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L'autre n'est pas un défouloir. Nous devons nous rendre meilleurs l'un pour l'autre, l'un avec l'autre.
photo archives DL Patrick Roux


Les règles d’or d’un couple durable

 

Fabienne Kraemer


 

Article paru dans Le Dauphine Libéré
Le 30 août 2018



30 août 2018

Former des projets, entretenir des rituels…
La longévité amoureuse requiert de donner le meilleur de soi 
et de respecter quelques principes traditionnels.
L’ordonnance de Fabienne Kraemer, psychanalyste et auteur de « 21 Clés pour l’amour slow » (PUF)

 

Avec l'éclatement des schémas familiaux, la durée du couple n'est plus motivée par les mêmes impératifs qu'autrefois. Quand on décide de persévérer aujourd'hui, ce n'est plus parce qu'il faudrait « tenir pour tenir » - pour se conformer à la norme, pour des raisons socio-économiques, pour faire plaisir à papa-maman ou encore pour les enfants... - « mais parce que le long terme est un chemin de plénitude et de liberté, soutient Fabienne Kraemer. Le couple, c'est l'école de l'altérité et la rencontre avec l'autre relève du développement individuel». Pour la psychanalyste les couples qui vont bien ont un projet d'épanouissement personnel « et » à deux.
« Ceux qui ont décidé de poursuivre leur aventure ensemble ont accepté l'idée que l'amour les rende dépendants l'un de l'autre, observe la psychanalyste. Ont accepté ce risque que désormais leurs vies soient liées, qu'ils soient engagés d'un point de vue affectif. Ont accepté de faire des efforts et quelques concessions pour être heureux à deux. »

 

Se comporter avec courtoisie l'un envers l'autre

En amour, nous avons tendance à beaucoup suivre nos intuitions, à nous dire que ce qui compte, c'est d'être soi-même, d'être « naturel ». Mais la spontanéité ne signifie pas qu'il faille se comporter grossièrement : « Si nous décidons de continuer, nous devons essayer de nous montrer aussi civilisés l'un avec l'autre qu'en société. Nous sommes souvent beaucoup plus empathiques et respectueux à l'extérieur qu'à l'intérieur de notre couple. Il faut essayer d'appliquer au sein de notre duo toutes les règles auxquelles nous nous astreignons au dehors, recommande Fabienne Kraemer. L'autre n'est pas un défouloir. Nous devons nous rendre meilleurs l'un pour l'autre, l'un avec l'autre. » Cela nécessite de faire des efforts, de nous contenir, de donner le meilleur de nous-mêmes. S'il y a bien une sphère qui mérite cette attention-là, c'est l'intimité. »
« Si nous décidons de rester ensemble, il faut se montrer ambitieux, encourage la psychanalyste. S'éduquer, travailler sur soi, se préparer à devenir un être de qualité dans le couple. »

 

Élaborer des projets

Les promesses initiales que l'on peut échanger au début d'une histoire sont très importantes. Continuer ensemble, c'est ne pas hésiter à les remettre à l'ordre du jour si elles n'ont pas été accomplies, les actualiser, en ajouter éventuellement de nouvelles. Fabienne Kraemer suggère de « tenir une sorte de calendrier de ce que nous souhaitons réaliser ensemble : sauter en parachute, partir à Venise, acheter une maison... Chaque projet a un début, un milieu, une fin. Il nécessite un rétroplanning pour voir le jour. Je crois au poids du temps, au fait de le découper par étapes, en concertation avec l'autre. Confirmer son engagement dans la durée, cela passe par des actes très concrets. »

 

S'asseoir à table el discuter

« Je désire faire cela avec toi. Qu'en penses-tu ? Comment pouvons-nous nous y prendre ? Que puis-je faire pour que cela aboutisse ? » Trop souvent, nous renonçons. Nous nous laissons happer par le quotidien. Nous ne nous investissons plus du tout et nous nous éloignons de nos envies communes. Décider de continuer donne un nouveau souffle, une nouvelle énergie. C'est le moment de prendre des résolutions et de s'y tenir, par exemple se donner rendez-vous tous les ans ou tous les deux ans pour faire un bilan de l'année écoulée et définir nos prochaines envies, les prochains projets par lesquels nous construisons le futur ensemble.

 

Être amis

Parfois, nous nous demandons si nous devons être ami avec notre conjoint.
La psychanalyste répond par l'affirmative :
« Nous devons même être les meilleurs amis du monde ! Continuer implique de renoncer à l'hostilité, ne pas envisager l'autre comme un ennemi, ni même nous montrer indifférent à son égard. Sinon, quel serait l'intérêt du couple ?
Si nous avons développé de l'animosité, s'il fut parfois la dernière personne à laquelle nous avions envie de parler de nos problèmes, c'était une erreur.
On peut convenir, à partir de maintenant, de faire constamment preuve d'une mutuelle bienveillance, d'apprendre à nous excuser si nous nous apercevons que nous n'avons pas été prévenants. »

Resserrer les liens amoureux suppose également que notre partenaire. Soit la première personne vers qui nous nous tournons pour nous confier et parler de nos difficultés. Bien entendu, il n'apportera pas les solutions à tous nos problèmes, mais s'efforcera de nous aider à les trouver, de nous prêter une oreille attentive, de nous conseiller avec délicatesse. Et Fabienne Kraemer de constater « C'est bon de savoir que nous trouverons les bons bras au bon moment, que nous, pouvons nous faire mutuellement la courte échelle et nous passer le relais en fonction des situations ! » À nous de le décider.

 

Faire une croix sur les scènes de ménage

Vivre en couple et ne pas se disputer, c'est possible. Même si les querelles conjugales sont réputées incontournables. On peut apprendre à discuter, même de sujets qui fâchent, sans se blesser, sans être violent, et surtout, sans mettre l'amour à mal.

La scène de ménage n'a plus lieu d'être dans ce nouvel élan. Elle n'aurait d'ailleurs jamais dû exister, car elle appartient au passé, à une époque où le divorce n'était pas concevable, à une époque où le couple était une sorte d'obligation qui générait une foule de frustrations. L'un et/ou l'autre explosait à cause des non-dits.

Aujourd'hui, il faut la bannir. « Nous avons décidé de ne pas hurler sur nos enfants, observe la psychanalyste. Je ne vois pas pourquoi nous devrions crier sur notre conjoint. Ce n'est pas une décision qui concerne l'autre, c'est une décision qui concerne les conflits et la manière dont nous voulons les gérer. »

Sa recommandation être capable, quand le ton monte, de se dire: « Je m'en vais. Je me tais. Je vais faire un tour. Je me refuse à cela. Et si j'ai commencé à mettre un doigt dedans, je fais demi-tour. »

On peut également convenir, dans le couple, de se tenir à un principe de « non-scène de ménage », s'accorder éventuellement sur des signaux d'alerte et s'astreindre à trouver un autre moyen de communiquer. Et si la dispute surgit quand même parce que nous sommes exaspérés, se rappeler que l'on s'est promis de ne plus monter dans les tours et s'efforcer d'en sortir par le haut : calmer le débordement d’émotions pour revenir au cœur du sujet. « J’ai remarqué que le jour où un couple décide de ne plus se disputer, il ne se dispute plus », certifie Fabienne Kraemer


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