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La réhabilitation de Pierre

 

Jean 21.15-19

 

prédication

pasteur René Lamey 

 

25 avril 2018

Après la mort et la résurrection de Jésus, les disciples sont retournés en Galilée. Ils semblent un peu perdus, ils n’ont pas d’objectif précis, pas de plan pour l’avenir – le coup de pouce divin viendra un peu plus tard à la Pentecôte…
En attendant, ils sont là, à trainailler sur la plage. Ils ont retrouvés leurs vieux filets, leurs vieilles barques – leurs vieilles habitudes – et ils se remettent au boulot ! C’est là que Jésus vient les rejoindre pour leur offrir le petit déjeuner – et surtout il vient pour remettre un homme dans le droit chemin – dans le chemin de la vie.
Nous en avions déjà parlé il y a deux semaines, mais suite à une question de Mariette, je reprends une partie de ce dernier ch. de l’Evangile de Jean.


Lecture du texte

Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre :
- Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci ?
- Oui, Seigneur, répondit-il, tu connais mon amour pour toi.
Jésus lui dit : Prends soin de mes agneaux.
Puis il lui demanda une deuxième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ?
- Oui, Seigneur, lui répondit Simon. Tu connais mon amour pour toi.
Jésus lui dit : Nourris mes brebis.
Jésus lui demanda une troisième fois : Simon, fils de Jean, as-tu de l’amour pour moi ?
Pierre fut peiné car c’était la troisième fois que Jésus lui demandait : « As-tu de l’amour pour moi ? » Il lui répondit : Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi.
Jésus lui dit : Prends soin de mes brebis. Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller.
Puis il ajouta : Suis-moi !

Pierre, vous le connaissez. En vrai il s’appelle Simon. Mais Jésus l’a surnommé Pierre parce qu’il est solide comme un roc, c’est quelqu’un sur qui on peut compter – sur qui on peut encore compter – malgré sa faillite, malgré son triple reniement dans la cour du Temple le soir de l’arrestation de Jésus ! Pour Jésus, pour Dieu, rien ni personne n’est à perdu à jamais : il y a toujours un retour possible, une réhabilitation possible…
Pierre est un disciple de la 1ere heure. Il a une forte personnalité.
Pierre est téméraire, c’est celui qui essaye de marcher sur l’eau suite à l’invitation que Jésus lui a fait.
En même temps il est distrait et prompt à douter. C’est lui qui coule parce qu’il a regardé le vent, parce qu’il s’est rendu compte que, mince ! je marche sur l’eau…
Pierre est un aussi peu naïf. C’est lui qui, à la transfiguration, veut monter des tentes pour Jésus, pour Elie et pour Moïse. « Et on resterait là-haut toute notre vie ! ».
Pierre est aussi un peu rebelle. C’est lui qui celui qui fait des reproches à Jésus « qu’est ce qui te prends de dire que tu vas mourir ? »
Mais surtout, Pierre est zélé ! Le fameux jeudi soir, c’est celui qui s’est écrié plein d’enthousiasme : « Seigneur je te suivrai jusqu’à la mort ! »
Et quelques heures après, craignant pour sa vie, il va renier Jésus 3x avant que le coq ne chante – trois fois il dira : « Je ne connais pas cet homme »
Pierre nous ressemble avec notre enthousiasme, notre envie de bien faire, notre foi et aussi nos doutes, avec nos erreurs, nos regrets et nos remords.
M’aimes-tu ?
Ce matin-là, Jésus le prend à part pour lui confier une mission. Mais avant cela, il lui pose 3 questions. Ou plutôt 3x la même question.
- Simon, Est-ce que tu m’aimes plus que les autres ? Est-ce que tu m’aimes comme moi je t’aime ?
- bien sûr, tu sais que je t’aime autant que je peux aimer ! »
- Prends soin de mes agneaux.
Ils auraient pu en rester là, mais Jésus repose la même question :
- Simon, est-ce que tu m'aimes comme moi je t’aime ?
- oui Seigneur, tu sais que je t’aime autant que je peux aimer !
- Sois le berger de mes moutons.
Mais Jésus insiste. Et voilà la tristesse qui commence à envahir Pierre. Dans sa tête, le coq se remet à chanter. Il doute de tout, il doute de lui-même. Jésus s’abaisse un peu, pour être à sa hauteur. Il le regarde droit dans les yeux, et avec toute sa tendresse, il lui demande :
- Simon, est-ce que tu m'aimes autant que tu peux m’aimer ? ».
- Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime autant que je peux aimer. »
- Prends soin de mes moutons. J’ai confiance en toi. Suis-moi!
Il y a deux semaines, Mariette a posé la question : « Pourquoi Jésus pose trois fois la même question ? Pourquoi demande-t-il 3x à Pierre s’il l’aime ? » Pourquoi 3x ? Fallait-il remuer le couteau dans la plaie autant de fois ? Une fois, n’était-ce pas suffisant ?
Il semble bien que les 3x correspondent aux trois reniements de Pierre. Loin de vouloir écraser et culpabiliser Pierre, Jésus utilise ces trois questions comme un remède, comme un baume, un onguent qu’il applique doucement sur les trois reniements qui sont comme des plaies ouvertes dans l’âme de Pierre.
En provoquant délicatement 3x Pierre, en le mettant paisiblement devant ses reniements, Jésus lui offre en même temps le pardon, et, tout aussi important un nouveau commencement. Une nouvelle mission : être le berger d’un nouveau troupeau, être le pasteur, le conducteur d’un nouveau peuple, le peuple de l’Eglise.
Un seul critère : l’amour
Au-delà de la guérison intérieure de Pierre, ce texte nous montre quelque chose de fondamental et qu’il ne faut jamais oublier – et que malheureusement l’Eglise, dans son histoire, a souvent oublié – à son grand tort et au tort du christianisme.
Que demande Jésus à Pierre ? Est-ce qu’il lui demande :
- crois-tu en moi ?
- connais-tu par cœur les dix commandements ?
- sais-tu réciter par cœur le crédo ?
- vas-tu à l’église tous les dimanches ?
- pries-tu tous les jours, lis-tu tous les jours la bible ?
Ce dernier chapitre de l’Evangile nous montre une chose importante : quel est le critère suffisant et unique pour suivre Jésus, pour croire en Jésus ? Quel est le critère pour être chrétien ? Adhérer aux dogmes et doctrines de l’Eglise ? Croire aux miracles ?
Les trois questions de Jésus à Pierre nous montrent que le seul critère pour être chrétien, c’est ? l’amour. Pas une confession de foi, mais une confession d’amour.
C’est un peu comme le mariage. Le mariage, c’est pas la robe de mariage, c’est pas la Mairie, ni l’église, ni la fête, ni le voyage de noces, le fondement du mariage, c’est ? L’amour.
Et cela rejoint aussi les deux premiers commandements : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout de cœur. Et tu aimerais ton prochain comme toi-même.
Aujourd’hui encore, Jésus-Christ le vrai Berger, le vrai pasteur, est à la recherche de serviteurs disponibles.
Il ne s’intéresse ni à notre passé, ni à notre position dans la société, ni à notre carnet de santé ou à notre âge ; il pose un seul critère, il nous pose une seule question, une simple question : « M’aimes- tu ? ».
Et si c’est le cas, il dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! » Amen !

 


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