, pour la cause de Jérusalem, je ne me tiendrai pas tranquille,
jusqu’à ce que ressorte, comme une clarté, sa justice, et son salut, comme un flambeau qui brûle.
2 Les nations verront ta justice, et tous les rois ta gloire.
On t’appellera d’un nom nouveau que la bouche du SEIGNEUR énoncera.
3 Tu seras une couronne de splendeur dans la main du SEIGNEUR,
une tiare de royauté dans la paume de ton Dieu.
4 On ne te dira plus : « l’Abandonnée », on ne dira plus à ta terre : « la Désolée »,
mais on t’appellera « Celle en qui je prends plaisir », et ta terre « l’Epousée »,
car le SEIGNEUR mettra son plaisir en toi et ta terre sera épousée.
5 En effet, comme le jeune homme épouse sa fiancée, tes enfants t’épouseront,
et de l’enthousiasme du fiancé pour sa promise, ton Dieu sera enthousiasmé pour toi. 

Jean 2/1-12 
1 Or, le troisième jour, il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus était là.
2 Jésus lui aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples.
3 Comme le vin manquait, la mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
4 Mais Jésus lui répondit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. »
5 Sa mère dit aux serviteurs : « Quoi qu’il vous dise, faites-le. »
6 Il y avait là six jarres de pierre destinées aux rites juifs de purification ; elles contenaient chacune de deux à trois mesures.
7 Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres » ; et ils les emplirent jusqu’au bord.
8 Jésus leur dit : « Maintenant puisez et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent,
9 et il goûta l’eau devenue vin – il ne savait pas d’où il venait, à la différence des serviteurs qui avaient puisé l’eau –, aussi il s’adresse au marié 10 et lui dit : « Tout le monde offre d’abord le bon vin et, lorsque les convives sont gris, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ! »
11 Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
12 Après quoi, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples ; mais ils n’y restèrent que peu de jours. 

1 Corinthiens 12/4-11 
4 Il y a diversité de dons de la grâce, mais c’est le même Esprit ;
5 diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur ;
6 diversité de modes d’action, mais c’est le même Dieu qui, en tous, met tout en œuvre.
7 A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien de tous.
8 A l’un, par l’Esprit, est donné un message de sagesse, à l’autre, un message de connaissance, selon le même Esprit ;
9 à l’un, dans le même Esprit, c’est la foi ; à un autre, dans l’unique Esprit, ce sont des dons de guérison ;
10 à tel autre, d’opérer des miracles, à tel autre, de prophétiser, à tel autre, de discerner les esprits, à tel autre encore, de parler en langues ; enfin à tel autre, de les interpréter.
11 Mais tout cela, c’est l’unique et même Esprit qui le met en œuvre, accordant à chacun des dons personnels divers, comme il veut.

 

Si nous pensons qu’il est de notre devoir, ou plutôt de notre mission, d’annoncer une Bonne Nouvelle dans ce monde qui nous entoure, tout près d’ici, ou plus loin, parce que tout est lié comme l’ont dit plusieurs personnages notoirement connus, il est bon, il est utile d’essayer de jeter le regard le plus lucide possible, justement, sur ce monde, et de décrypter le temps, ce temps ce moment de l’histoire qui le caractérise.
Aussi, avant de commenter les textes que nous venons de lire, c’est à cet exercice que je voudrais vous convier ; c’est ainsi que je reprendrai ici quelques formules, quelques analyses que les uns et les autres connaissent peut-être et que nous avons lues ou entendues dans nos organes d’information préférés.

Alors, tout d’abord cet épisode singulier des « gilets jaunes » : on a pu dire que c’étaient ceux qui jusque-là se taisaient qui reprenaient la parole, ceux qui, peut-être réfugiés dans l’abstentionnisme, manifestaient bruyamment leurs déceptions et même leurs désespoirs ; ceux qui, loin d’être au bénéfice d’une mondialisation heureuse, estimaient en être les victimes, cette France périphérique victime de cette nécessaire course à la performance individuelle pour garder la tête hors de l’eau, une course qui renforce les solitudes, et désagrège le lien social. Ce n’est pas un hasard si beaucoup sur ces fameux ronds-points ont dit avoir pour ainsi dire retrouvé une famille, revécu une proximité quasi fraternelle que le quotidien ne permettait plus de vivre ; et au fond ce choix des ronds-points est très symbolique ; à mon sens, peut-être à leur insu, ces manifestants ont mis le doigt sur une de nos plus graves maladies, je veux dire la vitesse, et même l’accélération incessante qui s’impose à nous dans la course à la production et à la consommation. 

Le rond-point, il a été prévu pour cela, en tous cas est fait pour obliger à ralentir, il est là pour contenir le flux incessant et toujours plus rapide d’une de nos idoles les plus dominatrices et contraignantes, tout simplement la voiture. Et paradoxalement ce flux, qui, au-delà de la seule circulation routière, concerne de nombreux aspects de nos vies menacées par la grande vitesse, débouche sur ce que certains, en particulier le philosophe Zygmunt Bauman, ont qualifié de « société liquide », c’est-à-dire sans repères suffisamment durables pour instituer des relations stables entre les personnes, les groupes sociaux, les peuples. D’autres même sont allés plus loin et regardent notre monde comme une société gazeuse, constituée de bulles éphémères, qu’elles soient financières, économiques, politiques, médiatiques, des bulles qui implosent régulièrement dans une espèce de chaos permanent et par définition imprévisible, entraînant l’évaporation de l’humain. 

C’est ce que l’on appelle le présentéisme qui sans passé reconnu est privé d’un avenir attendu, puisque même nos gouvernants, quelle que soit leur sincérité ou leur duplicité, sont contraints de substituer à une action politique durable l’immédiateté du spectacle qu’ils doivent sans cesse assurer, un spectacle qui dévore toute leur énergie et révèle leur impuissance. Et nous sommes bien placés, nous aujourd’hui, ici dans notre pays, pour le constater, nous qui avons laissé monter une étoile sur le capitole, une étoile bien près aujourd’hui de la roche tarpéienne. Porteur malgré lui des insatisfactions anciennes, notre président, quelle que soit sa part de responsabilité, est l’objet d’un rejet qui engendre chez certains une violence dont on peut craindre qu’elle mette longtemps à s’apaiser, sauf à laisser monter des forces obscures qui nous mèneront à la longue nuit des Tyrannies. Je pourrais développer longtemps ici ce regard inquiété par ce qui advient ici mais aussi partout dans notre monde, et y voir l’imminence sinon de l’apocalypse, tout au moins les prémices de catastrophes inconnues jusqu’à ce jour dont toute l’humanité va être victime. 

Bien sûr, à côté de ce tableau un peu noir de notre monde, il nous faut savoir et croire que derrière cette tunique qui se désagrège, derrière ce tissu social qui se délite, parce que trop d’injustices se sont déployées, il y a encore des signes d’espérance par-delà ces désespoirs et peut-être de bonnes nouvelles peuvent être annoncées, et des gestes salutaires peuvent être accomplis. Alors vous excuserez ou plutôt vous adhérerez à mon incorrigible tropisme vers le texte biblique ; peut-être y trouverons-nous une raison d’espérer, mais surtout une occasion d’imaginer, voire de recréer un tissu où l’harmonie succède à la cacophonie, où l’amitié, la bienveillance, la fraternité succèdent à la violence, à la haine, à la peur ; où la justice succède à l’injustice. 

Ce texte est peut-être pour nous le seul moyen de restaurer un tissu, de retisser des liens au cœur même de ce pourrissement qui nous rend malades. Au passage, je vous rappelle que le mot « texte » et le mot « tissu » sont cousins et même frères : l’un et l’autre signifient que du désordre des mots comme des choses, en l’occurrence les fils du tisserand on peut refaire un ordre non pas imposé, mais suscité lorsqu’une volonté responsable se préoccupe d’ajuster en vue d’une œuvre bonne ce qui était dispersé, séparé, opposé. Le texte, comme le tissu, ajustent dans un ensemble harmonieux ce qui n’a pas de sens et crée un corps où chaque élément contribue à l’utilité commune. 

Et en passant, permettez-moi d’évoquer un souvenir d’étudiant en théologie. Un de nos professeurs très attaché à ce qui est un de nos emblèmes, la « justification par la foi », nous rappelait que être « justifiés par la foi » n’était pas simplement une réalité individuelle mais bien plus une réalité communautaire : par la foi, nous sommes « ajustés les uns aux autres », établis dans une communion où les sorts individuels se conjuguent fraternellement et ainsi en constituant un tissu fait de diversités se fécondant mutuellement devient signe d’espérance dans un monde menacé par le grand tohu-bohu de l’injustice insensée régnante.

Ainsi j’en viens à ce premier texte que nous avons lu dans Esaïe. Je ne reviendrai pas sur le contexte historique de sa production – nous l’avons déjà évoqué ici -, je voudrais simplement en retenir quelques éléments qui à mon avis fournissent un premier socle à partir duquel nous pouvons nous orienter et qui déjà nous soutient dans un désir d’affirmer un sens au temps qui passe par-delà les incertitudes et les peurs qui aujourd’hui nous figent dans des instants qui se succèdent dans un désordre incohérent les uns les autres sans qu’on puisse en discerner une direction, sans qu’aucune issue ne semble se dessiner.

Esaïe nous dit ceci, dans un temps sans futur écrasé par l’immédiateté parce que refusant les leçons de l’histoire il demeure une vérité solide sur laquelle on peut s’adosser : alors que tous réclament du changement, du neuf, et que tous d’ailleurs ne mettent pas la même chose sous ce changement attendu, il demeure – c’est le message d’Esaïe – qu’il y aura toujours une parole pour dire que le meilleur est encore possible et que le pire est toujours évitable, une parole agissante, une parole qui a été confiée à la créature du 6ème jour pour que la vie soit non seulement bonne mais très bonne pour tous. Il y aura toujours une parole pour appeler à l’intégrité de ce qui a été construit, et résister au mal qui vient défaire la trame d’une création en attente d’accomplissement. 

Derrière ces mots un peu convenus, dont la banalité pourrait nous faire douter de la pertinence et de l’efficacité, se glisse avec force la certitude que, dans un monde où il se passe tant de choses, à tel point que certains peuvent dire qu’il n’arrive jamais rien sinon l’absurdité d’un destin à l’horizon bouché, il est toujours possible que surgisse la parole qui fait vivre, le geste qui sauve. « Je ne me taira pas, dit le Dieu d’Esaïe, je ne resterai pas inactif jusqu’à ce que la joie envahisse les corps et les cœurs, et pour ce faire, je placerai des veilleurs qui, dans la lucidité d’un regard éclairé par cette parole, ne se permettront ni pause, ni repos jusqu’à ce que ce qui est promis advienne dans une nouveauté sans cesse naissante, renaissante, pour que le temps qui passe, loin des enfermements paralysants, violents et mensongers qui parfois le caractérisent, soit toujours susceptible d’être ouvert à la justice, la vérité et la paix ». Ce temps dans lequel nous sommes immergés n’est pas un destin inéluctable, tragique et maudit, il est le lieu même où se forgent sans répit la trame d’un bonheur jamais oublié, le tissu d’une vie bonne toujours attendue, la résistance à ce qui pourrait les déchirer. 

Annoncer inlassablement le meilleur, résister courageusement au pire, et guetter avec lucidité ce qui advient, voilà la vocation des hommes et des femmes de Parole qui animent la création telle que dans son intégrité elle peut et doit être voulue. Ainsi le prophète Esaïe nous donne-t-il la clé de ce que peut être la juste liberté que nous pouvons faire nôtre dans ce monde parfois si obscurci, et cette clé, pourrais-je dire, ouvre une porte, et cette porte a laissé une trace bien établie, ineffaçable, ancrée dans l’histoire. 

Cette porte depuis que le Fils de l’Homme est apparu au cœur de toutes les ambiguïtés, les bons comme les mauvais moments d’une épopée parfois indéchiffrable ne peut plus se refermer. Elle ne peut plus se refermer depuis ce que l’on a appelé un « miracle », l’œuvre première de cet Homme accompli qui, à Cana, nous rapporte l’évangéliste Jean, a transformé de l’eau en vin. Mais est-ce bien là un « miracle », n’est-ce pas là une magie d’ailleurs un peu dérisoire, et même dangereuse que de provoquer ainsi à la boisson, dirait-on aujourd’hui, une assemblée en quête de paradis artificiels ? Pour ma part je voudrais ne retenir de ce récit, par-delà toutes les exégèses de toutes natures auxquelles on a voulu le soumettre, qu’une seule chose : à Cana l’heure vient de ce grand changement qui va faire toutes choses nouvelles, et finalement ce n’est probablement pas un hasard si l’évangéliste a décrit pour identifier cette inauguration un moment si banal, un incident domestique peut-être même à l’opposé d’une morale de l’austérité et de la prudence. 

A Cana, une porte s’ouvre, une brèche s’installe au cœur même d’une réjouissance traditionnelle en passe de tourner au fiasco et pour cela il faut un homme, volontaire, mais encore hésitant, un autre, en l’occurrence une autre, une femme qui même dans le doute évoque qu’une issue est possible, est souhaitable, et puis quelques autres prêts à se mettre au service pour que la joie illumine les visages rassemblés pour cette fête menacée. Cana, ce moment unique et primordial de la présence de Jésus Christ parmi nous est le prototype de l’irruption inattendue, inespérée, d’un dénouement heureux, dans une situation fermée.

Si cette histoire nous paraît un peu dérisoire, c’est qu’elle veut pointer qu’en toutes circonstances, en tout lieu, toujours et partout, il est toujours possible de vivre une heureuse libération, lorsque des hommes et des femmes se mettent ensemble et conjuguent une imagination sortant des sentiers battus, une volonté s’affranchissant des contraintes, et le désir fervent qu’une joie sans limite inonde les visages et les cœurs.

L’heure n’était pas encore venue et pourtant elle est venue. Voilà la leçon de Cana. Désormais nous savons que l’heure peut surgir à tout instant et qu’elle a frayé son chemin depuis Esaïe qui l’attendait et ne la voyait pas même si elle était déjà là, jusqu’à ce spectateur inconnu qui rapporte cet incident et nous ouvre les yeux pour qu’à notre tour nous soyons les témoins et les acteurs de cette apparition d’une issue lorsque nous croyons que toutes les portes sont fermées.

Et puis il y a ce troisième texte, ce fameux passage de la 1ère Epître de Paul aux Corinthiens sur les dons de l’Esprit. Là aussi je ne voudrais pas reprendre nombre d’exégèses qui ponctuent la lecture de ce passage depuis qu’il a été rédigé ; ce que je veux en retenir aujourd’hui pour nous, c’est qu’il indique la pérennité de la présence de ce souffle originel, cet Esprit qui force les portes fermées, qui inaugure des joies inattendues en mettant en chemin des hommes et des femmes qui en vue d’un bien commun, d’une joie partagée, d’une justice accomplie, d’une paix durable, œuvrent ensemble dans la confiance et la bienveillance. 

Et si Jésus le Christ est la trace instituée dans la durée de cette présence, en quelque sorte nous sommes aujourd’hui maintenant ici, comme Paul l’indiquait aux Corinthiens, la trace de cette trace. L’Eglise, dans l’humilité qu’elle partage avec celui sur lequel elle se fonde, doit savoir, comme le rappelait Dietrich Bonhoeffer, qu’elle est en quelque sorte le Christ lui-même en forme de communauté donnée à un monde qui a le droit d’attendre le meilleur là où le pire est à craindre, et tout ceci non pas pour sa propre gloire, mais pour celle de son créateur. Jésus, au lendemain de Cana, - et c’est peut-être là son premier véritable miracle -, renverse les tables des marchands du temple : ce n’est pas qu’il en veut spécialement à ces petits commerçants qui ne sont certainement pas des ultra riches. Mais il en veut à ce monde où il faut payer, acheter, monnayer sans cesse la possibilité de sortir de l’inquiétude, de la peur, de la souffrance balayant d’un revers de manche toute gratuité, toute bonne volonté bienveillante.

Alors, pour terminer, encore un mot. Notre monde n’est pas fait pour un destin tragique, il est fait pour cette joie débordante, cette jubilation qui envahit les cœurs lorsque, enfin, la justice et la paix éclatent ici ou là après des désordres douloureux et mortels. Cette jubilation doit être notre utopie, une utopie réalisée déjà, et toujours recommencée. Loin des réformes et des révolutions, elle est cette nuée qui nous guide jour après jour, comme elle a guidé le peuple d’Israël jusqu’à cette terre promise où chacun, chacune, chaque famille, toute tribu peut espérer vivre une vie bonne et heureuse, dans la justice, le partage équitable des biens, sur une terre offerte gratuitement pour la joie de tous. 

C’est là le grand jubilé auquel nous sommes tous conviés depuis que le monde est monde et qu’il aspire à la vie.

Alors, frères et sœurs, relevons la tête : notre mission ne fait que commencer. Nous sommes l’espérance de Dieu pour ce monde qu’il aime tant. Veillons à ce qu’il en soit ainsi.

Amen.



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