Protestants dans la Ville

Page d'accueil    Liens    

 

Gilles Castelnau

Images et spiritualité

Libres opinions

Spiritualité

Dialogue interreligieux

Hébreu biblique

Généalogie

 

Claudine Castelnau

Nouvelles

Articles

Émissions de radio

Généalogie

 

Libéralisme théologique

Des pasteurs

Des laïcs

 

Roger Parmentier

Articles

La Bible « actualisée »

 

Réseau libéral anglophone

Renseignements

John S. Spong

 

JULIAN MELLADO

Textos en español

Textes en français

 

Giacomo Tessaro

Testi italiani

Textes en français

Libre opinion

 

Le jeune homme riche préoccupations

 

Mathieu 19.16-22

 

prédication

pasteur René Lamey 

 

18 octobre 2018

Ecoutons ce récit qui pose de bonnes questions, des questions essentielles...


Matthieu 19.16-22 
Alors un jeune homme s’approcha de Jésus et lui dit :
-  Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?
- Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? lui répondit Jésus. Un seul est bon. Si tu veux entrer dans la vie, applique les commandements. 18 —
-  Lesquels ? demanda l’autre.
- Eh bien, répondit Jésus, tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne voleras pas ; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère, et tu aimeras ton prochain comme toi-même
- Tout cela, lui dit le jeune homme, je l’ai appliqué. Que me manque-t-il encore ?
- Jésus lui répondit : Si tu veux être parfait, va vendre tes biens, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un capital dans le ciel. Puis viens et suis-moi.
Quand il entendit cela, le jeune homme s’en alla tout triste car il était très riche.

Voilà une histoire qui commence très bien et qui finit tristement en queue de poisson !
Oui, elle a bien commencé, cette histoire. Jésus enseigne, les gens écoutent, et voici qu’un jeune homme accourt et se jette à ses pieds.
C’est une attitude de profond respect qui évoque l’humilité, la confiance, la reconnaissance de l’autorité. Se mettre à genoux est un signe de soumission.
Ce jeune homme pose une question importante. Il se soucie des choses essentielles, il a le souci de la vie éternelle. La vie éternelle, la vie spirituelle, la vie intérieure... je ne suis pas sûr que ce soit la grande préoccupation de notre siècle...

Qu’est-ce qui préoccupent les gens autour de nous ? De quoi se soucient-ils ?
- de gagner plus d’argent ?
- d’avoir plus de confort ?
- de leur réussite (personnelle, du couple, de la famille, professionnelle) ?
- de bien manger, de bien vivre ?
- de savoir s’il fera beau le week-end ?
- d’être vu (souci de l’apparence extérieure) ?
Bref, tout ça et même plus.

Et pourquoi pas ? Je n’ai rien contre tout cela – il est parfois bon de se préoccuper de soi, de se soucier de ce qu’on mange... Le problème survient quand ces choses-là deviennent primordiales, absolument nécessaires, les problèmes surviennent quand on ne peut plus se passer de ces choses, quand l’extérieur devient plus important que l’intérieur, quand le verbe « avoir » prend le pas sur le verbe « être ».

Et si on précise un peu plus :
Qu’est-ce qui préoccupent aujourd’hui les paroisses ?
- d’être la meilleure paroisse, la plus grande, la plus connue, la plus fréquentée ?
- d’avoir le plus beau temple ?
- d’avoir une belle façade (au sens propre et au sens figuré) ?

Et si on resserre encore plus les mailles du filet :
- qu’est-ce qui vous préoccupe, vous, personnellement ?
- quel est le grand sujet de réflexion, le grand besoin qui vous travaille actuellement ?...

Le jeune homme, lui, il est préoccupé par une question spirituelle :
- que dois-je faire de bon pour avoir part à la vie éternelle ?
Cet homme se pose des questions au sujet de sa vie spirituelle présente et future, il cherche à savoir ce qu’il est bon de faire pour honorer Dieu (même si ça peut paraître ridicule aux yeux de ses amis ou de ses voisins).
Que répond Jésus ?
- Si tu veux entrer dans la vie... 

Remarquez que Jésus ne parle pas de la vie « éternelle », c’est-à-dire de celle qui viendrait après la mort, mais il met l’accent sur la vie tout court. Ici, et souvent ailleurs, Jésus parle de cette vie-là, de la vie quotidienne, il se soucie du comportement des hommes dans la vie de tous les jours. Pour Jésus, la vie, c’est d’abord ici et maintenant qu’on la vit – celle qui vient après appartient à Dieu, et de la vie après la vie, on ne peut pas en dire grand-chose.

Si tu veux entrer dans la vie autrement dit : Si tu veux réellement vivre, si tu veux avoir une vie qui a du sens : applique les commandements.

Voilà une réponse claire, précise et simple. Pas de grand discours philosophique, pas d’accent mis sur « l’orthodoxie », c’est-à-dire sur la bonne façon de croire, mais sur « l’orthopraxie », c’est-à-dire sur la bonne façon de vivre, celle qui fait honneur à Dieu.
Jésus ne demande même pas au jeune homme de croire en lui, mais de mettre en pratique les commandements de Dieu.
Autrement dit, la spiritualité, ce n’est pas, en premier lieu, aller tous les dimanches à l’église, ce n’est pas chanter de beaux cantiques ou de faire de belles prières ; ça, tout le monde peut le faire, il suffit d’avoir une belle voix et de savoir bien parler.

Maintenant, si le fait d’aller à l’église ou de chanter des cantiques peut nous aider à mieux vivre les commandements de Dieu, alors, venons tous les dimanches, alors chantons, même si nous ne chantons pas toujours très juste. N’est-ce pas là le rôle premier de la spiritualité : nous aider à mieux vivre, à mieux mettre en pratique les paroles de Jésus ?

Appliquer les commandements, voilà ce qui compte pour le Seigneur. Ces commandements dont parle Jésus, ce sont principalement les 10 commandements, ces commandements que Jésus résume à un seul : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et tu aimeras ton prochain ».

Je l’ai fait, répond le jeune homme, j’ai obéi aux commandements. Voilà qui force l’admiration. Tout le monde ne peut pas en dire autant.
Bien. Jusqu’à présent, tout va bien pour tout le monde, mais c’est maintenant que cet homme va poser la question qu’il ne fallait surtout pas poser. Une question qui va mettre tout le monde en difficulté, le jeune homme en premier et, en second, le prédicateur que je suis. Car comment comprendre la question et comment expliquer la réponse de Jésus ?
Que dit le texte ?
Que me manque-t-il encore ? dit le jeune homme.

Jésus lui répondit :
-  Si tu veux être parfait, va vendre tes biens, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un capital dans le ciel. Puis viens et suis-moi.

Le jeune homme exprime une certaine insatisfaction. Il lui manque quelque chose. Mais est-ce vrai ou est-ce une impression de sa part, une idée qu’on lui aurait mis dans la tête, comme quoi obéir aux commandements ne suffirait pas, qu’il y aurait encore ceci ou cela à faire ? Méfiez des gens qui vous disent que ça ne suffit pas, qu’il manque encore quelque chose à votre vie et qui vous culpabilisent. Ceux qui finissent par croire cela risquent fort bien – fort mal – de tomber dans les pièges des soi-disant maîtres à penser et autre pseudo-gourous assoiffés de pouvoir et d’argent...

Et si la réponse de Jésus n’était qu’une façon un peu provocante de ramener ce sympathique jeune homme à la raison ? Parce que, en y réfléchissant un peu, ce que demande Jésus est vraiment impossible – ne voyons pas dans le silence et le triste départ de cet homme un refus délibéré d’obéir à Jésus. D’ailleurs, nous aurions tous fait autant. Aucun de nous n’est prêt à mettre en pratique le conseil que Jésus adresse au jeune homme.

Et si Jésus voulait simplement dire à cet homme : ne te complique pas la vie inutilement, ne cherche pas à en faire plus ; fais simplement ce que toi, tu peux faire aujourd’hui ; quelle que soit ton âge, ta place ou ta profession, trouve ta joie dans l’ici et maintenant, trouve ta sérénité et ton plaisir dans l’accomplissement quotidien et fidèle de ma parole à l’égard des autres et de toi-même. Fais ce qui est juste, fais ce qui est bon, fais ce qui est beau.
Ne te soucie pas de ce qui te manque, mais préoccupe-toi plutôt de mettre en pratique ce que tu sais déjà faire !
Le reste, c’est-à-dire ce qui éventuellement te fait défaut, le reste te sera donné au fur et à mesure que tu avanceras.
Peut-être seras-tu capable un jour de vendre tous tes biens, mais aujourd’hui il te suffit de me suivre tel que tu es et d’aligner ta vie, tes choix, tes décisions, ton comportement sur mes paroles.
On ne te demande pas plus, on ne te demande pas moins, le chemin est là ; à toi de l’emprunter... si tu veux entrer dans la vraie vie !

Amen !



Retour vers "libres opinions"
Retour vers "René Lamey"
Vos commentaires et réactions

 

 

haut de la page

 

 

Les internautes qui souhaitent être directement informés des nouveautés publiées sur ce site
peuvent envoyer un e-mail à l'adresse que voici : Gilles Castelnau
Ils recevront alors, deux fois par mois, le lien « nouveautés »
Ce service est gratuit. Les adresses e-mail ne seront jamais communiquées à quiconque.